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Franck Rizzetto (Montpellier) : "Partir sur une finale de Coupe de France, ce serait magnifique"

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Par , France Bleu Hérault

Alors qu'il quittera le club en même temps que le coach en fin de saison, l'adjoint de Michel Der Zakarian se confie sur France Bleu Hérault, avant la demi finale de coupe de France du MHSC contre le PSG. Franck Rizzetto évoque notamment ses souvenirs forts dans cette compétition magique.

En 2009, Franck Rizzetto et Rodez avaient sorti Paris en huitième de finale
En 2009, Franck Rizzetto et Rodez avaient sorti Paris en huitième de finale © Maxppp - JEAN LOUIS PRADELS

Quel souvenir avez-vous de la dernière demi-finale, en 1994, perdue contre Guingamp (2-0) ?

J'ai une image qui me revient. Malheureusement, je crois que c'était le deuxième but que l'on a pris. C'était sur une contre attaque et j'étais revenu du milieu de terrain. J'étais un des seuls à revenir pour essayer éventuellement de faire quelque chose. Malheureusement, cela n'avait servi à rien. 

Avant ça, vous aviez perdu une finale en 1994, contre Auxerre (3-0), mais réalisé un magnifique parcours, n'est-ce pas ?

Oui, c'était pour moi quelque chose de particulier parce que c'est un petit peu à partir de cette année là, surtout en janvier, que j'ai commencé à devenir titulaire. Mes débuts professionnels se font fait avec ce parcours en Coupe de France qui a été magnifique, avec des matchs entre Marseille et Lyon qui ont été exceptionnels et après, forcément, la finale aussi.

Le Marseille de Desailly, Barthez, Deschamps, Völler, Anderson, à l'époque, est-il comparable au PSG d'aujourd'hui. En terme d'écart, notamment, avec le reste du championnat de France ?

Forcément, l'équipe était championne d'Europe l'année précédente, donc avec des internationaux, que des grands noms qui survolaient ce championnat. Ça restait la grosse équipe de notre division. C'est certain. 

Est-ce qu'à l'époque, comme sans doute aujourd'hui, beaucoup de supporters vous voyaient perdant ?

Sûrement. Nous, on était une bande de jeunes qui se révélait cette année et l'année d'avant. Moi, je faisais partie des plus vieux parmi les jeunes. Mais bon, avec Sanchez, Lefèvre, Carotti, Rouvière Bonnissel, Serge Blanc. Il y avait Jean-Manuel Thétis, même s'il n'était pas formé au club. On était beaucoup de jeunes, et avec une équipe expérimentée et de tels calibres en face, forcément qu'on était outsider. 

Michel Der Zakarian disait l'autre jour en conférence de presse "On n'est pas obligé de battre Paris. On peut très bien aller aux tirs au but et l'emporter". C'est ce qu'il s'était passé pour vous, contre Marseille ?

On avait fait 0-0 et c'était Aljosa Asanovic  qui avait marqué, il m'avait remplacé en fin de match dans le temps réglementaire, et il avait marqué le tir au but victorieux et salvateur.  

Le match avait ressemblé à quoi ?

Beaucoup de solidarité et beaucoup de générosité défensive avant tout. Et puis, on jouait tous les coups à fond. Mais c'est vrai qu'il y avait une grosse discipline et une volonté de se battre sur tous les ballons.  

Ces souvenirs, cette expérience, les transmettez-vous aujourd'hui dans le vestiaire, aux jeunes notamment ?

C'est dur de parler du passé. Il faut faire avec leur tempérament d'aujourd'hui, tout simplement. C'est vrai qu'il y a quelque chose de beau à vivre. J'espère que tout le monde mesure la beauté de faire une finale et on sait que Montpellier aime les challenges. 

Dans vos parcours en Coupe de France, en tant que joueur, en tant qu'entraîneur aussi, qu'avez-vous appris ? 

Ce sont des émotions à l'instant T parce qu'on sait que ce sont des matches couperets. Ca marque beaucoup. Faire des bons parcours dans la saison, des bons championnats, c'est une chose. Mais faire un parcours en Coupe, il y a forcément des gros matches parce qu'on rencontre de grosses équipes, des bonnes équipes. Et le fait de passer, ça vous marque beaucoup. J'ai eu la chance d'en vivre et aujourd'hui, c'est vrai qu'on se souvient plus de ces matchs là que de ceux en championnat. 

Dans l'histoire assez récente de Montpellier, il y a le sacre de 90', qui intervient sur votre première saison, en tant que professionnel, n'est-ce pas ? 

Disons que j'étais au centre de formation et que de temps en temps, je montais dans le groupe professionnel, mais je n'étais pas dans le groupe pro. Je suis venu après, mais ça m'est arrivé de venir faire le nombre, comme on dit, régulièrement. Le jour de la finale, j'étais monté avec les supporteurs. J'avais pris le train de Montpellier. J'étais dans la tribune, derrière un but avec tous les spectateurs. J'avais déjà vécu cette victoire d'une certaine façon. Mais en 1994, revenir en tant que joueur, vous imaginez la joie. Je me disais que la dernière fois que j'étais là pour cet événement, j'étais dans la tribune. Et cette fois, j'étais sur le terrain. Vous imaginez l'émotion qu'il y avait en moi.  

Mercredi soir, il y aura donc en jeu un ticket pour le Stade de France. Il représente quoi, pour vous ? 

Une belle chose. Personnellement, c'est une finale perdue avec Metz contre Lens. Mais bon, si on peut faire une finale de plus, ça serait magnifique. 

Voir Paris moins solide et surtout moins régulier cette saison par rapport aux précédentes, ça vous donne encore plus d'espoir ?

Il faut toujours y croire. J'étais avec Rodez, Paris Jouer le haut de tableau, on était en National, et on a été capable de les battre chez nous. Donc sur un match, tout est possible. Michel l'a dit, il n'y a pas de prolongation, si on a un peu de réussite, on peut le gagner pendant le temps réglementaire, on peut aller aux penalties et gagner aux penalties.  

Avez-vous regretté l'élimination du PSG en Ligue des Champions ? Pour le foot français et pour Montpellier ?

Oui, forcément. D'abord, sans penser à Montpellier, pour le football français, pour l'indice UEFA. C'est important qu'on ait un club qui représente. L'année dernière, ils ont fait la finale. Cette année, la demi finale. On voit qu'ils sont quand même en progression sur le plan européen. Après, peut-être qu'ils auraient eu la tête ailleurs, entre guillemets. Mais vous savez, les joueurs de ce calibre là, ce sont des compétiteurs, ils veulent tout gagner. Le championnat, ils vont se remobiliser. Peut être que physiquement, ça sera dur, mais mentalement, je sais qu'ils vont être mobilisés. Pour la Coupe, ils seront mobilisés aussi. Il ne faut pas penser que parce qu'ils sont éliminés, ils vont tout abandonner. Quand on arrive à ce niveau là, ce standing d'équipe là, c'est qu'on est compétiteur dans l'âme. Tous les joueurs ont envie de tout gagner.  

Quel est le plus gros danger de ce PSG, que vous avez parfois fait trembler ?

Sur ses derniers matchs, on a eu trop d'expulsés, donc il faudra vraiment avoir de la maîtrise. De l'engagement, tout en ayant une grosse maîtrise. Après, il faudra avoir de la réussite. Il faudra espérer qu'ils soient moins en jambe, physiquement, parce que la volonté de vouloir faire les choses, ils l'auront. Voilà, et que les aléas et les faits de jeu soient en notre faveur. Mais pour ça, il faudra que nous aussi, on donne le meilleur de nous mêmes. Qu'on soit hyper concentrés, hyper attentifs et hyper rigoureux, hyper disciplinés pour pouvoir gagner Paris.   

Ce match à Strasbourg, avant la demi-finale, il va servir à quoi ?

Il devrait nous servir de bonne préparation. On vient de faire un match moyen. On est sur deux défaites consécutives. Donc, si on veut relancer la machine, il faudra faire un match qui va nous préparer dans la rigueur, dans la discipline, dans la volonté de vouloir bien faire.  

Cette demi-finale contre Paris constitue-t-elle l'un des plus grands moments de votre carrière de coach ou coach adjoint ? 

Non, non. Je ne dirais pas ça. J'espère que ça en fera partie si l'issue est favorable. Mais j'en ai vécu d'autres avant et j'espère en vivre d'autres après, surtout. J'espère qu'elle aura une saveur particulière. Avec Michel, on va partir. Et si on doit partir sur une finale de Coupe de France, ça sera magnifique..

Vous dîtes "on", parce que vous êtes certain de quitter le club en même tant que le coach ? 

Disons que les dirigeants ne m'ont pas parlé. Mais à partir du moment où je suis venu avec Michel... les autres membres du staff, eux, étaient présents à notre arrivée. Mais moi, je suis arrivé avec lui, donc j'en déduis que je le suis.  

Avez-vous envie de rester adjoint ou de prendre une équipe ? Aa quoi aspirez-vous ?

Ce n'est pas à court terme. Après, j'ai passé mes diplômes pour devenir entraîneur numéro 1 d'une équipe professionnelle. Pour l'instant, j'apprécie de travailler avec Michel. Ça fait déjà cinq ans. Mon intention est de continuer à travailler avec lui. Après, vous savez, il a 9 ans de plus que moi, donc il s'arrêtera avant moi (rires). Et j'aurai tout le temps de devenir numéro un.  

On vous souhaite de finir en beauté, parce que c'est ce que vous voulez... 

On a envie de bien finir en championnat, réussir à rester dans les dix premiers et même accrocher cette huitième place. Et si on peut aussi faire une finale, que rêver de mieux? 

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