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Football - GF38 : Stade des Alpes, péril en la demeure ?

France Bleu Isère dimanche 27 avril 2014 à 17:55

Les joueurs du GF38 au Stade des Alpes.
Les joueurs du GF38 au Stade des Alpes. © Romain Lantheaume

À quatre matches de la fin du championnat de CFA, le moindre point va compter dans l’accession au National pour le GF38. Des points qu’il faudra notamment aller chercher à domicile, au Stade des Alpes, où les Grenoblois n’ont curieusement remporté que la moitié de leurs matches. Un défaut à corriger d’urgence si le GF38 ne veut pas rester à quai.

Des Grenoblois en manque de confiance

La victoire des bleus-et-blancs sur la pelouse de Marseille-Consolat (0-1) le 15 mars dernier avait incité à l’optimisme. En effet, Grenoble occupait alors la tête du groupe C de CFA et allait recevoir deux fois consécutivement au Stade des Alpes des équipes mal classées, Béziers et Mont-de-Marsan. Mais tout va très vite en football et le GF38 l’a appris à ses dépens. Trois points sur huit possibles, un match nul et une défaite : le retour sur terre est brutal. La confiance de l’équipe à domicile en est ébranlée. Quatrième meilleure équipe avec un bilan de six victoires, trois nuls et trois défaites, Grenoble n’est pas entièrement maître chez lui. On peut alors s’interroger sur l’origine de ce mal nouveau.

"À domicile cette année, on a du mal à faire le jeu"

Le capitaine grenoblois Selim Bengriba a lui sa petite idée sur la question : "Je ne pense pas que ce soit la pression. On croit peut-être que c’est plus facile à domicile et donc on est moins vigilant. Contre Mont-de-Marsan (défaite 0-1), on n’y était pas dans l’état d’esprit. Cette saison, on a pas été assez des chiens sur le terrain." Un état d’esprit qui fait même défaut selon les statistiques. Sur leurs trois défaites enregistrées au Stade des Alpes, les coéquipiers de Jimmy Giraudon ont à chaque fois encaissé le premier but sans jamais parvenir à revenir au score. Pour le défenseur de 22 ans, le problème n’est pas que mental. "À domicile cette année, on a du mal à faire le jeu. Soit on commence bien les matches et après on tombe dans la facilité, soit on commence mal, on doute et on se met en difficultés. C’est plus facile de défendre à domicile car on a moins de travail mais il faut être aussi deux fois plus attentif quand le danger arrive" , explique-t-il.

"L’an dernier, on nous surnommait le « Barça » de la poule"

Un état d’esprit et un jeu technique défaillants : voilà les obstacles à surmonter à domicile pour les hommes d’Olivier Saragaglia avant la fin de cette saison. L’entraîneur isérois en a bien conscience mais se pose toutefois des questions : "on a une équipe qui, sur le papier, est censée être plus compétitive que l’an passé mais on produit moins de jeu. L’an dernier, on nous surnommait le « Barça » de la poule et on n’est pas monté, alors que cette saison on est mieux classé, mais on joue moins bien. Si on monte, même comme ça, je signe , répond-il. En revanche, il est plus dur avec ses joueurs concernant l’état d’esprit mais en prend aussi la responsabilité : "le groupe vit bien mais il n’y a pas encore cette grosse solidarité, cette unité. On a loupé des choses cette année comme le stage qu’on aurait dû faire en début de saison, toujours bénéfique pour souder un groupe. Nous, le staff, avons peut-être eu moins de volonté de mettre des choses en place que l’an passé." Après le match nul à Valence le 17 avril, le temps des remises en question est terminé. Et si la reconquête du Stade des Alpes passait par l’extérieur ?

Reportage : Pierre-François Yves