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Dossier : 100% AJA

Foot féminin : "Il y a moins de réticence à inscrire sa fille en club" note Noémie Luce (AJA-Stade Auxerrois)

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Par , France Bleu Auxerre

L'Abbé-Deschamps reçoit la finale de la Coupe de France, Lyon-PSG, dimanche 9 août à 21h. Un événement qui rappelle que le foot féminin s'est pas mal développé à Auxerre ces dernières années, notamment avec l'AJA-Stade Auxerrois (R1). Joueuse et coach en jeunes, Noémie Luce peut en témoigner.

Noémie Luce, 24 ans, entame sa troisième saison à l'AJA-Stade Auxerrois. Elle a débuté le foot dès l'âge de 6 ans et a pu, à travers son parcours, apprécier l'évolution de la pratique de son sport côté féminin, "plutôt en positif".
Noémie Luce, 24 ans, entame sa troisième saison à l'AJA-Stade Auxerrois. Elle a débuté le foot dès l'âge de 6 ans et a pu, à travers son parcours, apprécier l'évolution de la pratique de son sport côté féminin, "plutôt en positif". © Radio France - Nicolas Fillon

C'est une enfant de la balle : le foot, Noémie Luce l'a commencé à l'âge de 6 ans, avec ses trois grands frères. "Dans ma famille, c'est depuis toujours" sourit celle qui en a 24 aujourd'hui. Mais à l'époque, il n'y avait pas d'équipe féminine dans son premier club des Yvelines, à Houilles. 

"Quand j'ai débuté, je n'ai joué qu'avec des garçons. Je me suis accrochée, parce qu'être toute seule dans un club de garçons, ce n'est pas facile, glisse Noémie Luce. Combien de fois j'ai pu entendre : 'Elle ne sait pas jouer', 'On va pas lui donner le ballon', 'Je ne la veux pas dans mon équipe'... Mais c'est marrant parce que finalement, quand ils voient qu'une fille se débrouille bien, ils veulent qu'elle joue avec eux."

De plus en plus de monde qui vient nous voir jouer

La milieu de terrain relayeuse, "plutôt technique" et qui aime "casser les lignes" par son jeu de passes, a bien fait de persévérer : Noémie Luce, sélectionnée en équipe de France universitaire en 2018, est devenue une cadre de l'AJA-Stade Auxerrois (Régional 1) avec qui elle entame sa troisième saison et vise la montée en D2. C'est aussi une témoin directe de l'évolution du football féminin, et du regard qu'on lui porte depuis les tribunes ou dans son entourage. Les remarques sexistes, blessantes, dégradantes, "on ne les entend plus trop, même plus du tout, ça a vraiment changé", constate-t-elle.

"D'ailleurs, poursuit Noémie Luce, il y a de plus en plus de monde qui vient nous voir jouer, ça les intéresse. Il faut dire aussi qu'il y a beaucoup plus de communication maintenant autour de nos matchs, alors qu'avant, ça n'était pas trop le cas. Donc non, on n'entend plus trop de remarques négatives, au contraire. On nous dit que le foot féminin est moins brutal, plus technique, avec moins de chichis..."

Néanmoins, quand elle s'épanche sur sa passion pour le ballon rond, la jeune femme ne cache pas qu'il lui arrive encore d'avoir face à elle des mines étonnées. "Parfois on me dit : 'Ah bon ? On dirait pas...' Et bah si ! Il y a encore des préjugés. Comme quoi, les filles qui joueraient au foot seraient plus masculines que les autres, alors que pas forcément. Chacun est comme il est. Mais hormis ça, si les gens sont surpris au début, ce n'est pas si négatif, justement. Ils se questionnent, sont curieux... Tant mieux, c'est positif !"

On a pas mal augmenté nos effectifs depuis la Coupe du monde

Désormais, l'AJA-Stade Auxerrois a des équipes féminines dans chaque catégorie, "ce qui n'était pas du tout le cas avant", relève Noémie Luce, joueuse-éducatrice au club.
Désormais, l'AJA-Stade Auxerrois a des équipes féminines dans chaque catégorie, "ce qui n'était pas du tout le cas avant", relève Noémie Luce, joueuse-éducatrice au club. © Radio France - Nicolas Fillon

Du positif aussi, Noémie Luce l'a constaté au sein des effectifs de son club depuis le Mondial féminin en France en 2019, notamment chez les jeunes qu'elle coache également. "On a pas mal augmenté nos effectifs depuis la Coupe du monde", confirme-t-elle. "La médiatisation de l'événement a influé sur notre activité. Il faut s'avoir qu'à l'AJA-Stade Auxerrois, on a une équipe dans chaque catégorie au minimum, des U6 aux seniors, ce qui n'était pas du tout le cas avant. Et puis, on se développe bien au niveau de nos structures, avec des sections collèges et lycées."

Plutôt que de parler chiffres, la joueuse-éducatrice préfère insister sur le changement des mentalités. "Ça y est, je pense qu'on est sorti du cliché 'le foot, c'est que pour les garçons'. Je me rends compte qu'il y a de plus en plus de parents qui franchissent le pas. Il y a moins de réticence à inscrire sa fille en club désormais."

Et dans cette continuité, Noémie Luce espère que ce Lyon-PSG en finale de la Coupe de France féminine à Auxerre dimanche 9 août (21h) donnera envie à d'autres futures footballeuses de s'inscrire à l'AJA-Stade Auxerrois. "C'est un gros match, au niveau national et international, Lyon et le PSG sont deux grands clubs. C'est bien pour la ville d'Auxerre, qui montre qu'elle s'investit sur le foot féminin, après avoir accueilli des matches de préparation des Bleues pour le Mondial. Ça va encore attirer pas mal de monde. On compte bien capitaliser dessus." La capitale, cette fan du PSG rêverait de la voir briller un peu plus dimanche soir...

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