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Football

FC Nantes : les jardiniers (encore) obligés de changer la pelouse de la Beaujoire à cause d'une herbe envahissante

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Comme l'an passé, comme l'année d'avant et certainement comme l'année prochaine, les jardiniers de la Beaujoire ont été obligés de changer la pelouse, cet été. La raison : une herbe naturelle abîme le terrain et prolifère au point d'envahir jusqu'à 90% du terrain, en fin de saison. Explications.

La nouvelle pelouse de la Beaujoire a été semée il y a trois semaines.
La nouvelle pelouse de la Beaujoire a été semée il y a trois semaines. © Radio France - Florian Cazzola

Nantes, France

Le problème est toujours le même. A chaque inter-saison, les jardiniers de la Beaujoire sont obligés de replanter un nouveau gazon. En cause, une herbe naturelle qui envahit le terrain. "D'un point de vue racinaire, c'est une plante qui est nulle, analyse Jonathan Huet, le jardinier du stade. En plus, elle n'est pas très jolie." Pour éviter la prolifération de cette herbe, il faudrait changer tout le terrain. Un chantier évalué à plusieurs centaines de milliers d'euros. 

Le pâturin naturel envahit jusqu'à 90% de la pelouse de la Beaujoire

Les quelque 300 kilos de graines ont été semées, il y a maintenant trois semaines. Tous les jours, weekends inclus, Jonathan Huet vient vérifier l'évolution de la pelouse. "Là, on est pas trop mal, confie-t-il. Mais il faut rester vigilant. Si un jour, je ne viens pas, il peut y avoir un arrosoir qui casse, qui reste bloqué. Ça peut inonder une zone et on peut partir sur un départ de champignons."

Tous les matins, Jonathan Huet, le jardinier de la Beaujoire, vérifie l'évolution de la pelouse fraîchement plantée.  - Radio France
Tous les matins, Jonathan Huet, le jardinier de la Beaujoire, vérifie l'évolution de la pelouse fraîchement plantée. © Radio France - Florian Cazzola

Malgré son savoir-faire et sa vigilance, Jonathan Huet, jardinier de la Beaujoire depuis 19 ans, sait pertinemment que sa pelouse va se détériorer au fur et à mesure de la saison. "On a une plante, le pâturin, qui pousse naturellement, déplore-t-il. Il n'a pas de racine du tout [...] Et en général, on finit la saison avec 90% de pâturin. Du coup, si on ne change pas la pelouse, on ne tiendra pas la saison." Cette mauvaise herbe, en quelques sortes, prolifère de plus en plus à la Beaujoire à cause de l'ancienneté du terrain. Contrairement aux autres stades de Ligue 1 qui ont changé leur terrain ces cinq dernières années, à la Beaujoire, il est le même depuis 19 ans ! Cela entraîne des complications inévitables. "Il y a des problèmes d'arrosage, de drainage [...] C'est plus dur à entretenir." Et donc l'apparition de cette herbe.

Changer le terrain coûterait plusieurs centaines de milliers d'euros

Chaque saison, la Ligue de Football Professionnel publie un classement des meilleures pelouses de Ligue 1. Si il y a quelques années, celle de la Beaujoire occupait encore une place dans le top 3, elle a depuis dégringolé au classement (10è en 2018/2019). En cause, l'âge de la pelouse et plus exactement du drainage et du système d'arrosage. "A certains endroits, le drainage s'est affaissé et l'écoulement de l'eau se fait moins bien", confie le jardinier.

La pelouse a été plantée il y a trois semaines et restera interdite jusqu'au premier match des Canaris, à domicile, mi-août.  - Radio France
La pelouse a été plantée il y a trois semaines et restera interdite jusqu'au premier match des Canaris, à domicile, mi-août. © Radio France - Florian Cazzola

"La pelouse de la Beaujoire est une vieille dame, explique Loic Paul, le dirigeant de Sportingsols, l'entreprise vendéenne qui est chargée de l'entretien du carré vert. Elle commence à être fatiguée. C'est pour ça qu'on perd quelques places au classement. Mais en réalité, nos notes sont toujours les mêmes. On tourne autour de 15, 16 sur 20 de moyenne. Ce sont les autres clubs qui se sont améliorés." Aujourd'hui, la seule solution pour truster de nouveau les premières places de ce classement serait de changer intégralement le terrain. Et l'opération est très onéreuse. Les propriétaires du stade de France avaient déboursé plus d'un million d'euros pour réaliser pareille opération, en 2016. La même année, l'Olympique de Marseille a déboursé plus de 300.000 euros pour avoir une pelouse flambant neuve.