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Football : les clubs sarthois inquiets après l'arrêt des championnats amateurs

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Par , France Bleu Maine

La décision de la FFF d'arrêter les championnats amateurs suscite l'inquiétude des dirigeants des 155 clubs de football sarthois. Redoutant une perte de licenciés, ils s'interrogent sur la manière de maintenir le lien avec leurs licenciés et les finances dans le vert.

illustration football
illustration football © Radio France - maxppp

Quel avenir pour le sport amateur et les petits clubs sarthois ? Début mars, la fédération française de handball annonçait l'arrêt définitif de la saison des championnats amateurs. Vendredi dernier (19 mars), c'était celle de basket. Ce qui concerne plus 10.000 joueurs en Sarthe pour ces deux sports (7. 000 pour le basket et 3.500 pour le handball). Et cette semaine, la FFF leur a emboité le pas. 

155 clubs à l'arrêt en Sarthe

Tous les championnats amateurs de football sont officiellement arrêtés. Cela fait presque deux saisons blanches pour les 155 petits clubs sarthois de foot et leurs 23.000 licenciés. Mais c'était prévisible estime Joël Bruneau, le président du club de la Suze : "Je ne voyais pas comment on pouvait faire autrement parce que nous, avec le couvre-feu, nos séniors ne s'entrainaient déjà plus que le samedi. Au départ, on avait une vingtaine de gars mais le week-end dernier, ils n'étaient plus que six. Les gars ont complètement lâché". 

Jérôme Mogis, le président du club de Guécélard qui compte 20 équipes et 300 licenciés, fait grise mine également, redoutant de perdre des bénévoles. "Aujourd'hui, entre les éducateurs, les dirigeants et les gens impliqués dans la vie du club, on est environ 80 à tourner pour faire fonctionner les équipes. Mais je suis très inquiet. Les gens ont pris d'autres habitudes et je crains qu'on ne les retrouve pas à la reprise".  

Comment maintenir le lien sans jouer ? 

Les dirigeants de club craignant de perdre des licenciés et des bénévoles, le défi est de réussir à maintenir le lien explique Jérôme Mogis : "C'est une vraie problématique et ce n'est pas simple du tout. On réfléchit à des actions. Alors bien sûr, il y a le site internet, les réseaux sociaux mais ce n'est pas suffisant pour relancer une dynamique". 

Le président de la Suze avoue être démuni et un peu perdu : "Cela fait 35 ans que je suis président, je suis complètement paumé. Je ne s'en plus rien, les idées me manquent et personne n'en a. Comme aujourd'hui, on ne peut pas à se rassembler à plus que six, on ne peut rien faire".  

Les finances des clubs fragilisées

Joël Bruneau s'attend à perdre 30% de ses licenciés, soit près d'une centaine de joueurs. Beaucoup de clubs envisagent de faire un geste sur le montant des licences pour inciter les joueurs à rester mais cela risque d'impacter des finances déjà fortement fragilisées comme l'explique le président du club suzerain. 

"Moi mes grosses recettes, c'était la buvette, le tournoi des partenaires et les manifestations qu'on pouvait organiser mais là, je n'ai plus rien depuis deux ans. Par contre, on a l'assurance des bus à payer, les éducateurs à payer. Quant aux sponsors, j'ai même honte d'aller les trouver, ils me disent "t'as pas besoin d'argent, tu ne joues pas !". 

Dans ce contexte difficile, la ligue des Pays de la Loire doit tenir une réunion avec les districts lundi prochain pour étudier des mesures à mettre en place pour aider les clubs.

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