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Dossier : 100% DFCO

ENTRETIEN - Grégory Coupet : au DFCO, la vie est "chouette, chouette, chouette !"

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Par , France Bleu Bourgogne

Après avoir quitté l'Olympique Lyonnais (avec fracas) à l'intersaison, Grégory Coupet occupe le poste d'entraîneur des gardiens du DFCO depuis le mois de juillet 2020. Rencontre avec l'ancien gardien des Bleus, heureux d'être à Dijon et intarissable sur "ses" nouveaux gardiens.

Grégory Coupet a signé un contrat de deux ans avec le DFCO en juillet 2020
Grégory Coupet a signé un contrat de deux ans avec le DFCO en juillet 2020 © Radio France - Adrien Beria

Le DFCO a enregistré l'arrivée d'une star du football français au mois de juillet 2020. On ne parle pas (encore) d'Eric Junior Dina Ebimbe, mais bien de Grégory Coupet ! L'ancien gardien de l'Olympique Lyonnais, du PSG et de l'Equipe de France occupe depuis cet été le poste d'entraîneur des gardiens du DFCO, vacant depuis le départ de Laurent Weber en mai dernier. Vendredi 28 août, il va retrouver l'OL, avec le déplacement du DFCO à Lyon pour la 2e journée de Ligue 1. Il se disait il y a deux mois heureux de quitter "l'usine à gaz" lyonnaise, aujourd'hui, Grégory Coupet nous raconte son bonheur d'être en Bourgogne, dans une ambiance plus sereine et en charge "d'excellents gardiens".

Comment vous sentez-vous à Dijon, presque deux mois après votre arrivée ? 

Super bien ! Le DFCO a une réputation de club familial, et je peux en attester : c'est réel. Il y a une vraie belle petite ambiance ici, une vraie solidarité aussi. Avec le staff, on est une vraie équipe. 

L'intégration s'est bien passée ? 

C'était assez simple. Les gens ici sont tellement simples, il suffit d'être ouvert et l'échange se fait naturellement. On parle le même langage, le football, donc on se retrouve bien. Je suis venu chercher une aventure avant tout humaine, avec la possibilité de faire mon métier dans de bonnes conditions. C'est vraiment le cas ici. On sent que tout le monde est focalisé sur le fait de produire du travail de qualité et donc on se retrouve sur les contenus. 

En plus vous avez de la matière, avec deux bons gardiens à coacher au quotidien ... 

J'ai deux excellents gardiens, et je dirais même quatre avec Lévi (Ntumba) et Thomas (Roche), qui sont derrière. Je me sers beaucoup de Gomis et Rúnarsson, qui ont de l'expérience et beaucoup de qualités techniques. Je me sers d'eux comme exemple, ça les valorise aussi beaucoup. On a fait deux mois de préparation avec une ambiance de travail merveilleuse. 

Alfred Gomis a été gravement blessé la saison dernière (rupture du ligament postérieur du genou), aujourd'hui il est à 100 % ? 

Je pense. Très sincèrement, il n'a pas beaucoup parlé de cette blessure pendant la préparation. Il n'y a que sur les séquences un peu fortes et notamment la marche en montagne, sur des terrains meubles, où l'on sent qu'il est moins à l'aise, mais c'est plus de l'appréhension qu'autre chose. Il s'est aperçu que son genou réagissait très bien et qu'il n'y avait aucun soucis. Je crois que c'est plus un coté psychologique, qui est en train de s'estomper, mais sur les performances sportives il est au top. 

Il est confirmé n°1 cette année, quels sont ses points forts ? 

Un point qui est assez impressionnant - et il a fait un arrêt de ce style là contre Angers - c'est au sol. Pour 1m96, il va très vite au sol. Mais sa plus grande qualité, c'est que c'est un gardien intelligent. Il y a tout un travail d'intox à faire quand on est en un-contre-un, il faut savoir emmener le joueur là où on veut et dans ce domaine là, il est très fort. Sans parler de son amplitude, qui est sa grande force. 

Est-ce qu'il a une faiblesse ? 

Sa faiblesse, qui pour moi n'en n'est pas une, c'est qu'il est mauvais perdant (rires). J'ai découvert après les matchs amicaux un garçon assez fermé quand on perd. J'apprend à le connaitre et je sais que dans ces cas-là on laisse passer la pilule jusqu'au lendemain, c'est mieux pour discuter. 

Sur quoi le faites-vous travailler au quotidien ? 

J'essaye de continuer d'aiguiser son appétit. C'est un gardien qui est extrêmement généreux. C'est un vrai leader aussi et, à ce poste-là, c'est de moins en moins courant. C'est un gardien qui a une vraie influence, qui rayonne sur le groupe. A côté de ça, il est pétri de qualités, donc c'est super intéressant d'échanger avec lui et de l'entraîner. 

Alfred Gomis est un vrai leader et, à ce poste-là, c'est de moins en moins courant

Comment Alex Rúnarsson vit-il le fait d'être cantonné à un poste de numéro deux derrière Gomis ? 

Il a émis le souhait, au départ, d'avoir une porte de sortie. Pour le moment, il l'exprime un peu moins, on va dire. J'ai aussi l'impression qu'il est heureux ici, qu'il est conscient de la chance qu'il a, d'être ici dans de bonnes conditions. A côté de ça, c'est un gardien qui donne beaucoup, un superbe exemple pour les jeunes, et qui donne le change à Alfred. J'ai besoin de deux gardiens de haut niveau et Alex joue son rôle de la meilleur des manière

Lévi Ntumba (19 ans) et Thomas Roche (18 ans) sont-ils encore loin du niveau Ligue 1 ? 

Il leur manque des habitudes, des principes de jeu, des qualités de vitesse, pour aller vite dans le jeu et anticiper. Le jeu va encore un petit peu vite pour eux, mais ils compensent par des qualités techniques et athlétiques au dessus de la moyenne. Il vont progresser sur les techniques de placement, dans le jeu au pied et à la main. On est dans un travail de précision, en fait.

Le jeu va encore un petit peu vite pour eux

Vous connaissez très bien l'OL, prochain adversaire du DFCO. Dans quelle mesure pouvez-vous aider dans la préparation de ce match ? 

Très sincèrement, c'est une équipe que tout le monde connait, reconnue dans l'Europe entière. Il n'y a même pas besoin de présenter les joueurs ou le système. Quoi qu'il en soit, on sait qu'il va falloir être costauds défensivement et être prêts à courir beaucoup ... et longtemps. On va essayer de, pourquoi pas, imposer un collectif. "L’entraide" va être le maître-mot pour nous. Ça, beaucoup communiquer et avoir une attitude positive.  

Il va falloir être costauds défensivement et être prêts à courir beaucoup

Est-ce que Dijon a une chance ? 

On ne part bien sûr pas favoris. Après, eux viennent d'un gros parcours en Ligue des Champions. Peut-être que de revenir à l'échelon national et de jouer Dijon, c'est un peu moins fringant pour eux. Notre supplément d'âme peut alors faire la différence. 

Malgré votre passé avec Lyon, votre cœur sera "Rouge DFCO" à 100% ? 

Complètement ... et sans aucun problème. 

Lors de votre présentation en juillet, on avait senti de l'amertume chez vous envers votre ancien club. Aujourd'hui, c'est derrière vous ? 

Oh oui. C'est bien derrière moi, maintenant. Ça fait deux mois que je suis avec le DFCO. Je pense "Chouette, chouette et chouette". 

Votre pronostic pour le match contre Lyon ? 

Qu'on les écrase 1-0 (rires). Ce serait parfait. En même temps, ça permet de préserver les gardiens des deux côtés. 

ENTRETIEN - Grégory Coupet se régale à Dijon et encense ses gardiens

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