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Football

"C'est dur de quitter le FCSM" : l'interview de Peter Zeidler dans le Club Sochaux

lundi 14 mai 2018 à 20:04 Par Hervé Blanchard et Nicolas Wilhelm, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon

Après l'annonce de son départ du FCSM, Peter Zeidler a livré sa première interview ce lundi soir dans le Club Sochaux sur France Bleu Belfort Montbéliard. L'entraîneur allemand quitte le Doubs à un an de la fin de son contrat. Il s'est expliqué sur les raisons de son départ. Entretien

Peter Zeidler s'est expliqué sur les raisons de son départ du FCSM dans le Club Sochaux
Peter Zeidler s'est expliqué sur les raisons de son départ du FCSM dans le Club Sochaux © Maxppp - Lionel Vadam

Sochaux, France

Ce que l'on pressentait depuis quelques semaines s'est confirmé. Vous n'allez pas honorer votre dernière année de contrat avec Sochaux. Pour quelles raisons ?

PZ : Ce n'est pas facile pour moi de prendre cette décision. C'était mon rêve d'arriver en France, d'accéder à la Ligue Un avec Sochaux mais on n'a pas pu le réaliser. J'ai commencé à réfléchir depuis quelques semaines. J'ai pris cette décision et avec mes dirigeants, nous avons résilié ce contrat ce lundi matin.

J'ai eu des sollicitations cet hiver

Quel a été le déclic ? Un match en particulier ?

- J'ai hésité, mais dans la vie il faut prendre les décisions. Cet hiver, j'ai déjà eu des sollicitations à l'étranger. J'ai réfléchi avec ma famille. Mais c'est important de dire que j'ai eu un grand plaisir et un honneur de travailler ici, je n'oublierai jamais. Le FCSM, c'est la ferveur des supporteurs, une institution. C'est pour ça que c'est dur de quitter le FC Sochaux. Mais on ne peut plus changer.

Vous dites que vous aimez le FC Sochaux alors pourquoi le quitter ? Vous avez été sollicité depuis cet hiver. Le fait que d'autres clubs vous veulent vous a-t-il fait réfléchir ?

- Oui aussi car il faut penser à l'avenir, même si je pense qu'il ne faut pas s'inquiéter de l'avenir de notre club : le FC Sochaux. Après, s'il y a un projet pour moi de trois ou quatre ans, il faut commencer à réfléchir. C'est ce que j'ai fait avec ma famille et mes amis. Jeudi dernier, j'ai dit : ok, j'y vais !

J'aurais aimé que les Espagnols arrivent après le départ d'Ilja Kaenzig

Est-ce que l'arrivée des dirigeants espagnols du groupe Baskonia Alavès pour la gestion sportive et structurelle du FCSM vous a fait changer d'avis ? Avez-vous eu peur de perdre votre influence sur le secteur sportif ?

- Non, ce n'est pas ça. Leur projet est cohérent, ils l'ont prouvé en Espagne. Mais j'aurais aimé qu'ils arrivent l'hiver dernier après le départ d'Ilja Kaenzig, le directeur général. On s'est retrouvé sans colonne vertébrale. Et c'est difficile de vivre sans colonne vertébrale. Avec mon staff, on a tout donné. On y croyait jusqu'à ce match contre Lorient à Bonal que malheureusement nous avons perdu.

Personne à la barre pendant quelques mois, un président "fantôme", les joueurs cadres qui partent, des dirigeants espagnols devant un chantier immense. Ce contexte a joué dans votre décision ? Vous ne vouliez pas être seul sur ce bateau ?

- Il y a plusieurs capitaines sur le bateau. C'est cohérent ce qu'il propose mais pourquoi pas ne sont-ils pas venus plus tôt ?

Voulaient-ils vous garder ?

- Oui, ils me l'ont dit plusieurs fois. Ils me connaissaient de mon passage à Salzbourg. C'était vraiment positif. J'avais toujours l'impression d'être le coach idéal pour Sochaux. Pour moi aussi, c'était le club idéal. Mais après, j'ai commencé à me poser des questions mais il ne faut pas être inquiet. Moi, j'y crois avec les Espagnols. Il faut leur donner une chance. Malheureusement, ce ne sera pas avec moi. J'ai pris ma décision. Je suis encore dans l'émotion car j'ai dit au revoir à beaucoup de personnes ce lundi matin. Il s'est établi une vraie complicité.

Cela compte d'avoir été aussi populaire ? C'est votre nature d'aller vers les autres ?

- Bien sûr. C'est pour cela que je me suis senti tellement à l'aise ici dés le premier jour. C'est aussi pour cela que je regrette qu'on ait pas réussi ensemble à réaliser ce rêve. C'était possible avec un enthousiasme crée. Mais on n'y est pas arrivé. On n'était pas loin.

Regrettez-vous vos propos sur les supporteurs après le match contre Lorient à propos du manque d'enthousiasme ?

- Tout le monde sait que j'adore les supporteurs donc je ne vais pas regretter mes propos. Là, j'étais un peu triste parce qu'on avait préparé cette "finale" . Et pour battre Lorient, on aurait eu besoin de notre bon public et des ultras mais j'ai un grand respect pour les supporteurs. Mais on n'était pas préparé à ça. J'étais un peu triste car j'avais ce rêve avec eux.

Le PSG ? On en a parlé avec Tuchel mais il n'y a jamais eu d'offre concrète.

Vous partez où ? Thomas Tuchel votre compatriote vient d'être nommé au PSG. Il dit qu'il arrive avec son staff. En faites-vous partie ?

- Non. La rumeur était fondé car on se connait depuis toujours Thomas et moi. On a passé nos diplômes et on fait un peu le même parcours même s'il est un peu plus jeune. Le PSG ? Oui, on en a parlé ensemble. J'adore le PSG, mais il n'y a jamais eu d'offre concrète. Je ne vais pas être adjoint.

On vous a annoncé à Nice, à Lens ?

- Il y a eu des pistes, c'est vrai, mais je ne resterai pas en France. Il y a eu aussi des pistes en Belgique. Mais on va officialiser ce mardi. Ça va être l'étranger.

C'est un secret de polichinelle. Saint-Gall en Suisse sera votre prochaine destination à 99,9%. Vous ne vouliez pas rester en France ?

- La France, c'est le pays que j'adore. J'ai été prof de français. J'aimerais revenir un jour en France mais pas seulement pour les vacances. Aussi pour travailler. Je suis encore jeune pour le métier. La France reste pour moi un grand pays, un pays que j'aime.

Aller en Suisse, c'est un tremplin pour aller plus haut. En Bundesliga par exemple ?

- Je ne vois pas les choses comme ça. Quand j'arrive dans un club, j'essaie de m'identifier à 100% et vivre le présent. Mais je n'aime pas dire qu'un club est un tremplin pour un autre.

ECOUTER > Le Club Sochaux avec Peter Zeidler