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Dossier : Le parcours du Stade Rennais en Coupe de France (2018-2019)

ENTRETIEN - Stade Rennais. Benjamin André : "Ce soir-là, les planètes étaient alignées"

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Par , France Bleu Armorique

Il y a deux ans, le 27 avril 2019, le Stade Rennais remportait sa troisième coupe de France, contre le PSG (2-2, 6-5 t.a.b) au Stade de France. Le capitaine de l'époque Benjamin André est revenu sur ce jour particulier dans notre podcast "120 ans du Stade Rennais, les entretiens croisés".

Benjamin André lors de la présentation de la coupe de France aux Rennais sur l'esplanade Charles de Gaulle le 28 avril 2019
Benjamin André lors de la présentation de la coupe de France aux Rennais sur l'esplanade Charles de Gaulle le 28 avril 2019 © Maxppp - Nciolas Créach/PHOTOPQR/LETELEGRAMME

C'est lui qui a soulevé la coupe de France dans le ciel de Saint-Denis, accompagné de son pote Romain Danzé et du propriétaire du club François Pinault. Lui qui a fait déjouer Neymar à partir de la seconde période, lui encore qui succède à Louis Cardiet au rang des capitaines à avoir remporté la coupe de France pour le Stade Rennais. Deux ans jour pour jour après ce soir du 27 avril 2019 et cette victoire contre le PSG, Benjamin André est revenu sur cette journée pour France Bleu Armorique à l'occasion de nos podcasts "120 ans du Stade Rennais, les entretiens croisés".

France Bleu Armorique : Est-ce que vous pouvez nous raconter dans quel état d'esprit vous étiez au matin de cette finale ?

Benjamin André : Il n'y avait pas de pression particulière, on était plutôt sereins. J'ai senti cette sérénité chez tout le monde. Après c'était une mise au vert classique, c'est plus ce qui se passait tout autour qui a fait monter la pression, mais nous à l'intérieur je n'ai pas senti d'excès de stress. Après il y a eu des choses inhabituelles : il faut savoir que c'était l'anniversaire de Jacques Delanoë (le président du conseil d'administration du Stade Rennais, NDLR), on avait le gâteau le midi et lui nous a fait un discours. Un beau discours d'ailleurs. Et ça n'arrive pas à tous les matchs de championnat... C'était particulier, mais même après ça, on a pas senti une équipe qui surchauffait, on était concentrés, on était bien, on avait bien préparé le match. Et même après la causerie du coach, qui était longue et forte au niveau émotionnel, avec des images qui peuvent te toucher et à un moment donner te faire surjouer, on est restés serein. Les planètes étaient alignées, on avait envie de faire un gros match. 

Et la nuit d'avant, vous savez que vous porterez le brassard pour la finale : est-ce qu'on se rêve en train de soulever la coupe ou vous avez réussi à garder la tête froide ?

Benjamin André : Ce serait vous mentir que de dire que je ne l'ai pas imaginé. Evidemment quand tu vas jouer une finale tu penses à la gagner, tu t'imagines soulever le trophée ! Et ça s'est passé comme je l'avais imaginé donc plutôt bien ! (rires)

Et pourtant le match démarre mal avec deux buts parisiens qui arrivent tôt (Paris mène 2-0 dès la 22e minute), vous ne vous êtes jamais dit que c'était fini ?

Benjamin André : Pour être très très honnête, si. A 2-0 je me suis dit que ça allait être très compliqué, qu'il ne fallait pas en prendre cinq, prendre une valise... On avait pris un gros coup au moral. Et puis c'est surtout que Paris avait fait 25 minutes de très très haut niveau, il n'y avait rien à dire, quand ils sont comme ça ils sont intouchables. A 2-0, ça commence à gamberger, on se dit "il faut donner la meilleure image possible". Et après on a la joie de revenir à 2-1 juste avant la mi-temps. Là, ça change beaucoup de choses dans les têtes. Pour nous, comme pour eux. On avait insisté sur le fait qu'en Ligue des Champions ils avaient beaucoup douté à chaque fois qu'il y avait eu un retour. Psychologiquement, l'impact d'un but comme ça, ça leur faisait mal. On a beaucoup insisté dessus, et nous on s'est dit qu'on aurait peut-être qu'une seule chance dans notre vie et qu'il fallait la saisir.  

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Le discours de Julien Stéphan à la mi-temps est devenu célèbre, on voit qu'il sent que les Parisiens ne sont pas si biens. Quels ont été vos mots à vous de capitaine à ce moment-là si vous en avez eu ?

Benjamin André : Après je parle tellement, et parfois pour rien... (rires) Evidemment j'ai parlé : le match tournait, il fallait appuyer sur nos forces et ce qu'on faisait de bien. Après on a fait quelques réglages tactiques qui nous ont permis de moins voir Paris, qu'on avait trop vu en première mi-temps, on avait trop laissé d'espaces et on a fait des réglages importants en deuxième mi-temps. Ca nous a permis d'être beaucoup plus solides, de nous projeter plus facilement. Mais avec le recul, tout ça c'est facile à dire, même sur le scénario : peut-être que si on rentre à la mi-temps à 1-0 pour eux, ce match ne se passe pas du tout pareil. Au final je pense que le scénario il est parfait pour nous, les planètes étaient alignées ce soir là !

Vous parlez d'ajustements tactiques, est-ce qu'on vous demande de vous rapprocher de la zone de Neymar ? Parce que vous l'avez "éteint" à partir de la seconde période.

Benjamin André : C'est exactement ça, en fait en deuxième mi-temps j'ai limite fait un marquage individuel sur lui. Du moins, j'ai essayé de couper toute relation avec ses partenaires, parce que lui il était en feu... Et surtout, vu que c'était une période où ils étaient pas très biens, c'est un peu Neymar qui les sortait de toutes les galères. Il fallait couper les relations avec lui, et après ils ont eu du mal. On a essayé même parfois de se mettre à deux ou trois sur lui, parce que c'est ça qui nous mettait en difficulté en première mi-temps.  

Est-ce que la promesse faite à Romain Danzé, à qui vous aviez dit qu'il soulèverait la coupe avec vous en début de saison, vous a animé au cours de ce match ?

Benjamin André : Pendant le match, on a pas le temps d'y penser. Une fois dedans c'est toujours pareil on nous demande si on entend les consignes sur le terrain, les supporters... Mais quand on est joueurs, une fois qu'on est dans notre sujet on ne peut pas penser à tout ça, ou alors le mec il est fou ! Si on fait une transversale et qu'on est en train de penser à autre chose, c'est compliqué... On est focus sur le match, et heureusement. 

Il y a ensuite l'égalisation de Mexer, puis cette séance de tirs au but. Comment vous la vivez, c'est un jeu de hasard ou pas du tout ?

Benjamin André : Déjà revenir à 2-2 c'était important, c'était difficile... Passer la prolongation, c'était difficile aussi. C'était une longue période où on a du batailler, s'accrocher. Aux penalties, on dit souvent qu'on "jette la pièce". Mais nous dans l'équipe on avait de très très bons tireurs, et Tomas Koubek prend énormément de place dans le but. On va pas dire qu'on était confiants en arrivant aux tirs au but, mais vu le scénario du match, les qualités de pied qu'on avait, on est pas confiants mais il y avait des ondes positives. Il y avait des petits signes qui faisaient que ça pouvait basculer ! Et là il y a le raté de Nkunku et puis la suite, c'est le black-out ! 

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C'était possible de le rattraper Tomas Koubek sur sa course de légende ?

Benjamin André : Je pense qu'on était très fatigués aussi, parce que sans rien enlever à la vitesse de Tomas, si on ne l'a pas rattrapé c'est qu'on était vraiment très fatigués ! (rires)

L'épisode 6 du podcast "120 ans du Stade Rennais, les entretiens croisés" avec Benjamin André et Eduardo Camavinga sera à écouter à partir du mardi 4 mai sur le site de France Bleu Armorique.

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