Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Football

FC Nantes : les Canaris ont raté le coche à plus d’un titre

-
Par , France Bleu Loire Océan

Alors qu’ils avaient l’opportunité de marquer un peu plus les esprits en poursuivant leur série de victoires, les Canaris ont raté le coche, ce samedi soir, à Metz. Une défaite (1-0) qui prouve que les Nantais ont actuellement du mal à bien voyager et à disposer des mal classés de la Ligue 1.

Les Canaris se sont inclinés à 3 reprises à l'extérieur, cette saison (2 victoires).
Les Canaris se sont inclinés à 3 reprises à l'extérieur, cette saison (2 victoires). © Maxppp - Pascal Brocard

Nantes, France

Les Jaunes et Verts ne sont pas passés entre les gouttes qui tombaient sans discontinuer, ce samedi soir, en Lorraine. Les visages fermés de certains joueurs à la sortie du vestiaire visiteur, parmi lesquels celui d’Alban Lafont qui a traversé le couloir de la zone mixte tête basse en refusant de s’arrêter, pouvait témoigner de la déception des Nantais. "On est passé à côté de notre match, concède l’international algérien, Mehdi Abeid. C’est une soirée à très vite oublier". Une soirée gâchée à double titre. Non seulement les joueurs de Christian Gourcuff avaient l’opportunité de s’affirmer comme des candidats de plus en plus crédibles à la bataille en haut de tableau (6 victoires en 7 matchs avant Metz) mais ils avaient également une belle opération comptable à réaliser. 

Le FC Nantes, faible contre les faibles ?

En cas de succès, le FC Nantes aurait pu accroître l'écart qui le sépare du quatrième du championnat, Bordeaux. Idem, les pensionnaires de la Jonelière auraient également pu maintenir le leader, le Paris-Saint-Germain, à portée de fusil (deux points séparaient les deux équipes avant la 10è journée). Oui mais voilà, les protégés de Christian Gourcuff se sont manqués dans les grandes largeurs, ce samedi soir, au stade Saint-Symphorien. 

En Ligue 1, aucune équipe n’a encaissé plus de buts que le FC Nantes dans le dernier quart d’heure, cette saison (3 sur 6).

Comme face à Strasbourg, les Jaunes et Verts ont laissé échapper au moins un point qui leur semblait pourtant promis. Comme face à Strasbourg, la bande à Touré a perdu la bataille du terrain, a terminé la rencontre à 10 après l’expulsion de Molla Wagué et a craqué dans les ultimes minutes de la partie. "C’est un match qui se rapproche de celui de Strasbourg, admet Christian Gourcuff en zone mixte. Il bascule dans les dernières minutes sur un but qui change la donne. Ce n’est pas forcément mérité dans le jeu mais il ne suffit pas d’avoir une construction honnête mais lente pour contrôler le match. Il faut être capable de mettre l’adversaire sous pression, de se créer des occasions et de marquer des buts et ce soir [samedi, ndlr] on a eu un gros déficit à ce niveau-là."

Il ne faut pas avoir peur, être dans la gestion. Il faut prendre le match en main et être à la hauteur de nos ambitions.

C’est à croire que les coéquipiers de Kalifa Coulibaly aiment relancer les équipes mal classées. Après Strasbourg (18è avant d’affronter Nantes) ce sont donc les Grenats (lanterne rouge au coup d'envoi de la rencontre) qui ont profité du non match des Canaris pour se relancer en championnat. La faute à un manque de vigilance et de concentration ? "Peut-être mais je ne serais pas vraiment vous dire", lâche Mehdi Abeid avant de regagner le bus qui ramène les joueurs à l’aéroport. "On n'a pas trouvé le rythme que l’on a d’habitude, tout simplement", embraye le successeur de Valentin Rongier au capitanat. 

Les Canaris ont le mal des transports

Si Nantes peut se targuer d’être une équipe solide à domicile - aucun but encaissé, record en Europe -, c’est beaucoup moins vrai à l’extérieur. Défaits à trois reprises au cours des cinq déplacements effectués depuis le début de la saison, les joueurs de la cité des Ducs encaissent 1,2 but par match en moyenne loin de leurs bases

On ne peut pas avoir 20 joueurs du même niveau.

"Les matchs comme ça [contre des mal classés] sont compliqués à l’extérieur, on le sait, développe Dennis Appiah, l’arrière droit de la maison Jaune. Malgré tout, il ne faut pas avoir peur et être dans la gestion. Il faut prendre le match en main et être à la hauteur de nos ambitions si on veut rester haut." Justement, prendre le taureau par les cornes, les Canaris ne l’ont fait qu’à deux reprises hors de leur Beaujoire fétiche. Contre un Amiens en mal de confiance lors de la troisième journée du championnat (1-2) et face à un Lyon malade, le 28 septembre dernier (0-1). Et à chaque fois, ça a porté ses fruits. 

Pour continuer à squatter le plus longtemps possible les places européennes, le sorcier Gourcuff devra donc trouver la formule magique qui fait des miracles au stade Louis Fonteneau depuis son arrivée. "Il faut aller plus loin sur le plan offensif, il faut peser plus sur l’adversaire, insiste le technicien de 64 ans. On a un déficit de vitesse et de mouvement dans les trente derniers mètres qui nous empêchent de créer des décalages". Les axes de travail pour ces prochains jours et semaines sont définis. Il n'y a donc plus qu'à.

Un mois à quitte ou double

Pour cette rencontre, les Canaris étaient privés de six joueurs (Coco, Fabio, Louza, Pallois, Traoré, Khrin), dont trois titulaires en puissance. Des absences qui ne sont pas passées inaperçues et qui ont obligé l'ancien Merlu à titulariser Samuel Moutoussamy à un poste d'arrière gauche qui n'est pas le sien. "On a eu plus de mal dans la sortie du ballon, continue le néo manager général du club des bords de l’Erdre. On a fait des matchs où la ressortie du ballon était beaucoup plus rapide […] On ne peut pas avoir 20 joueurs du même niveau !" Résultat, Christian Gourcuff bricole. Il en profit aussi pour promouvoir des jeunes à l'image de Thomas Basila, Elie Youan, Wesley Moustache et Roli Pereira sur le banc humide de Saint-Symphorien.

Des jeunes pousses qui ne demandent qu'à accumuler du temps de jeu en Ligue 1. Mais de là à les faire jouer toute une rencontre ? Pour le moment, Christian Gourcuff préfère les protéger. A la place, il fait enchaîner ses cadres. Il ne reste donc plus qu’à croiser les doigts pour que les titulaires évitent blessures et suspensions. D’autant que les Canaris abordent un mois charnière avec la réception de Monaco, ce vendredi soir, avant un déplacement périlleux en terre girondine et une confrontation avec un Saint-Etienne regonflé à bloc depuis l’arrivée de Claude Puel, il y a quelques jours.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu