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Football DOSSIER : La saison 2018-2019 du FCSM

FCSM : La nouvelle vie de Florin Berenguer en Australie

lundi 4 mars 2019 à 16:31 Par Hervé Blanchard, France Bleu Belfort-Montbéliard

Florin Berenguer revit en Australie. Après 4 saisons à Sochaux, le montbéliardais ne regrette pas d'être parti jouer pour Melbourne City l'été dernier. L'ex-milieu de terrain du FCSM s'épanouit sur et en dehors du terrain tout en suivant à distance les malheurs de son club de coeur. Confidences

Florin Berenguer fait ses adieux au FCSM le 4 mai 2018 après une défaite à Bonal contre Clermont (1-3)
Florin Berenguer fait ses adieux au FCSM le 4 mai 2018 après une défaite à Bonal contre Clermont (1-3) © Maxppp - Lionel Vadam / Est Républicain

Sochaux, France

Décalage horaire oblige (10 heures d'écart avec le sud de l'Australie), nous avons joint Florin Berenguer samedi matin à 10h (heure française, 20h à Melbourne). Six mois après son départ du FC Sochaux-Montbéliard, le montbéliardais nous a accordé un entretien pour faire le point sur sa nouvelle vie en Australie. L'ex-milieu de terrain du FCSM a rejoint le club de Melbourne City pour évoluer dans le championnat de la A-league (la Ligue 1 australienne). Régulièrement titulaire, il découvre un nouveau style de jeu sur le terrain, et un nouveau style de vie en dehors avec toute sa famille. Florin Berenguer, même exilé "down under" à l'autre bout de la planète, n'en n'oublie pas pour autant son club formateur et de coeur. L'ex-sochalien n'est malheureusement pas surpris de la triste actualité des jaune et bleu. Confidences

FBBM : Bonjour Florin Berenguer. Déjà, première question, comment ça se passe pour communiquer avec l'anglais ?

FB : Je commence un peu à parler un peu mieux. C'était compliqué au début parce que je partais vraiment de loin. Ca faisait depuis mes années à l'école que je n'avais pas pratiqué l'anglais mais petit à petit, au niveau du langage du foot, ça commence à aller mieux. On prend des cours avec ma femme pour essayer de progresser le plus vite possible. Ce n'est pas encore le top mais on progresse.

FBBM : Vous avez donc tenté l'été dernier l'aventure du championnat australien avec le club de Melbourne City. Après 6 mois de compétition, comment jugez-vous votre adaptation à la A-league ?

FB :  Ca se passe bien. C'est quand même un championnat différent du championnat français. C'est plus rugueux ici, il y a quand même pas mal d'intensité, il y a aussi pas mal d'expérience parce qu'il y a moins de jeunes dans les effectifs. Comme ils sont nés avec une culture du rugby et du foot australien (australian rules) il y a pas mal de contacts mais ça reste plaisant, je ne m'attendais pas à un tel niveau non plus. Je pensais que ça serait beaucoup plus faible parce que nous de France, on ne connaît pas du tout ce championnat. Bref, c'est un défi intéressant à relever pour moi. 

FBBM : Avec Eric Bauthéac (Brisbane Roar), vous êtes le seul "Frenchy" du championnat, y-a-t-il des stars dans cette A-league ?

FB : Il y en a bien moins qu'avant. On va dire que la seule "star", c'est le japonais Keisuke Honda qui joue chez le voisin de Melbourne Victory. Comme dans les franchises de la MLS, il y a un "salary cap" et chaque club a droit à deux joueurs uniquement hors "salary cap" donc Honda est la "vedette" on va dire de la A-league et comme il y a beaucoup d'Asiatiques en Australie, sa réputation ramène du monde dans les stades.

"On passe d'un stade à 50 mille spectateurs à d'autres plus champêtres avec des structures gonflables en pots de ketchup et de mayonnaise derrière les buts" - Florin Berenguer

FBBM : Les stades justement, comment est l'ambiance ?

FB : Ca dépend. Il y a de tout. Quand on a joué le derby de Melbourne, on a joué dans le stade de cricket  donc un stade ovale mais il y avait 50 mille spectateurs, le toit était fermé, c'était à guichets fermés, donc là il y a une super ambiance. En revanche, il y a quelques clubs où l'ambiance est plus champêtre comme à Central Coast en bord de mer. Ca fait un peu "club de vacances", derrière les buts, il y a des structures gonflables en forme de gros pots de ketchup et de mayonnaise donc ça change un peu (rires) mais sinon dans l'ensemble, les pelouses sont super bien entretenues, nous on a un beau stade à domicile, qui est partagé avec le rugby et nos infrastructures sont bonnes.

FBBM : Pour revenir au jeu, Florin Berenguer, vous avez réussi à faire votre place dans cette équipe ?

FB : Oui ça va. Au début, ça a été un peu difficile, je suis arrivé un peu "frêle" (sic), pas à court physiquement parce que je m'étais entretenu à Sochaux mais c'est vrai qu'il y a pas mal de musculation ici donc c'est plus physique. J'ai pris quelques kilos et on a un coach qui demande beaucoup de duels, de rigueur donc on doit s'adapter aussi à ça et ça me permet de changer un peu mon jeu à ce niveau. Je commence en plus à comprendre un peu plus le système, le jeu australien, et me sentir de mieux en mieux au sein de cette équipe.

FBBM : Vous avez une chanson concoctée par vos supporteurs ?

FB : Non pas encore (rires). Si je marque des buts (il n'en a pas encore inscrit cette saison)  peut-être. J'ai juste demandé à mes coéquipiers de ne plus m'appeler par mon prénom parce qu'ils prononcent "Florine" et non Florin donc ça faisait trop bizarre (rires) et maintenant ils m'appellent juste "Flo".

"Une super aventure sportive et humaine" - Florin Berenguer

FBBM : Vous avez un contrat de deux ans avec Melbourne City, vous pensez aller jusqu'au bout ou vous pensez déjà à un retour en France ?

FB : J'ai un contrat de deux saisons en effet plus une troisième en option et aujourd'hui mon souhait ça serait de rester au sein de cette équipe et de pouvoir lever l'option cette année ou l'année prochaine. Honnêtement pour le moment c'est une super aventure, au-delà du choix footballistique, c'est une super aventure humaine pour ma famille et moi-même donc je ne suis pas pressé de rentrer en France.

FBBM : Pas envie donc de venir prêter main forte au FCSM qui en aurait bien besoin ?

FB : Non, non mais je suis leurs matches, je me lève à 6h du matin ici. Contre Nancy, je n'ai vu que la seconde période où ça s'est mal passé, tout est allé très vite après le carton rouge de Verdon. C'est compliqué, je suis ça de loin mais en même temps de prés parce que j'ai des échos de ma famille. Je pensais que tous les changements en cours de saison avaient fait du bien, après je ne suis pas à l'intérieur de l'équipe donc je ne sais pas exactement ce qui s'y passe mais c'est vrai que la situation est compliquée.

"Si Sochaux en est là aujourd'hui, ce n'est pas que de la faute des joueurs" - Florin Berenguer

FBBM : Une situation compliquée qui vous a fait quitter le club l'été dernier avec l'arrivée notamment du groupe Baskonia. Pas de regrets donc d'être parti ?

FB : Non pas du tout de regrets. Après j'éprouve de la tristesse vis-à-vis du club parce que ça me fait mal au coeur de le voir dans cette situation. Ce n'est pas ce que j'avais souhaité même à mon arrivée à Sochaux en 2014. Quand je suis arrivé, il y avait un beau projet avant que PSA ne vende le club. C'est vrai que pendant mes 4 années au FCSM, en étant joueur, on essaie de faire la part des choses et de se concentrer uniquement sur le terrain mais ce n'est pas si simple que ça. 

Et si Sochaux en est là aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de fumée sans feu (sic) on se disait souvent qu'on est les premiers responsables sur le terrain mais il n'y a pas que ça, je pense que la situation extra-sportive fait du mal à tout le monde. Moi, c'est ce que j'avais ressenti cet été après les discussions avec les dirigeants espagnols. Je ne me retrouvais pas dans ce qui avait été dit, enfin peu de chose m'avait été dit déjà, et je ne me retrouvais pas là-dedans. Ca s'est confirmé peu de temps après avec le début de championnat et ensuite avec tous ces départs. 

FBBM : Un dernier mot pour encourager en anglais tous ceux qui aiment Sochaux ?

FB : Come on guys ! Never Give up (Allez les gars, on ne lâche rien !). J'ai une grosse pensée pour tous les joueurs que j'ai cotoyés les dernières saisons, notamment tous les jeunes qui sortent du centre de formation, ça ne doit pas être évident à vivre comme situation. 

Je suis régulièrement en contact avec certains sur les réseaux sociaux et je leur dis de ne pas lâcher, de toujours donner le meilleur d'eux-mêmes pour représenter au mieux le club. J'espère enfin que les choses seront faites rapidement pour repartir vraiment sur de bonnes bases, et proposer à nouveau un projet cohérent et solide sur plusieurs années pour retrouver des valeurs que Sochaux avait par le passé.