Football

FIFA : le Français Jérôme Champagne candidat à la présidence

Par Germain Arrigoni, France Bleu vendredi 23 octobre 2015 à 10:23

Jérôme Champagne
Jérôme Champagne © Maxppp

Jérôme Champagne, ancien secrétaire général adjoint de la FIFA, a annoncé vendredi sa candidature à la présidence de l'instance suprême du football mondial. Le Français a déposé les cinq lettres de parrainage nécessaires.

Il retente sa chance. Après avoir échoué à réunir les cinq parrainages nécessaires pour se présenter en mai lors de la précédente élection à la tête de la FIFA, Jérôme Champagne est cette fois bel et bien candidat.

Quatre candidats déclarés

Le Français est le quatrième candidat déclaré après Michel Platini (dont la candidature est gelée pendant sa suspension de 90 jours), le prince jordanien Ali et l'ancien capitaine de Trinité-et-Tobago David Nakhid.

Les candidatures seront closes lundi et l'élection à la succession du Suisse Joseph Blatter aura lieu le 26 février 2016 après le scandale qui éclabousse instance suprême du football mondial depuis plusieurs mois.

Ancien secrétaire général adjoint de la FIFA

Diplomate de formation, Jérôme Champagne est entré à la Fifa en 1999, où il a exercé des fonctions de conseiller du président Blatter (jusqu'en 2002), puis de secrétaire général adjoint (2002-2005), délégué du président (2005-2007) et directeur des relations internationales (2007-2010).

Avant cela, cet ancien journaliste avait occupé le poste de conseiller diplomatique et chef du protocole du comité français d'organisation de la Coupe du monde 1998.

A 57 ans, le Français a estimé dans un entretien à l'AFP que le fait d'être issu de la Fifa, qu'il a quittée en 2010, n'était "pas un handicap". Et d'ajouter : "Pour mener les réformes, il faut quelqu'un qui connaisse l'institution de l'intérieur, c'est mon cas. Les onze années que j'y ai passées ne sont pas un handicap, au contraire."

"Il faut sauver la FIFA"

Dans sa lettre adressée à l'ensemble des fédérations, ce candidat sérieux mais qui manque de notoriété a écrit : "Il faut sauver la FIFA car son rôle de gouvernance et de redistribution (...) est aujourd'hui en grave danger." Et de marteler : "Il s'agit bien évidemment aussi d'en restaurer la crédibilité." "Le moment est grave, on a besoin d'une Fifa forte. La Fifa a 111 ans, elle a fait beaucoup de bonnes choses mais aujourd'hui il est temps d'engager des réformes", a-t-il poursuivi.

"Une seule réforme ne suffira pas. Voilà pourquoi je ne propose pas de réformes mais des engagements", a assuré le Français, dont les priorités sont : "Adapter la gouvernance de la Fifa aux réalités d'aujourd'hui, appliquer les plus hauts standards de transparence et d'éthique, moderniser l'administration, augmenter la présence des femmes et associer les joueurs, les clubs et les ligues en créant une division du football professionnel."