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FOOT | Tremoulinas à l'ASSE : qu'est ce qui coince ?

Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 23 juillet 2014 à 18:43

Josuha Guilavogui et Benoit Trémoulinas entourés de Christophe Galtier en janvier 2014
Josuha Guilavogui et Benoit Trémoulinas entourés de Christophe Galtier en janvier 2014 © Radio France - David Valverde

C'était une des deux priorités du mercato stéphanois : recruter définitivement le latéral gauche du Dynamo Kiev. Malgré des négociations qui durent depuis deux mois, les deux parties ne se sont pas mises d'accord.

Les renforts se font attendre avant le 9 août

L'ASSE poursuit sa préparation pour la nouvelle saison de Ligue 1 avec pour l'instant très peu de mouvement dans le vestiaire stéphanois. Une arrivée malgré tout, celle de Kévin Monnet-Paquet il y a déjà quelques semaines. À part cela, les renforts se font attendre alors que le premier match de championnat est programmé au 9 août à Guingamp. Il y a un dossier sur lequel les supporters sont en train se s'impatienter : c'est celui de Benoît Tremoulinas. Le latéral gauche était prêté par le Dynamo Kiev sur les six derniers mois de la saison passée. L'ASSE en a fait une priorité de recrutement depuis des semaines, pourtant rien ne bouge. Des noms d'autres joueurs sortent aussi généralement dans la presse en guise de plan B.

Où est le problème ?

C'est avant tout une affaire d'argent. Lorsque Tremoulinas a été prêté chez les Verts, il l'a été avec une option d'achat, évaluée à quatre millions d'euros. C'est une somme que Roland Romeyer n'est pas forcément prêt à mettre sur la table. L'autre souci d'argent c'est le salaire : l'ancien Bordelais a du mal à accepter le salary cap. 90 000 euros mensuels complétés par des primes. Il prétend à une rémunération fixe plus élevée. Trémoulinas a adoré son passage à l'ASSE, un club familial mais très ambitieux.

Lui, comme d'autres joueurs, veulent quitter l'Ukraine

Même s'il affirme le contraire, jouer en Ukraine, ce n'est pas la situation rêvée. Il n'y a qu'à voir les joueurs non ukrainiens qui ces derniers jours ont pris la poudre d'escampette et qui refusent de retourner dans un pays en en pleine crise politique. Tremoulinas veut jouer l'Euro 2016 avec les Bleus et il sait pertinemment qu'en disputant la Ligue 1, dans club comme Saint-Étienne, il a plus de chances de séduire Didier Deschamps qu'en jouant au Dynamo Kiev. Alors si Saint-Étienne veut Tremoulinas, et si Tremoulinas veut jouer de nouveau dans le Forez, il y en a au moins un qui devra faire un effort financier.