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Football

Foot féminin : 15.000 licenciées en Occitanie et encore du chemin à faire

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Par , France Bleu Occitanie

Alors que se profile la Coupe du Monde de football féminin en France (du 7 juin au 7 juillet), les clubs se structurent de plus en plus dans l'hexagone, et en Occitanie notamment. Avec néanmoins une grande marge de progression. Etat des lieux.

Les joueuses du RAF (en rouge) face à l'OL.
Les joueuses du RAF (en rouge) face à l'OL. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Occitanie, France

La Ligue de football d'Occitanie revendique pour la saison 2018-2019 quelques 15.000 licenciées. C'est presque 10 fois moins que les garçons. Chiffre qui est tout de même en hausse, voire nette hausse dans certains club. "La télévision retransmet les matches de première division. En plus, on a des clubs phares dans notre région. En D1 et D2, Rodez, Montpellier, Albi, Montauban, Toulouse...", avance Robert Gadéa, directeur de la Ligue de football d'Occitanie en charge des compétitions.

Des clubs de plus en plus structurés

Au rang des bonnes nouvelles, les clubs voient de plus en plus de filles chausser les crampons. A Montauban (l'équipe première est en D2), on dénombre 164 licenciées. "En 2010, il y avait huit joueuses lors de la création de la section féminine. Au départ, ce qui a fait du bien c'est la bonne forme de l'Equipe de France et les premiers titres européens de l'Olympique Lyonnais", explique Cédric Bertrand le manager de la section féminine du club. 

En Aveyron, le Rodez Aveyron Football et ses 140 joueuses, est le seul club du département à proposer des équipes 100% féminines dans toutes les catégories. "Au départ, c'était très axé sur les équipes séniors. Aujourd'hui, la grosse progression elle est au niveau de la pré-formation. On part de très loin. Il y a cinq ans, il n'y avait même pas une offre de pratique pour chaque licenciée. Il y a encore du chemin à faire. En Aveyron, il n'y a pas de championnat au niveau départemental", ajoute Franck Plenecassagne, manager de la section féminine du Rodez Aveyron Football. 

D'un département à l'autre, des disparités donc. Qu'il faut essayer de réduire : "Il y a beaucoup de districts qui font notamment des portes ouvertes en début de saison au moins de septembre. Et on espère qu'avec la Coupe du Monde, on aura beaucoup d'inscriptions du côté des filles", ajoute Robert Gadéa.

Le Tarn-et-Garonne est un département mieux avancé qui offre un championnat départemental dès le plus jeune âge : "On a même supprimé la mixité (on peut jouer avec les garçons jusqu'à 15 ans, ndlr) dès le début. Les filles jouent entre elles, c'est plus facile pour les parents d'amener leurs enfants. Il y a juste la catégorie U7, U8 où il y a de la mixité dans le département" ajoute Cédric Bertrand. 

Difficile de gérer la hausse des inscriptions ? 

Avec la coupe du monde, tout le monde s'attend à une hausse des inscriptions dans les écoles de foot. Mais accueillir les jeunes filles dans de bonnes conditions ? "Il n'y a pas une volonté, une détermination dans chaque club à mettre des projets en places concernant les filles. Il y a plus de tolérance malgré tout. Les filles sont accueillies dans chaque club, ce qui n'était pas le cas avant. On dépend des moyens humains. Il y a beaucoup de filles qui vont vouloir prendre leur licence en septembre et on ne sera peut-être pas en capacité de leur proposer une offre de pratique. Les filles vont peut-être arriver dans des clubs où elles seront acceptées mais on ne pourra pas leur proposer une équipe 100% féminine" lâche Franck Plenecassagne. 

Du côté de Montauban, "on sera attentif au parcours des Bleues c'est sûr. Il y aura des demandes en plus mais au niveau des éducateurs, il y a une véritable question. Les éducateurs qui travaillent chez les garçons ont du mal à venir chez les filles. On trouve des jeunes qui débutent, moins de personnes qui ont déjà du vécu. Mais ça vient, cette saison à Montauban, on a par exemple réussi à mettre en place du spécifique gardienne dans toutes les catégories, même chez les petits. Dès qu'on met un peu de compétence et d'attention, de suite c'est positif."

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