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Football

Dylan Louiserre tourne la page avec le Havre AC

mercredi 2 mai 2018 à 17:32 Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu Poitou

Milieu de terrain en fin de contrat avec son club formateur du Havre AC, Dylan Louiserre (23 ans) s'est engagé pour trois saisons avec Niort, en Ligue 2. Ses regrets et ses nouvelles ambitions, il se livre avant de rejoindre ses nouveaux partenaires.

Dylan Louiserre a disputé 42 matchs de Ligue 2 sur ses trois saisons passées au HAC
Dylan Louiserre a disputé 42 matchs de Ligue 2 sur ses trois saisons passées au HAC © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Le Havre, France

Originaire de Rouen, Dylan Louiserre est arrivé au HAC quand il avait 12 ans, après un passage par Oissel. Pur produit du centre de formation havrais, le jeune homme de 23 ans y a signé son premier contrat professionnel en mars 2015. 

Apparu 42 fois en Ligue 2, prêté à Avranches la saison dernière et très peu utilisé depuis le mois d’août dernier, le milieu de terrain qui arrivait en fin de contrat au mois de juin ne s’est pas vu proposer de prolongation par ses dirigeants. Courtisé par Niort, il a donc choisi de rejoindre les chamois pour trois ans, après 11 saisons chez les Ciel et Marine. Un nouveau contrat signé il y a dix jours, et dévoilé ce mercredi par le club des Deux-Sèvres. Changement de cap.

Entretien accordé à Bertrand Queneutte : 

Bertrand Queneutte : On imagine que ce qui vous anime est un sentiment mitigé, entre satisfaction de rejoindre Niort et déception de quitter le HAC, votre club formateur ? 

Dylan Louiserre : Beaucoup de déception par rapport à cette dernière année. Je n’ai pas beaucoup joué. Je suis très déçu de ne pas avoir pu porter les couleurs ciel et marine plus souvent pour ce beau projet. Ensuite, très content de rejoindre les chamois. Le projet me plaît. Ils ont vraiment montré une envie de m’avoir. C’est quelque chose qui m’a touché au cœur. Je vais continuer à travailler et tout donner pour avoir le plus de temps de jeu possible là-bas et faire de très belles saisons. 

BQ : Niort s’est maintenu récemment et a l’image d’un club sérieux, ancré dans le championnat de Ligue 2. C’est ce qui vous a séduit ? 

DL : On m’en a beaucoup parlé. C’est un club familial, tout le monde se connait, tout le monde est ensemble. Je pense qu’on aura un beau projet et pourquoi pas viser le haut de tableau. On verra. 

Dylan Louiserre a été prêté à Avranches en National la saison passée - Maxppp
Dylan Louiserre a été prêté à Avranches en National la saison passée © Maxppp - David Ademas

BQ : L’idée est avant tout de retrouver du temps de jeu ?

DL : Oui, après une saison blanche, c’était le principal. Retrouver le plaisir de jouer au foot et la confiance de ses coéquipiers, de ses entraîneurs, de tout un club et des supporters. C’est quelque chose que j’attends beaucoup. 

BQ : Alex Bonnet, qui a été formé à Niort, vous en a parlé ? 

DL : Oui, mais il ne connaît plus grand monde. Quand j’ai été approché, je ne l’ai dit à quasiment personne. Simplement mon entourage. Depuis, j’ai surtout beaucoup parlé avec le club de Niort, ils m’ont dit ce que je voulais entendre. Ils m’ont tout expliqué. 

BQ : Qu’est-ce qu’il a fallu que Niort vous dise pour vous convaincre ? 

DL : Ils n’ont pas eu besoin de me dire grand-chose. Ils ont juste dit qu’ils avaient confiance en moi, qu’ils étaient conscients de mes capacités, et qu’ils voyaient quelque chose en moi qui pouvait bonifier leur équipe. Ce sont des phrases qu’on aime entendre. Ils ne m’ont pas dit que j’allais jouer, ils m’ont dit que c’était à moi de faire le boulot. D’ailleurs, je préfère qu’on me dise ça plutôt que de me promettre du temps de jeu. On va beaucoup travailler, et si je travaille bien, je pourrai prétendre à avoir une place. 

BQ : Comment analysez-vous le peu de temps de jeu, cette saison ? 

DL : C'est difficile à analyser. J’ai fait beaucoup de bancs. J’étais souvent sur les feuilles de match. Mais le fait de ne pas rentrer ou de ne pas s’échauffer, c’est difficile. C’est vraiment un message fort. C’est une saison terminée, pour moi. Je préfère la laisser de côté et l’oublier. C’est mieux pour tout le monde. 

BQ : Tout le monde s’accorde à dire que vous avez été exemplaire dans le comportement, cette saison. Que vous avez toujours travaillé, malgré le peu de récompenses. Cela n’a pas dû être simple ? 

DL : Je savais que j’étais en fin de contrat, donc je me suis dit qu’il fallait bosser encore plus. Je me suis mis une ligne directrice, malgré les déceptions : travailler, travailler, et encore travailler. Je me suis dit que le travail finirait par payer. Aujourd’hui, je suis récompensé par mon contrat avec Niort. 

Dylan Louiserre a passé onze ans au HAC - Maxppp
Dylan Louiserre a passé onze ans au HAC © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

BQ : Qu’est-ce qui restera des années havraises ? 

DL : Beaucoup de choses. C’est le HAC qui m’a donné mon premier contrat pro. Ils ont beaucoup compté sur moi, je les remercie. C’est le football, chacun fait désormais son chemin. Peut-être qu’on se retrouvera un jour. 

BQ : Qui a compté pour vous ?

DL : Au niveau des entraîneurs, deux personnes ont vraiment compté pour moi. Mickael Lebaillif, qui m’a aidé à franchir un palier en U17, car j’étais petit et frêle. A l’époque, je n’étais pas le genre de joueur qui pousse tout le monde au milieu de terrain.  Ensuite, c’est Johann Louvel. Il m’a aidé à passer le cap entre la réserve et les pros. 

BQ : Vous vous souvenez de votre arrivée ici, aussi ? De cette époque où l’on avait d’ailleurs pu vous voir dans un reportage de France 2 sur le centre de formation ? 

DL : Ce sont des souvenirs qui resteront gravés dans ma tête toute ma vie. J’ai vraiment passé de belles années, avec de bons souvenirs, de belles personnes, dans un bon club. 

Dylan Louiserre, félicité par ses partenaires après un superbe but contre Nîmes en Coupe de la Ligue - Maxppp
Dylan Louiserre, félicité par ses partenaires après un superbe but contre Nîmes en Coupe de la Ligue © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

BQ : Des liens forts ont aussi été noués ? 

DL : Oui, que ce soit avec les adultes : des personnes qui m’ont encadré jusqu’aux cuisiniers. Mais aussi avec certains joueurs, comme Ferland Mendy, que j’ai connu grâce au foot et grâce au Havre. 

BQ : Est-ce qu’il y a eu des moments difficiles ? 

DL : Oui, la première année j’ai joué, et encore un peu plus avec l’arrivée de Bob Bradley. Ensuite, il y a eu le départ à Avranches (prêt). Une année difficile, car le championnat National est très dur. Mais le plus difficile au HAC, c’était cette saison. C’était vraiment dur mentalement. Il a fallu que je m’accroche pour prétendre à jouer. Le coach a fait ses choix, c’est comme ça. 

BQ : On peut parler de soulagement, aujourd’hui ? 

DL : Un très gros soulagement. J’étais en fin de contrat, je me posais beaucoup de questions sur mon avenir. Aujourd’hui, c’est réglé. C’est un très gros soulagement pour moi, pour ma famille et pour les gens qui m’entourent.