Football

Football - GF38 : trois enjeux pour la montée

France Bleu Isère dimanche 27 avril 2014 à 17:55

Un seul objectif pour Nassim Akrour, Selim Bengriba et leur bande : la montée en National
Un seul objectif pour Nassim Akrour, Selim Bengriba et leur bande : la montée en National © Romain Lantheaume

A quatre matches du terme de la saison, le Grenoble Foot 38 n’est plus maître de son destin et doit espérer un faux-pas du leader, Rodez, pour accéder au National. L’objectif montée dépendra également de la tournure prise par trois enjeux majeurs pour le club alpin. La bonne nouvelle, c'est que les Grenoblois ont renoué avec la victoire samedi contre Monaco (3-1).

Le GF 38 a rempli sa part du contrat samedi et renoué avec la victoire. Les Grenoblois s'imposent 3-1 à Monaco. Mais il faudra plus que cela pour permettre aux hommes d'Olivier Saragaglia de monter en National. Au terme de la 25e journée de CFA, le GF38 est toujours deuxième au classement avec 64 points derrière Rodez, 68 points.

Se réconcilier (enfin) avec les supporters

D’un derby à l’autre, rien –ou presque– n’a changé. 23 novembre 2013, lors de la réception de l’AS Valence (3-0), les supporters isérois déploient une banderole : "plus le choix maintenant, montrez que vous avez des c…" Cinq mois plus tard, le derby se déroule dans un contexte tout aussi tendu. Lors de la journée précédente, le GF38 s’est incliné à domicile face à Mont-de- Marsan (0-1), reléguant le club alpin au quatrième rang du groupe C de CFA. À l’issue de ce couac, décrit par Olivier Saragaglia comme "la pire soirée de sa carrière d’entraîneur" , de vives explications opposent les coéquipiers de Selim Bengriba à leurs supporters. Absence de fond de jeu, résultats en dents de scie, bilan décevant à domicile, manque d’agressivité, match délocalisé au Stade Lesdiguières, report du derby en semaine : les supporters grenoblois ont de multiples griefs à faire valoir. Gageons qu’en cas de montée, ces points de tension seront rapidement relégués au rang de détails.

Avec Monti, Michel, Gache, Kassaï et Belfort, le banc isérois a fière allure. - Aucun(e)
Avec Monti, Michel, Gache, Kassaï et Belfort, le banc isérois a fière allure.
Les recrues : un apport significatif ?

Frédéric Thomas, Fernander Kassaï, Kervens Belfort : le mercato d’hiver du club alpin a frappé les esprits. Sept matches plus tard, à l’heure de tirer un premier bilan, le constat est mitigé. Du côté des satisfactions, les « Manceaux » ont inscrit trois buts, souvent décisifs : Fred Thomas a montré la voie à ses coéquipiers en ouvrant le score contre Marignane (2-1). Avec son lob de 45 mètres sur la pelouse de Marseille-Consolat (0-1), Kervens Belfort a inscrit le but de l’année. Un bijou qui pourrait valoir son pesant d’or au moment de sortir les calculettes fin mai. Plus généralement, Nassim Akrour et ses coéquipiers prennent –légèrement– plus de points et encaissent moins de buts depuis que les Manceaux ont grossi leurs rangs. On peut aussi voir le verre à moitié vide : l’arrivée des recrues n’a pas fondamentalement transfiguré le groupe isérois. Impressionnant physiquement lors du premier match, Fred Thomas a vu son impact décroître au fil des rencontres. Si Kervens Belfort n’a, dès le départ, eu aucune peine à combiner avec Nassim Akrour aux avant-postes, il reste néanmoins muet depuis trois matches. L’attaquant international haïtien a même débuté le derby contre Valence sur le banc en compagnie de Fernander Kassaï.

Gérer et maintenir le groupe concerné

Pour l’instant, les diverses suspensions de longue durée (Hugo Cianci et Fabien Tissot-Rosset) conjuguées aux blessures (Farès Hachi, notamment) ont limité la concurrence au sein de l’effectif isérois, malgré l’arrivée des trois recrues de janvier. Chaque week-end, Olivier Saragaglia n’en est pas moins amené à faire des choix, parfois forts : mise à disposition de la réserve de Julien Delétraz, Malik Rouag, Jimmy Giraudon ou encore Marius M’Baïam ; passages répétés sur le banc des « Flo » Gache et Michel. *"Je prends les plus aptes à jouer" , martèle le coach alpin. Message reçu par les joueurs, qui assurent ne pas pâtir de cette lutte permanente pour conserver ou gagner leur place dans le groupe. Au contraire. "Ce n’est pas de la concurrence. Plus il y a de joueurs, plus on travaille dur, et mieux c’est"* , clame Hugo Cianci, de retour d’une longue suspension. "Tant que le meilleur joue, que tout le monde prend du plaisir et qu’on va chercher la montée, c’est l’essentiel." Tout est dit.Reportage : Romain Lantheaume**