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FC Nantes : le titre du 12 mai 2001, "le travail d'une génération" mais surtout une "identité de club"

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Par , France Bleu Loire Océan

20 ans exactement après le sacre du 12 mai 2001, les souvenirs restent intacts, pour les supporters des Canaris, comme pour les joueurs. Nicolas Gillet, ancien défenseur central formé au FC Nantes, se souvient d'une "explosion de joie", et se remémore, avec nostalgie, une des grandes heures du club.

Le 12 mai 2001, le FC Nantes est sacré champion de France à la 33e journée, après sa victoire 1-0 face à Saint-Etienne.
Le 12 mai 2001, le FC Nantes est sacré champion de France à la 33e journée, après sa victoire 1-0 face à Saint-Etienne. © Maxppp - Eugène Le Droff

Le 12 mai 2001, il y a 20 ans jour pour jour, le FC Nantes remportait à la Beaujoire son huitième (et dernier, jusqu'à présent) titre de champion de France. Un moment historique auquel a participé Nicolas Gillet, le défenseur central des Canaris de 1997 à 2004. Formé dès 1989 au centre de formation, il se souvient d'une "explosion de joie" au coup de sifflet final, après cette fameuse victoire 1-0 contre l'AS Saint-Etienne. "On était dans l'avalanche" se remémore Raynald Denouiex, l'ancien entraîneur. "C'était super"

"Essence du foot"

"Collectivement, c'était l'aboutissement d'une saison qui avait été longue et éprouvante, mais avec une finalité tellement joyeuse", se souvient Nicolas Gillet. Une image persiste, 20 ans après, pour le défenseur : l'envahissement du terrain au coup de sifflet final. 

"On le voyait venir... Moi, sur le terrain, je voyais, j'étais en train de me dire 'on y est, on l'a, on mène 1-0, il faut se mettre à l'abri, on est sur la voie du titre'", raconte le défenseur. "Les supporters étaient juste derrière les filets des buts, c'est quelque chose qu'on ne pourrait plus voir aujourd'hui je pense". "On a l'impression de revenir à l'essence même du foot, c'est à dire du foot amateur, avec la proximité, et tout ça", poursuit Nicolas Gillet. "Cela représente bien ce qu'était le club à l'époque". "Ce qui nous a conduit au résultat, c'est 40 ans, 50 ans de FC Nantes", analyse également Raynald Denoueix, alors entraîneur. 

On a l'impression de revenir à l'essence même du foot 

Une "identité de club"

"Il est vrai que je ne me retrouve pas du tout dans ce qu'est le club aujourd'hui. Nous on a eu cette chance de gagner des titres, trois titres d'affilée. Mais on les a gagnés, oui, par une génération, par le travail qui a été fait par une génération, mais c'est aussi par le travail qui a été fait avant. Chaque génération qui a gagné des titres l'a fait forcément avec ses qualités, mais aussi parce qu'il y a eu un travail de fait, et parce que cela s'appuyait sur une identité de club", détaille Nicolas Gillet. 

Chaque génération qui a gagné des titres l'a fait forcément avec ses qualités, mais aussi parce que cela s'appuyait sur une identité de club

Il salue l'engagement de tout un staff. "On savait, quand on arrivait au FC Nantes, qu'on arrivait dans un club qui représentait quelque chose, et pas quelque chose par ses titres. C'est un club qui a eu ses titres parce qu'il s'est passé quelque chose auparavant". "C'est la continuité. Quand on est champion en 2001, ça veut dire que c'est le travail du club sur plusieurs décennies, je dirais même depuis le départ", renchérit Raynald Denoueix. "Jusqu'à 2001, le terrain a toujours été au centre du club, et je crois que si on est champions, c'est grâce à tous ceux qui nous ont précédé. on était toujours 100% football, et aujourd'hui il semblerait que dans le football professionnel ce soit le plus dur"

Si on est champions, c'est grâce à tous ceux qui nous ont précédés. On était toujours 100% football.

Nicolas Gillet réagit aussi à la prime de 50 000 euros promise par le président, Waldemar Kita, à chacun de ses joueurs en cas de maintien. "Le message qui est passé, de l'extérieur, il peut paraître bizarre. Moi, je le comprends un peu plus, vu de l'intérieur. Mais cela peut vouloir dire que sans l'argent, les joueurs n'ont pas envie de jouer. Sauf que c'est faux. On n'a pas envie de faire partie d'une équipe qui descend, de faire partie de la restruction d'un club. Mettre une carotte ? Je ne comprends pas l'intérêt. L'intérêt il est sportif, et chaque joueur doit trouver son intérêt personnel, en plus de celui du club."

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