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Football

FC Nantes : il y a 15 ans, les Canaris arrachaient leur maintien à la dernière journée face à Metz

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Par , France Bleu Loire Océan

C'est un match qui a marqué l'histoire du FC Nantes. Il y a 15 ans, les Canaris se sauvent in extremis de la relégation lors de l'ultime journée de championnat, grâce à leur victoire sur Metz dans une Beaujoire en fusion. Les joueurs de l'époque se souviennent d'un match qui a marqué leur carrière.

Le 28 mai 2005, le FC Nantes parvenait à se maintenir in extremis en Ligue 1 grâce à sa victoire (1-0) face au FC Metz dans un stade de la Beaujoire en ébullition.
Le 28 mai 2005, le FC Nantes parvenait à se maintenir in extremis en Ligue 1 grâce à sa victoire (1-0) face au FC Metz dans un stade de la Beaujoire en ébullition. © Maxppp - Franck Dubray

"Dans les journaux, on nous donnait 5 % de chance de nous maintenir", lâche avec un sourire en coin l'ancien défenseur des Canaris, Loïc Guillon. On parle là d'une époque où le FC Nantes n'avait jamais connu l'enfer d'une relégation. Et pourtant, ce samedi 28 mai 2005 à 20 heures, les Jaunes et Verts ont un pied et demi en deuxième division. Au coup d'envoi de l'épilogue d'une saison qui aura été chaotique pratiquement de bout en bout, les coéquipiers de Mickaël Landreau pointent à la 19ème place à 2 points du premier non relégable. "Il nous fallait gagner ce match face à Metz et espérer un concours de circonstance incroyable pour nous sauver", poursuit le défenseur titulaire ce soir là. Vous connaissez la suite. 

Pendant une heure et demi, les quelque 35.000 personnes présentes à la Beaujoire retiennent leur souffle.  - Maxppp
Pendant une heure et demi, les quelque 35.000 personnes présentes à la Beaujoire retiennent leur souffle. © Maxppp - Franck Dubray

"On partait vraiment pas favori pour le maintien"

Le calcul est simple pour les Canaris. Il leur fallait impérativement l'emporter et espérer dans le même temps un faux pas de Bastia, Ajaccio ou Caen pour arracher un maintien. "On partait vraiment pas favori pour le maintien, confie 15 ans après l'ancien milieu de terrain, Emerse Faé. On n'avait pas notre destin entre nos pieds et dans nos têtes on avait peu d'espoir de pouvoir se maintenir." Pour se donner tous les moyens de réussir un exploit qui allait rentrer dans les annales du club, la direction décide d'organiser une semaine de stage avant le match. "On est parti aux Sables-d'Olonne pour se couper du monde parce qu'on avait vraiment une grosse pression, poursuit Loïc Guillon, l'homme aux 169 matchs avec le FC Nantes. Et cette semaine nous a fait vraiment du bien, car les coach ont su nous parler." "On avait reçu plein de messages de supporters qui nous disaient que c'était possible", se souvient de son côté Nicolas Savinaud. 

C'est un match qu'on a vécu encore plus intensément qu'un match pour un titre de champion. Il faut dire que pendant une semaine on s'est vu en Ligue 2. La charge émotionnelle était énorme. Nicolas Savinaud. 

Pour cette "finale", Serge Le Dizet coche sur le papier les onze qui vont faire maintenir toute une ville en apnée pendant une heure et demie. 90 minutes, 5.400 secondes à tenir pour Mickaël Landreau, Mauro Cetto, Emerse Fae, Frédéric Da Rocha, Gilles Yapi Yapo, Pascal Delhommeau, Mamadou Diallo, Nicolas Savinaud, Mamadou Bagayoko, Loic Guillon et David Leray. "Pendant le match, je me rappelle de beaucoup de tensions, explique l'ex-international ivoirien, Emerse Faé. On jouait avec la peur au ventre, mais paradoxalement on était libéré parce-que je me souviens d'un très très bon match de notre part. On avait l'impression que c'était un match pour obtenir une qualification européenne tellement il y avait de l'ambiance."

Les coéquipiers du gardien nantais Mickaël Landreau ont fêté ce maintien en première division comme un titre de champion de France - Maxppp
Les coéquipiers du gardien nantais Mickaël Landreau ont fêté ce maintien en première division comme un titre de champion de France © Maxppp - Jérôme Fouquet

Encore plus fort qu'un match pour un titre de champion

"C'est un match qu'on a vécu encore plus intensément qu'un match pour un titre de champion, embraye Nicolas Savinaud, une Ligue 1 à son actif. Il faut dire que pendant une semaine on s'est vu en Ligue 2. La charge émotionnelle était énorme." Il n'y a qu'à (re)voir l'explosion de joie de tous les joueurs lors de l'ouverture du score de Mamadou Diallo, juste avant la mi-temps, pour s'en rendre compte. "A ce moment là, on s'est dit, maintenant, il faut être costaud, solide, on va se battre comme des chiens pour ne pas prendre de but", détaille Loïc Guillon. 

Pendant la deuxième période, certains joueurs jetaient un coup d’œil vers le banc de touche toutes les dix minutes, se souviennent avec une certaine nostalgie de ce match, les joueurs. Les scenarii des rencontres sur les autres pelouses sont favorables à Nantes. Et à l'orée du dernier quart d'heure, le bruit d'un possible exploit s'est répandu comme une traînée de poudre dans les travées du stade. "On sent qu'il se passe quelque chose avec le public, se rappelle le défenseur finaliste de la Coupe de la Ligue avec les Jaunes et Verts en 2004. On sent qu'il y a quelque chose d'énorme qui va arriver. C'est juste extraordinaire de vous en reparler 15 ans après, c'est un moment sensationnel à vivre sur le terrain."

La joie non dissimulée des Canaris après leur victoire (1-0) face au FC Metz.  - Maxppp
La joie non dissimulée des Canaris après leur victoire (1-0) face au FC Metz. © Maxppp - Franck Dubray

Ce 28 mai 2005, Nantes a réalisé un match qui va rentrer dans l'histoire récente du club. "J'avais l'impression qu'on était champion avec les supporters qui sont descendus sur le terrain, lâche Emerse Faé, qui n'a rien oublié de cette folle soirée. Dans ma tête, c'était l'apothéose." "C'est sans aucun doute un des matchs qui a marqué ma carrière", poursuit Loïc Guillon. Et si certains se souviennent d'un après-match mémorable avec une communion entre tous les joueurs et le public, Nicolas Savinaud garde surtout en mémoire ces quelques minutes passées au calme dans l'antre de la Beaujoire. "Tout le monde était parti du stade et on s'était retrouvé avec quelques salariés sur le terrain. Ça avait été un moment fort car on savait qu'il souffraient aussi et qu'ils avaient peur qu'on descende." 

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