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Dossier : 100% PSG sur France Bleu Paris

VIDEOS - FC Barcelone - PSG : la "remontada", une trace indélébile pour les supporters parisiens

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Par , France Bleu Paris

Mardi à 21h00, le PSG défie le FC Barcelone en 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Quatre ans après l'humiliation de la "remontada", les supporters parisiens n'ont rien oublié. Quatre d'entre eux racontent comment ils ont vécu ce funeste 8 mars 2017.

La détresse de Marco Verratti à la fin de cette rencontre face au FC  Barcelone
La détresse de Marco Verratti à la fin de cette rencontre face au FC Barcelone © AFP - LLUIS GENE / AFP

Le 8 mars 2017 est une date maudite pour les amoureux du PSG. Ce soir-là au Camp Nou, après un match aller magnifique (4-0, le 14 février 2017), le Paris-Saint-Germain s'écroule. 

Il se fait humilier et éliminer par le FC Barcelone 6 buts à 1. Aujourd'hui, cette retentissante "remontada" est devenue un nom commun. Le PSG a mis du temps à se remettre de cette énorme gifle. Les supporters aussi. 

À quelques heures des retrouvailles avec le FC Barcelone en 8e de finale de Ligue des Champions, France Bleu Paris a donné la parole à ces fans qui n'ont rien oublié. Dans la mémoire de Sam, Thierry, Frédéric et Céline, la soirée du 8 mars 2017 est gravée au fer rouge, à tout jamais.

Découvrez leurs souvenirs de supporters du PSG
Découvrez leurs souvenirs de supporters du PSG - France Bleu Paris

Le 8 mars 2017, ils étaient au stade ou devant leur télévision

Sam, 47 ans, est employé administratif. Il va au parc depuis 1989. Il était à Barcelone, au Camp Nou le 08 mars 2017. 

Thierry, 47 ans, est ingénieur d'affaires. Il est supporter du PSG depuis 1986 et il était chez des amis pour voir ce match. 

Frédéric, 45 ans, courtier en financement, est abonné depuis plus de 30 ans au PSG. Pour ce match, il n'a pas voulu faire le déplacement à Barcelone, il est chez lui devant sa télévision. 

Céline, 35 ans, est éducatrice spécialisée. Ce jour-là, elle aussi regarde le match chez elle mais avec son père. 

La "remontada" : le coup de sifflet final

Le coup de sifflet final du match Barcelone-PSG a été comme un coup de poignard. Tous s'en souviennent comme si c'était hier.

Céline a pleuré

Après le coup de sifflet final, quand elle réalise ce qui s'est passé,  Céline s'effondre  : "Au fil des minutes, on se parle moins, la tension monte et puis arrivent les dernières minutes complètement incompréhensibles", (3 buts encaissés entre la 88e minute de jeu et la 95e). 

"Au coup de sifflet final, je reste stoïque de longues minutes. Mon père m'annonce qu'il rentre chez lui. Je me retrouve seule chez moi, j'ai les larmes et je pleure. Après, je me souviens de prendre une douche, de me couper mon portable et me mettre un film complètement débile pour tenter de me changer les idées". 

Frédéric a eu le sentiment de se faire voler

Frédéric se rappelle comme il était serein avant le match "parce qu'on fait un match de fou à l'aller (4-0)". Mais très vite, il déchante : "Il y a le premier but qu'on se prend sur une erreur de Trapp où je me dis ça pue. Et ensuite, le scénario du match fait qu'on voit assez rapidement que l'arbitrage ne nous est pas favorable. C'est moins qu'on puisse dire.... Et ce sentiment de me faire voler quoi !" 

"Pour moi, c'est _la plus grosse escroquerie du foot moderne_. Et même si on n'est pas dedans, même si on ne fait pas un grand match, je pense que les circonstances et l'arbitrage ont se fait complètement voler. Je me prends les buts les uns après les autres. Je m'enfonce dans mon canapé. Il y a un grand moment de solitude."  

Pour Sam, juste après, c'est le trou noir

Sam est lui aussi très confiant quand il arrive à Barcelone : "Il ne peut rien se passer, on est plutôt en mode visite en mode tranquille en se disant qu'on va passer 90 minutes et fêter ça tranquillement après la première". 

Mais très vite, il s'inquiète : "Dès les premières minutes, on voit bien que Thiag défend derrière le but. Ça sent vraiment pas la bonne soirée, mais vraiment pas. Ça se confirme assez vite. Effectivement, à 3-0, je me dis qu'on va y avoir droit. Et puis, Di Marque marque enfin, on est soulagé. Enfin, je me pose quasiment plus la moindre question."

"Ça commence à chambrer pas mal de mémoire. Ca chante, "Adios la remontada". Et puis, il commence à revenir doucement... jusqu'au dernier, où je n'ai pas de souvenir précis. Je me rappelle en sortant du stade qu'on se fait chambrer par un sourd-muet, ce qui était assez original comme sortie de stade. Et puis c'est le trou noir, je ne peux pas donner de sentiment particulier, si ce n'est que j'étais complètement abasourdi".

Thierry a eu le syndrome du canapé 

Thierry a passé la soirée entre amis. Bon vin, bon repas, ambiance détendue sur le papier mais tout tourne "au mauvais film" pour ce quadragénaire volubile qui a au coup de sifflet final a fait "un black out total". En tailleur, figé sur son canapé, il ne comprend plus ce qu'il se passe "je n'entends plus rien, il y a un brouhaha autour de moi mais je comprends pas ce que les gens me disent. Je suis déconnecté de la réalité". Thierry met 20 minutes à revenir sur terre "c'est ma femme qui m'a raconté mon attitude car moi je n'ai rien compris".  

La "remontada" : les jours d'après 

Pour nos quatre fans du PSG, si les heures qui ont suivi la défaite du PSG ont été très dures à vivre, les jours d'après n'ont pas été plus roses.

Céline a évité d'en entendre parler

Céline a voulu d'abord échapper aux commentaires :  "Au boulot, j'ai de la chance d'avoir des collègues qui ne s'intéressent pas trop au football. J'ai coupé tous les réseaux sociaux, j'ai évité les médias." 

"Très honnêtement la gueule de bois a au moins duré une bonne semaine. J'étais morose, je ne voulais parler à personne et surtout ne pas voir de football. Mais j'ai envie de vous dire que finalement quatre ans après le mal est encore là." 

Fréderic se met à détester le Barça

Frédéric, qui est d'origine catalane et qui passe tous ces étés près de Barcelone se souvient de sa réaction viscérale :  "Gamin j'aimais bien le Barça et ce match-là, il m'a fait complètement vrillé. En fait, il ne m'a pas fait les détester... (il se reprend) mais si finalement."

_Le lendemain du match, je suis au boulot avec les clients, il ne faut pas me parler...  _personne n'a osé me parler de football. J'essaye plutôt de me retrouver avec les potes, avec les fans, les supporters avec qui j'échange quotidiennement. J'essaye de rebondir en me projetant sur la fin du championnat, sur l'année prochaine. Mais c'est long parce que cette fin de saison est horrible. Après ça, il y a un vide et c'est très long." 

Le retour en France est très dur pour Sam

"Je coupe le téléphone tout de suite pour être honnête. Je ne prends pas de nouvelles, je ne regarde rien. On repart le lendemain après-midi en voiture. On est à trois. Dans la voiture, il n'y a quasi pas un mot. Et puis on commence à discuter un peu tout ce qu'il y a eu. Pour moi, le projet est terminé. À ce moment-là, je ne vois pas comment on va relever la tête. 

Derrière ça, je me dis que j'étais en train de vivre la plus belle époque du PSG. On allait enfin pouvoir gagner ou pouvoir aller en finale. Et _après ça, je ne vois pas bien comment on va sortir la tête de l'eau_. Franchement, la fin de saison, je ne me rappelle plus. Je crois qu'on va en finale de Coupe cette année. Mais je ne vais pas voir un match de championnat. J'ai plus la tête à ça et il n'y a qu'en début de saison avec l'arrivée du Brésilien que je retrouve le sourire".   

Thierry a renvoyé sa carte d'abonné au PSG 

"J'avoue que ce jour-là, le lendemain du match, je n'étais absolument pas opérationnel au boulot" explique Thierry. L'ingénieur d'affaires peste contre le PSG, l'arbitrage, contre Barcelone puis il décide "j'ai pris une grosse paire de ciseaux, j'ai coupé ma carte d'abonné en plusieurs morceaux et je l'ai renvoyé au PSG". Une décision radicale comme un dépit pour ce passionné du PSG depuis les 1985-86 "j'étais tellement dégoûté... tellement dégoûté et j'ai coupé avec le football pendant plusieurs semaines. J'étais en overdose de football mais voilà comme d'habitude la passion est revenu car on efface pas 35 ans comme ça."

La "remontada" : quatre ans après 

Quatre ans après, dans quel état d'esprit sont les fans du PSG qui ont douloureusement vécu la défaite du PSG le 8 mars 2017 ? 

Une chose est sûre : rien ne pourra effacer ce terrible match.

Pour Céline, une victoire n'effacera pas l'humiliation

"Parler de revanche... le mal est fait et on ne pourra jamais l'effacer. Je vous avoue que je voulais qu'on évite ce tirage car ça me ferait bien mal de nous faire sortir à nouveau par Barcelone. Mais à la fois quand on a dit ça, on a quand même très envie de voir Paris remettre les choses dans l'ordre."

Pour Frédéric, il faudrait un score fleuve pour pouvoir oublier

"Ce sentiment de s'être fait voler, je l'aurais toujours en moi. Le côté revanchard, il existe clairement aussi, mais il effacera rien... enfin sauf si on leur fait du sale et que la vengeance soit totale parce que si c'est pour gagner 1-0, je pense que ça effacera rien." 

"Il faudrait vraiment qu'il y ait un scénario fou avec un score fleuve pour peut-être effacer quelque chose. De toute façon, _ça restera dans le top des pires moments de supporteurs du PSG_. Et une victoire et une qualification de Paris n'effaceront jamais."

Pour Sam, une qualification pourrait servir d'exorcisme

"Le terme vengeance, je ne l'aime pas trop, non pour moi, il faut qu'on exorcise, dans mon esprit, c'est ça. On va se qualifier sur ce match... Et puis on va ramener Messi dans le bus. Ou plutôt, il restera à Paris après le match retour et là, on va les finir complètement. Voilà ce que j'en pense, moi c'est mon scénario."

Pour Thierrry, plus de déception, plus de colère 

Depuis quatre ans, Thierry continue à manger du football à toutes les sauces. Il aime toujours son PSG mais il y a toujours une faille 

"pour ma part, je n'ai toujours pas compris ce qui est arrivé ce soir-là au PSG. C'est arrivée une fois dans le football, il a fallu que ça tombe sur le PSG, sur nous !"

Et Thierry d'enchaîner "j'ai même plus de déception aujourd'hui, je n'ai plus de colère. J'espère juste qu'on va les maltraiter dans les prochaines confrontations."  

Soirée foot sur France Bleu Paris le 16 février 2021

FC Barcelone - PSG : soirée spéciale sur France Bleu Paris dès 18h00 et jusqu'à minuit avec toute l'équipe PSG de votre radio pour vous faire vivre au plus prêt ces retrouvailles électriques entre les deux ennemies du football européen. 

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