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FC Nantes : les Canaris fâchés avec l'assistance vidéo à l'arbitrage

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Par , France Bleu Loire Océan

L'assistance vidéo à l'arbitrage n'est pas la cause des très mauvais résultats du FC Nantes. Mais elle n'a pas aidé non plus les Canaris, cette saison en Ligue 1. Sur les 16 premières rencontres disputées, les arbitres ont modifié sept fois leur jugement au détriment des Jaunes. Décryptage.

12 interventions de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) ont eu lieu, cette saison, lors des rencontres du FC Nantes, en Ligue 1.
12 interventions de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) ont eu lieu, cette saison, lors des rencontres du FC Nantes, en Ligue 1. © Maxppp - Frantz Bouton

Du temps où il s'asseyait encore sur le banc du FC Nantes, Christian Gourcuff avait pris pour habitude de sévèrement tacler les arbitres à l'issue des rencontres de son équipe. Le plus souvent quand le scénario du match tournait en défaveur des Canaris après l'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage.

Il avait même qualifié cette innovation de "dramatique pour le football", le 13 septembre dernier après que le premier but en Ligue 1 de Randal Kolo Muani a été refusé pour un hors-jeu inexistant. Mais le Breton n'est pas le seul remonté contre la "VAR". Son successeur, Patrick Collot, et de nombreux Canaris se sont plaints de cette technologie "pas encore maîtrisée à 100%", dixit le gardien Alban Lafont. 

Cette saison, les Canaris sont désavantagés par la VAR

Les après-matchs se suivent et se ressemblent depuis de longues semaines chez les Jaune et Vert. Après une explication de texte sur les erreurs et les absences qui ont eu raison de l'octuple champion de France, joueurs et entraîneur ne se font pas prier pour répondre à une question liée à l'arbitrage. "L'arbitre applique des règlements et même s'ils sont bêtes, il les applique", lâchait l'entraîneur néo-retraité quelques minutes après la fin du match contre Metz (1-1). "Mais le fait que ça soit répétitif pèse sur l'équipe."

Les arbitres devraient plus aller consulter la vidéo par eux-mêmes plutôt que de faire confiance à ceux qui sont dans le bus.

Attribuer tous les maux nantais aux errances de l'assistance vidéo à l'arbitrage est beaucoup trop facile et permet à des Canaris en grande souffrance d'évacuer le débat sur leur niveau de jeu. Mais sur le font, Christian Gourcuff n'a pas complètement tort. Cette saison, le FC Nantes est désavantagé par la VAR. Les chiffres sont d'ailleurs éloquents. 

Lorsque Stéphanie Frappart et ses compères arbitres ont joint leurs index pour mimer un écran - à 12 reprises en 16 matchs -, leur jugement a changé 10 fois. Et 70% du temps, ces ajustements ont desservi les Jaune et Vert. "Il paraît que ça s’équilibre sur une saison", observait Dennis Appiah, le 20 septembre dernier après la défaite à Monaco. "J’ai hâte que cela s’équilibre vraiment."

"Certains arbitres nous snobent"

On peut au moins souligner une notion de constance chez les joueurs de Patrick Collot, depuis le mois d'août. Que ça concerne le terrain ou le VAR, les Canaris occupent le bas du classement, loin derrière l'AS Monaco ou l'Olympique de Marseille plutôt avantagés par la technologie pour le moment. Et ce dispositif, censé rapprocher arbitres, joueurs et entraîneurs grâce à des décisions qui censées êtres "plus juste", produit aujourd'hui l'effet inverse. Une nouvelle fois très remonté après le derby des Pays de la Loire, le défenseur Nicolas Pallois avait regretté que "la VAR et les arbitres ne soient pas avec nous". 

Parfois, on essaie d’avoir certaines explications, mais ce n’est pas possible.

Depuis l'intronisation de cette technologie en 2018, les joueurs se sentent "sous la menace de la VAR ou d’une décision", expliquait Imran Louza avant la réception de Saint-Étienne. Avant de préciser : "Du coup, parfois, on peut être sur la retenue". Alban Lafont est du même avis. Depuis sa ligne de but, il a une vision d'ensemble sur la partie et l'international espoir français pense que "les arbitres devraient plus aller consulter la vidéo par eux-mêmes plutôt que de faire confiance à ceux qui sont dans le bus".

Le mal est peut-être ailleurs, finalement. Dans l'absence de pédagogie et de communication pendant les rencontres. "C’est assez compliqué parce que certains arbitres ne communiquent pas, abonde un Alban Lafont qui a botté en touche lorsque son avenir a été évoqué. Ils nous snobent et on n’a pas le droit au dialogue. Parfois, on essaie d’avoir certaines explications, mais ce n’est pas possible." Et ça provoque, peut-être encore plus de rancœurs et de colères qu'avant. 

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