Football

Ligue 2 (J34) | Le Stade de Reims laisse un peu plus s'envoler ses espoirs après le match nul face à Nîmes (1-1)

Par Julien Lampin et Alexandre Audabram, France Bleu Champagne-Ardenne vendredi 21 avril 2017 à 19:19

Le Rémois Hugo Rodriguez ici à la lutte avec le Nîmois Ousmane Cissoko
Le Rémois Hugo Rodriguez ici à la lutte avec le Nîmois Ousmane Cissoko © Maxppp - maxppp

Les Rémois ont réagi ! Fébrile dans le jeu en début de match, le Stade de Reims a d'abord pris la mesure d'une équipe nîmoise en dedans pour ouvrir le score. Ils ont ensuite souffert avant de craquer à 11 contre 10. 6e de Ligue 2, les Rémois devront finir ce championnat du mieux possible..

Cette fois, les doutes ne sont plus permis. Tenus à nouveau en échec sur leur pelouse à Nîmes (1-1), les marnais ont laissé échapper trop de points pour se permettre ne serait-ce qu'un infime espoir de montée en fin de saison. Trop fragiles, trop brouillons, pas assez tueurs.. La rencontre contre Nîmes est un condensé de ce qu'a connu le Stade de Reims cette saison. Une mi-temps fade mais efficace, une seconde plus complexe ou il a fini par craquer. En somme un Stade de Reims sur courant alternatif, comme son stade, plongé à la mi-temps dans une pénombre, somme toute symbolique de l'état des rémois.

C'est que touchés après le naufrage à Laval, les rouge et blanc peinent à rentrer dans la rencontre. Face à des nîmois inactifs, un round d'observation peu agréable à suivre s'enclenche. Tandis qu'un mouvement d'humeur de supporters rémois dans la tribune Jonquet (arrivés 15 minutes plus tard) invitait les joueuses à réagir, il faut attendre la 19e minute pour réveiller l'ambiance austère qui régnait jusque-là sur Delaune. Sur un bon enchaînement côté gauche, DIEGO déboule et centre idéalement pour Pablo CHAVARRIA mais maladroit, l'attaquant argentin dévisse sa reprise. Face à un faible adversaire, pourtant meilleure équipe en déplacement, les protégés de Michel DER ZAKARIAN s'enhardissent peu à peu. Dans un 4-5-1 qui pousse les gardois à un jeu long peu convaincant, les rémois répondent par de l'activité dans les couloirs. Et quand si ce n'est pas DIEGO qui déborde, c'set Romain METANIRE de l'autre côté qui fait la différence. Mais ses centres manquent de précision pour permettre à Grejohn KYEI d'être dangereux dans la surface.

Peu de jeu, beaucoup de duels, un jeu hâché par de nombreux et parfois longs arrêts de jeu, la rencontre demeure trop fermée pour voir du jeu. Seuls les coups de pied arrêtés pouvaient ainsi faire la différence. C'est ainsi que Grégoire AMIOT, à la réception d'un coup-franc qu'il a lui-même provoqué, permettait aux siens de faire la course en tête et de débloquer une situation qu'on imaginer pourtant mal évoluer. Un but, de la combativité, les rémois, à défaut d'être plein de maîtrise, ont été efficaces, un peu comme en première partie de saison, avant d'éteindre la lumière.

Et de l'image à la réalité, il n'y eut qu'un pas à Delaune vendredi soir. Une allégorie de bon aloi tant la seconde mi-temps allait être difficile pour les rémois après que les éclairages aient pu redémarrer après 11 minutes de coupure. Juste le temps pour Grejoh KYEI de rater le but du KO, lancé seul face à Yann MARILLAT. A nouveau les marnais ne tuent pas le match. Le tournant du match se situe pourtant là. Quelques minutes plus tars, à la suite d'une action anodine, Sofiane ALAKOUCH tente une frappe en déséquilibre qui trouve les gants d'Edouard MENDY. La première frappe cadrée des nîmois qui lancent une seconde mi-temps plus folle et plus hâletante pendant quelques instants, avant que le rythme ne retombe à nouveau. La pression reste nîmoise. les occasions sont rares mais les combats rudes et nombreux. Plus frais physiquement et nerveusement, les visiteurs, encore en course pour la montée, finiront logiquement par trouver ce qu'ils sont venus chercher. Tandis que Zié DIABATE est exclu après un second carton sévère, Téji SAVANIER adresse un maître coup-franc dans la surface qu'Anthony BRIANCON parvient à boxer de la tête. Edouard MENDY ne peut que constater les dégâts.

Sans être largués, mais encore fragilisés par la désillusion de Laval, les marnais n'ont pas réussi une fois de plus à conserver une avance qui, à défaut de redonner de l'espoir pour la fin de saison, aurait relancer une dynamique complexe depuis un mois. Les plus enthousiastes s'appuieront sur l'argument mathématique, d'autres ont perdu toute illusion de fin de saison euphorique. Trop chétif mentalement, le Stade de Reims voit désormais le wagon de tête s'éloigner et ne s'offre qu'un rôle d'arbitre dans une fin de saison qui s'annonce fade.

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  • A Reims (Stade Delaune), le Stade de Reims et Nîmes font match nul 1-1
  • Temps : nuageux
  • Pelouse : bonne
  • Spectateurs : 10626
  • Arbitre : M. Hakim Ben El Hadj
  • But pour Reims : Amiot (41e)
  • Buts pour Nîmes : Briançon (83e)
  • Avertissements à Reims : Diego (5e) Jeanvier (41e), Ndom (74e), Chavarria (88e)
  • Avertissements à Nîmes : Thioub (35e), Diabaté (41e, 78e), Azouni (71e).
  • Expulsion du nîmois Zié Diabaté (78e).
  • REIMS : Mendy - Amiot, Weber (cap), Jeanvier, Métanire - Da Cruz, Devaux, Rodriguez (Ndom, 71e), Diego (Berthier, 84e), Chavarria, Kyeï (Oudin, 76e). Ent.: Michel Der Zakarian.
  • NÎMES : Marillat - Harek (cap), Briançon, Diabaté, Alakouch, Azouni (Aït Fana, 76e), Savanier, Fabre (Ripart, 66e), Kouakou (Paquiez, 85e), Thioub, Cissokho. Ent.: Bernard Blaquart.
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