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Dimitry Bertaud (Montpellier) : "La décision du club m'a surmotivé"

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Par , France Bleu Hérault

Doublure de Jonas Omlin au Montpellier Hérault, Dimitry Bertaud gardera la cage héraultaise pour les deux prochains matchs, à commencer par Lens, ce samedi, en raison de la suspension du portier suisse. Entretien avec l'enfant du club, qui attend patiemment son tour.

Dimitry Bertaud a disputé huit matchs de Ligue 1, quatre cette saison
Dimitry Bertaud a disputé huit matchs de Ligue 1, quatre cette saison © Maxppp - Joel Le Gall

Régulièrement appelé dans les catégories jeunes de l'équipe de France, Dimitry Bertaud a pris part à un match avec les Espoirs de Sylvain Ripoll. En club, le jeune homme de 22 ans, vainqueur de la Gambardella 2017, a disputé huit rencontres de Ligue 1, depuis la signature de son contre professionnel, il y a maintenant trois ans et demi. Doublure de Benjamin Lecomte, de Geronimo Rulli et désormais de Jonas Omlin, l'ancien pensionnaire de l'Avenir Castriote continue de grandir et de progresser, dans l'ombre des titulaires, en espérant le devenir rapidement, ici ou ailleurs. 

Face à Lens, ce samedi (17h), à l'occasion de la 22ème journée de Ligue 1, Dimitry Bertaud jouera son neuvième match dans l'élite, lui qui en a déjà disputé quatre cette saison. Entré en cours de match contre le PSG, vendredi dernier, après le rouge reçu par Jonas Omlin, il gardera la cage pailladine lors des deux prochaines journées, en raison de la suspension du portier suisse. 

ENTRETIEN : Dimitry Bertaud avec Bertrand Queneutte

BQ : L'année dernière, contre Paris, c'est vous qui aviez pris un rouge. Cette fois, c'est l'inverse : vous entrez en jeu après l'exclusion de Jonas Omlin. Est-ce que c'est plus simple dans ce sens là, ou est ce que c'est un enfer dans les deux cas ? 

DB : Je pense que c'est plus simple dans ce sens là, quand même. C'est toujours compliqué d'obtenir un rouge en début de match comme je l'ai fait, comme Jonas l'a fait. C'est quand même plus simple de rentrer dans le match que de prendre un rouge, même si on sait que contre Paris, ça va être compliqué de jouer à dix. 

Beaucoup ont salué votre prestation contre le PSG. Malgré le score, vous avez fait des parades assez exceptionnelle. Quand on prend quatre buts, est-ce qu'on arrive à se dire qu'on a fait un bon match ? 

DB : Comme vous avez dit, j'ai su faire les arrêts. Mais prendre 4-0, pour un gardien comme pour l'équipe, c'est toujours très rageant. Même si c'est contre Paris. On aurait aimé faire mieux. C'est positif de faire des arrêts dans un match comme ça, sur un plan personnel. Mais sur le plan collectif, on a vraiment fait un mauvais match. 

BQ : Sur le peu qu'on voit de vous, on a le sentiment que vous avez franchi un nouveau palier dans le jeu, dans la sérénité que vous avez dégagez, notamment à Bordeaux ou contre contre Saint-Etienne. Est-ce véritablement le cas ? 

DB : Oui ! Je le ressens par rapport aux matchs que j'ai pu faire avant. Je prends mieux mes repères. Au fur et à mesure, je prends de l'expérience, j'apprends des erreurs que j'ai faites. Le travail à l'entraînement fait que je commence à avoir de plus en plus confiance en moi, je suis plus serein sur le terrain. 

Dimitry Bertaud a fait son premier match en pro face à Guingamp, en Coupe de la Ligue, le 24 octobre 2017
Dimitry Bertaud a fait son premier match en pro face à Guingamp, en Coupe de la Ligue, le 24 octobre 2017 © Getty - Randy Litzinger

BQ : Vous avez sorti deux des trois clean-sheet de l'équipe, cette saison. J'imagine que ça aide à avoir confiance en soi ? 

DB : Oui, c'est sûr ! Après, faire deux clean-sheet, c'est surtout important pour l'équipe. Les clean-sheet, c'est un travail collectif. On a su être solide et marquer les buts qu'il fallait. 

BQ : On sent que vous avez évolué positivement dans la relance, dans les interventions, et on l'a vu aussi à Paris. Il y a une évolution sur le plan mental, mais il y a aussi une évolution dans le jeu, n'est-ce pas ?

DB : Oui, mais c'est juste la confiance, l'expérience, et le travail à l'entraînement. J'ai aussi appris des gardiens qui étaient là, à mes côtés. J'ai appris d'eux. Et sur le terrain, je joue comme je sais faire. 

BQ : Le club a fait le choix de recruter plutôt que de vous donner les clefs en début de championnat. Est ce que ça vous a déçu, à ce moment là, ou au contraire, est-ce que cette décision vous a surmotivé ?

DB : Cela m'a surmotivé. Je me suis dit que s'ils ne m'avaient pas fait confiance pour prendre les rênes en tant que numéro un, c'est parce qu'il y avait encore des choses à travailler. Et je fais tout pour gommer les imperfections et pour être prêt. 

BQ : Avez-vous tout de même hésité à prendre votre envol ? 

DB : J'y ai pensé, mais après plusieurs discussions, j'ai choisi de rester, de faire une saison de plus et de voir comment cela allait se passer. 

BQ : Et aujourd'hui, vous, vous vous dites quoi, vous vous dites? C'est ma dernière saison en tant que doublure. Quoiqu'il arrive, j'aurais envie d'être numéro un après, que ce soit ici, à Montpellier ou ailleurs, ou ou pas encore dans un coin de votre tête. 

DB : Cette année est faire pour que j'apprenne encore. La saison prochaine, je ne sais pas encore ce que je ferai. Pour l'instant, je suis là, et je prends tout ce qu'il y a de positif. 

BQ : Le fait d'être numéro deux alors que des garçons de votre génération sont numéros un, ailleurs, peut-il vous "porter préjudice" en équipe de France ? 

DB : C'est possible, mais ça il faut le demander au sélectionneur. C'est lui qui choisit. Moi, je suis numéro deux aujourd'hui en club, je ne peux pas faire plus. Pour le reste, ce sont les choix du sélectionneur. 

BQ : Porter le maillot de Montpellier en tant que numéro un, vous en rêvez ? Ou bien vous vous dîtes que si ça doit se faire ailleurs, c'est que c'était le destin ? 

DM : Ce serait une fierté de porter le maillot de Montpellier en tant que numéro un. Parce que c'est mon club formateur, parce que je suis né ici et que j'ai tout le monde ici. Après, vous connaissez le football, si ça doit se faire ailleurs, cela se fera ailleurs. Mais de le faire ici, ce serait une très grosse fierté. 

Dimitry Bertaud est lié au MHSC jusqu'en juin 2022
Dimitry Bertaud est lié au MHSC jusqu'en juin 2022 © Getty - Tim Clayton

BQ : Est-ce que vous estimez que votre temps de jeu permet de se faire un avis ? 

DM : C'est vrai que je ne joue pas assez. Mais je sais très bien que chaque fois que je jouerai, je serai jugé et regardé. C'est toujours compliqué d'être dans cette situation. mais je ne me prends pas la tête. Quand on me donne du temps de jeu, je fais tout pour aider l'équipe et être le plus performant possible. 

BQ : Vous devez être bon quand on vous appelle, vous avez peu de temps pour ça. Vous avez finalement beaucoup de pression, en tant que numéro deux, n'est-ce pas ? 

DM : C'est ça. On est un peu en manque de rythme, mais on va être jugé. Il faut donc être prêt à tout moment. L'opportunité peut arriver n'importe quand. Il faut être prêt, rester toujours concentré. Mais contre Lens, je ne me prendrai pas la tête. Je donnerai le maximum. 

BQ : Malgré des prestations correctes, évidemment, et des gros arrêts lui aussi, par moment, Jonas Omlin a pris beaucoup de buts cette saison, sans que ce soit forcément de sa faute. C'est un problème collectif. Mais du coup, quel est votre rôle et quelle est votre attitude auprès de lui ? 

DM : Avec Jonas, cela se passe très bien, on s'entend bien, c'est une concurrence saine. On rigole, on parle de tout et de rien, c'est un très bon gars et je suis content d'être avec lui. Sur le terrain, on échange, mais on ne parle pas tant que ça de foot, on parle plutôt de la vie à l'extérieur. 

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