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Dossier : 100% DFCO

REPORTAGE - Comment le centre de formation du DFCO fait-il face à la crise sanitaire ?

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Par , France Bleu Bourgogne

Le centre de formation du DFCO fait face à la crise du Covid-19, qui met à l'arrêt toutes les compétitions. Quelles conséquences ? On répond notamment à une question que beaucoup de supporters se posent : pourquoi ne voit-on pas davantage de jeunes en équipe première ?

Nicolas Bertil, né en 2004, rêve un jour d'intégrer le groupe pro
Nicolas Bertil, né en 2004, rêve un jour d'intégrer le groupe pro © Radio France - Adrien Beria

La crise du Covid-19 bouleverse le monde du foot professionnel, avec les matchs reportés ou les stades désespérément vides à cause des huis clos. C'est la partie visible de l'iceberg. En dessous du championnat de National -la troisième division française- il n'y a plus de compétitions, seulement des entraînements. Fin mars 2021, France Bleu Bourgogne a poussé la porte du centre de formation du DFCO, pour voir comment les jeunes "Rouges" font face à la crise. "Une saison frustrante pour nous", admet Nicolas Bertil, né en 2004, qui a intégré la formation dijonnaise en mai 2019. 

Nicolas Bertil, milieu de terrain né en 2004, attend le retour des matchs avec impatience

"Une lassitude" 

Depuis le mois d'octobre et le deuxième confinement, les championnats des jeunes sont à l'arrêt. Contrairement aux amateurs, au centre de formation, les entraînements avec contacts sont toujours possibles. Un moindre mal, raconte Sébastien Degrange, le directeur du centre, qui a toujours la possibilité d'organiser des matchs amicaux avec d'autres centres de formation.

"On sent, à la longue, une certaine lassitude par ce manque de compétition." - Sébastien Degrange

Sébastien Degrange, directeur du centre de formation du DFCO, raconte comment cette crise sanitaire joue sur le fonctionnement du centre

"On s'aperçoit que de ne plus avoir l'aspect championnat, autant chez les staffs que chez les garçons, il y a une petite morosité qui s'installe au fur et à mesure, raconte-t-il. Il n'y a plus d'enjeu, vous vous entraînez "pour" les matchs du weekend, aujourd'hui vous vous entraînez pour un match amical. Il y a moins d'opposition la semaine pour gagner sa place. On sent, à la longue, une certaine lassitude par ce manque de compétition, mais on s'avoue aussi chanceux, par rapport à d'autres, notamment les clubs amateurs"

Garder les jeunes motivés 

Le défi, dans ce contexte où il n'y a plus l'adrénaline de la compétition : garder tous les jeunes concernés, motivés. "C'est difficile de les maintenir en rythme et dans l'envie de progression, concède Michaël Isabey, entraîneur des U19. On essaye de créer des matchs, entre N3, U19 et U17. On a, par groupes, un challenge de points, sur des défis, sur des jeux, des exercices. On essaye d'engranger ça pour qu'ils aient un niveau de compétition en tête". 

L'entraîneur des U19, Michaël Isabey, remplace la compétition par des défis, des challenges

Plus difficile de faire monter les jeunes en pro 

Dans ces conditions, l'écart se creuse entre le monde professionnel et les jeunes en formation. Alors que beaucoup de voix s'élèvent chez les supporters du DFCO, face aux mauvais résultats, pour lancer davantage de jeunes avec l'équipe première, en pratique ce n'est pas si simple. 

Déjà, parce qu'avec les protocoles sanitaires, les jeunes du centre n'ont pas pu "monter" s'entraîner avec les pros aussi souvent que d'habitude. "Depuis janvier, les portes se rouvrent", explique Sébastien Degrange, le directeur du centre, puisque les jeunes sont aussi testés régulièrement. Et heureusement pour leur progression : "Des fois, pour un jeune, c'est le fait de pouvoir s'entraîner avec les pros et de démontrer ce qu'il vaut, que, d'un seul coup, sa carrière va se lancer". 

Michaël Isabey explique pourquoi ce n'est pas possible de lancer des U19 directement en Ligue 1

En l'état actuel des choses, les deux mondes semblent trop éloignés. "On ne peut pas dire d'un joueur qu'il peut jouer demain en Ligue 1, ça se prépare, ce n'est pas du jour au lendemain, raconte Michaël Isabey. Ils n'ont pas la maturité du monde sénior, et comme on ne peut plus jouer en sénior (N3), c'est compliqué pour eux de pouvoir exister dans la catégorie Ligue 1, il y a une différence énorme". 

Quelles conséquences pour le centre de formation si le DFCO descend en Ligue 2 ? 

Cette saison 2020/21, à la crise sanitaire s'ajoute une crise sportive au DFCO, qui risque de retrouver la Ligue 2, cinq ans après l'avoir quitté. Dijon étant situé au cœur d'un nœud entre Paris, Lyon, Sochaux et Auxerre, attirer les meilleurs jeunes étant déjà un défi, quels impacts aurait une descente à l'échelon inférieur sur le centre de formation? "Au niveau du recrutement, quand on va aller chez les familles, on n'aura plus le standing d'un club de Ligue 1, même si on pourra leur montrer une structure d'accueil qui sera hyper intéressante, regrette Sébastien Degrange, qui fait référence au futur "Centre de performance" que les jeunes doivent intégrer début 2022. D'un autre côté, pour les jeunes il peut y avoir une possibilité d'avoir plus de chances de jouer en Ligue 2 qu'en Ligue 1"

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