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Football

Entretien Exclusif - Bernard Joannin, président de l'Amiens SC : "Luka Elsner fait un très bon travail!"

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Par , France Bleu Picardie

Malgré la situation alarmante de l'Amiens SC, 19e de Ligue 1, le président du club Bernard Joannin renouvelle sur France Bleu Picardie sa confiance au coach Luka Elsner avec qui il envisage de travailler sur un cycle de trois ans.

Malgré les mauvais résultats d'Amiens en Ligue 1, Bernard Joannin (à gauche) veut poursuivre l'aventure avec le coach Luka Elsner sur un cycle de trois ans.
Malgré les mauvais résultats d'Amiens en Ligue 1, Bernard Joannin (à gauche) veut poursuivre l'aventure avec le coach Luka Elsner sur un cycle de trois ans. © Maxppp - FH

Alors que l'Amiens SC, avant-dernier de Ligue 1, compte désormais quatre points de retard sur le barragiste Nîmes après une nouvelle défaite (2-1) dans les dernières secondes contre Monaco, et que l'équipe incapable de gagner depuis trois mois présente un bilan alarmant de quatre points sur 36 possibles en 12 matchs de championnat, le président du club Bernard Joannin réitère sa confiance envers son entraîneur Luka Elsner et son directeur sportif John Williams. Entretien sans concession. 

Bernard Joannin, quel est votre état d'esprit après cette nouvelle défaite contre Monaco? 

"Il y a eu de la déception, de l'abattement, ce qui est normal quand un sportif qui donne tout ce qu'il a dans le ventre a la victoire à portée de main et que deux coups du sort permettent à Monaco de faire un hold-up à Amiens. Mais il n'y a pas de résignation. Et le groupe est derrière le coach."

"Les dirigeants sont derrière le coach!"

L'entraîneur Luka Elsner n'est donc pas menacé?

"Les dirigeants sont derrière le coach. Je pense que Luka fait un très bon travail et mon conseil d'administration est derrière moi à ce niveau là. Si vous regardez les années passées, nous étions dans la même situation comptable avec une vingtaine de points à la 24e journée (NDLR 21 points précisément). On en a vingt aujourd'hui. Alors bien sûr que les positions des adversaires directs sont différentes mais l'espoir est là. C'est à nous de bien travailler en faisant les efforts nécessaires et de croire en notre maintien. Mais une fois que j'ai dit cela, je voudrais mettre un tacle modéré à toutes les Cassandre amiénoises." 

C'est à dire ?

"Qu'Amiens soit en Ligue 1 reste une exception, une anormalité! Etre depuis trois ans en Ligue 1 est exceptionnel. Sauf que contre Monaco on jouait contre un club avec 300 millions de budget. Et nous nous en avons 30. Et tous les ans il est normal qu'Amiens se batte pour le maintien. Est-ce que les gens peuvent comprendre ça?"

Le problème Bernard Joannin c'est que l'Amiens SC présente depuis trois mois un bilan catastrophique... jamais le club n'a connu sportivement une période aussi sombre en Ligue 1!

"Si les termes que vous employez vous ramenaient de l'argent vous seriez multi-milliardaires! "Catastrophique"...  Je n'utilise jamais des mots comme ça. La situation est compliquée. Il faut rester modéré."

Est-ce que vous comprenez qu'un tel bilan puisse susciter beaucoup d'interrogations sur la position du coach et de votre directeur sportif en charge du recrutement John Williams?

"Vous êtes un journaliste vous faîtes votre métier. Je l'ai toujours respecté. Moi je suis un chef d'entreprise, je travaille pour que les entreprises que je gère soient profitables et continuent de créer de nombreux emplois. Quand je suis arrivé à l'Amiens SC, il y avait une dizaine de salariés. Il y a maintenant 80 familles qui profitent du club pour mieux vivre. Et ça c'est une fierté pour moi!"

Si je ne suis pas content d'un collaborateur, s'il ne fait pas bien son métier, je m'en sépare. Ce n'est pas le cas de Luka Elsner

Il n'empêche que vous avez déclaré lors de votre cérémonie des voeux le 6 janvier que "le club est en danger". Ne l'est-il pas encore plus aujourd'hui?

"Mais bien sûr et le danger fait partie de ma vie parce que je suis quelqu'un qui prend des risques en permanence. Ma vie a toujours été une prise de risques. Et alors la défaite ou la victoire sont toujours proches. Mais je ne suis pas là pour dresser des constats catastrophiques je suis là pour travailler, pour améliorer les choses, pour donner les moyens à mes collaborateurs et non pour les dénigrer. Si je ne suis pas content d'un collaborateur, s'il ne fait pas bien son métier, je m'en sépare!"

"Je ne suis pas un traître!"

Ce n'est donc pas le cas pour Luka Elsner ?

"Ce n'est pas le cas pour Luka Elsner, ce n'est pas le cas pour John Williams. Tout le monde vous comme moi peut faire des erreurs dans la vie, mais à partir du moment où les gens sont irréprochables dans leur travail et donnent tout ce qu'ils peuvent, je dois les accompagner. Je ne suis pas un traître."

Les accompagner même si les résultats ne sont pas là aujourd'hui ?

"Mes collaborateurs, c'est ma famille!"

Je veux m'inscrire avec Luka Elsner sur un cycle de trois ans comme je l'ai fait avec Christophe Pélissier qui n'avait pas non plus une véritable expérience du haut niveau

Comment envisagez-vous l'avenir avec Luka Elsner?

" Je veux m'inscrire avec lui dans un cycle de trois ans comme je l'ai fait auparavant avec Christophe Pélissier à qui j'ai donné ma totale confiance au début alors qu'il n'avait pas une véritable expérience du haut niveau puisqu'il n'avait jamais entraîné en Ligue 2. Et nous nous sommes construit ensemble pour arriver à cette montée en Ligue 1. De la même façon, je repars d'une feuille blanche avec un entraîneur avec qui je fais un pari d'avenir et avec qui j'ai envie de construire cet "AmiensSC.2"!

Quels sont vos motifs d'espoirs aujourd'hui pour le maintien de l'Amiens SC en Ligue 1?

"Je suis dans le combat! Et quand vous êtes dans le combat, tous les espoirs sont là! Il reste 14 matchs et 42 points à distribuer. Et vous me parler de "catastrophisme"? Alors que nous ne sommes qu'à sept points des trois ou quatre places au dessus de nous! Le combat va être dur mais on va se battre"

Et vous gardez confiance en votre équipe qui ne dégage pas toujours une grande sérénité et parfois même un climat de tensions?

"Alors ça c'est votre analyse. La mienne c'est que je pense sincèrement que ce sont de très bons joueurs et que cette équipe est en train de se créer. Elle a mis du temps certes. Contre Toulouse (0-0 le 1er février) il y avait oui beaucoup de peur et d'appréhensions , c'est sans doute pour cela que nous n'avons pas remporté ce match. Mais à Lyon (0-0 le 5 février) on a fait un match dans l'abnégation, le combat, le don de soi, de façon presque parfaite. Et contre Monaco (défaite 1-2 le 8 février), Amiens a fait un super match. Alors certes il y a eu deux petites erreurs de décompression, peut-être de fatigue, qui ont permis à Monaco de marquer ces deux buts "assassins" dans les cinq dernières minutes. Mais 90% de ce match ont été positifs." 

Ecoutez Bernard JOANNIN

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