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Fébrilité à l'OGC Nice : "En France, on a du mal à faire travailler les jeunes talents"

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Par , France Bleu Azur

Le match nul concédé vendredi par l'OGC Nice face à Brest (2-2) a une nouvelle fois mis en lumière la fébrilité des Aiglons, incapables de conserver leur avantage au score, comme face à Reims ou Nîmes. Passé par le Gym, le préparateur mental Thomas Sammut évoque un manque d'exigence individuelle.

Les joueurs de l'OGC Nice ont pris la mauvaise habitude de se faire rattraper lorsqu'ils mènent au score depuis le début de l'année 2020.
Les joueurs de l'OGC Nice ont pris la mauvaise habitude de se faire rattraper lorsqu'ils mènent au score depuis le début de l'année 2020. - Maxppp

Après Rennes (1-1), Reims (1-1) ou Nîmes (1-3) ces dernières semaines, l'OGC Nice a donc encore une fois perdu des points vendredi soir face à Brest (2-2) après avoir ouvert le score. Les Aiglons menaient même de deux buts face aux Bretons. Mais les hommes de Patrick Vieira ont une nouvelle fois laissé leurs adversaires revenir dans le match. Un scénario qui se répète, presque prévisible pour les observateurs réguliers, et qui interroge sur l'implication et la détermination du groupe le plus jeune de Ligue 1. 

Alors peut-on mettre ce relâchement mental sur le compte de la jeunesse et de l'inexpérience ou le mal est-il plus profond ? France Bleu Azur a posé la question à Thomas Sammut, préparateur mental qui a travaillé pendant trois saisons à l'OGC Nice (2016 - 2019).

Le préparateur mental Thomas Sammut a travaillé pendant quelques mois auprès du groupe professionnel de l'OGC Nice quand Lucien Favre était l'entraîneur.
Le préparateur mental Thomas Sammut a travaillé pendant quelques mois auprès du groupe professionnel de l'OGC Nice quand Lucien Favre était l'entraîneur. - Thomas Sammut

France Bleu Azur : Vous qui avez été préparateur mental à l’OGC Nice, quel regard portez-vous sur les difficultés actuelles ?

Thomas Sammut : De l’extérieur on a l’impression que ça manque de stabilité, dès que l’équipe peut passer dans le haut du tableau, il y a une forme de décompression, c’est vraiment l’impression que ça donne. Patrick Vieira reste un jeune entraîneur. Il lui faut peut-être encore quelques années pour s’aguerrir. Il doit s’entourer des meilleures personnes pour continuer à grandir et évoluer. Le retour d’Adrian Ursea est par exemple pour moi une très bonne nouvelle.

Quand une majorité de joueurs français jouent ensemble [...] ils ne se tirent pas vers le haut

On a l’impression que ce manque d’exigence individuelle est un problème français… 

Oui on a du mal en France à se mettre au niveau des autres nations européennes. On a du mal à faire travailler les jeunes talents, comme si on donnait une récompense avant qu’ils aient prouvé quoi que ce soit. La conséquence c’est que ces jeunes ne se mettent pas vraiment dans le travail pour s’émanciper, pour progresser et pour atteindre le plus haut niveau.

Vous l’aviez constaté lors de votre passage à l’OGC Nice ?

Effectivement, lorsque j’étais au club, on leur demandait quotidiennement de travailler davantage, avec un protocole médical et technique. C’est problématique en France, on doit pousser les joueurs à travailler plus alors que notre job devrait normalement de les refréner. Ce qui est étonnant c’est que quand les joueurs quittaient le club pour l’étranger le constat était toujours le même : on trouve qu’à l’étranger on travaille beaucoup mieux qu’en France. Sauf qu’en France on demande aux joueurs français de travailler autant qu’à l’étranger. Le problème c’est qu’ici il y a une majorité de joueurs français qui jouent ensemble, et ça forme un conglomérat de joueurs qui ne se tirent pas vers le haut. Quand ils partent à l’étranger ils se retrouvent en minorité et n’ont pas le choix, ils doivent se mettre au niveau des autres, et ils ont l’impression de travailler plus.

Je ne suis pas sûr que Dante ou Cristiano Ronaldo soient le genre de modèles des jeunes aujourd'hui

Quels leviers peut-on activer pour faire prendre conscience à ces joueurs de l’exigence du haut niveau ?

Il faut réussir à faire prendre conscience aux joueurs qu’il faut aller chercher une carrière, elle ne va pas tomber dans le bec. Les grands joueurs sont ceux qui à un moment donné en ont fait plus, de manière plus intelligente que les autres. Dante, Cristiano Ronaldo sont de réels modèles mais je ne suis pas sûr que ce soit ce genre de modèles que les jeunes recherchent aujourd’hui.

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