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Gambardella : Christophe Revault espère que les havrais vont refaire le coup, 30 ans après lui

Les U19 du HAC se déplacent sur la pelouse de Toulouse, ce dimanche (11h30), à l'occasion des huitièmes de finale de la Coupe Gambardella. Une compétition prestigieuse, celle des U19, que le directeur sportif havrais a remporté en 1989. Un souvenir magique et inoubliable.

Christophe Revault a remporté la Coupe Gambardella avec le HAC en 1989
Christophe Revault a remporté la Coupe Gambardella avec le HAC en 1989 - Emmanuel Lelaidier

BQ : Quels souvenirs retenez-vous de cette épopée, en 1989 ? 

CR : Je peux vous dire que j'ai tous les matchs dans la tête. Les scénarios aussi. Sur cinq tours, on était passé quatre fois aux penaltys. Des scénarios incroyables où on était mené et où l'on égalisait dans les arrêts de jeu. La finale aussi, bien sûr, à Geoffroy-Guichard, devant le PSG. En deuxième période, le stade commençait à se remplir, car c'était en levée de rideau de Saint-Etienne - Nice. Le public était acquis à notre cause, parce que les stéphanois n'aiment pas trop le Paris Saint Germain. Par ailleurs, on gagne la finale aux pénalties. Il y avait un attaquant qui s'appelait Pascal Nouma, au PSG. J'ai toujours la photo à Saint-Laurent, dans mon bureau, et à la maison, aussi. C'est le premier grand trophée que j'ai eu la chance de remporter, avec une bande de potes. 

BQ : Que s'est-il passé, après le sacre ? 

CR : A la fin du match, Mr Hureau vient dans le vestiaire. Il ne pouvait pas nous donner une prime, car nous étions jeunes. Mais il nous annonce qu'il nous paie huit jours de vacances aux Baléares. J'appelle mes parents d'une cabine téléphonique derrière Geoffroy-Guichard et je dis à ma mère qu'on s'en va aux Bahamas (rires). Je me suis trompé, tellement l'émotion était forte. Je me souviens aussi qu'on était venu en car.  Il fallait rentrer dans la nuit, car le lendemain certains passaient le BEP. Je peux te dire qu'il n'y a pas eu un résultat très positif aux examens, parce qu'on a fait une nuit blanche. 

Christophe Revault : le cadeau de Jean-Pierre Hureau

BQ : C'est la seule finale du HAC, sur les trente derrières années : c'est si compliqué, malgré la qualité de la formation havraise ? 

CR : Peut-être que cela correspond avec l'histoire du HAC en coupe (soupire). Mais oui, bien sûr que c'est dur. Nous, au départ, on ne pensait pas du tout qu'on irait au bout. On avait une bonne équipe, mais peu de joueurs dans le groupe pro. En revanche, on était une bande de potes qui aimait être ensemble et qui ne lâchait rien. Il faut aussi avoir de la réussite, soyons clairs ! Cette année là, Paris était archi-favori, en finale. Auxerre, aussi. Lilian Nalys l'avait d'ailleurs disputée, à l'époque. On l'avait éliminé. Il faut avoir de la réussite et un état d'esprit particulier. 

BQ : Est-ce le cas, cette saison, chez les U19 du Havre AC ? 

CR : J'ose espérer. Mais il y a aussi ça à Toulouse, sans doute. Le football, c'est un bras de fer. Parfois, ça se joue sur des détails. Un mot, une tape dans le dos. Montrer à l'adversaire qu'il ne peut rien nous arriver. Je pense qu'on a un groupe pour faire un coup à Toulouse, avant de penser à aller au bout. 

BQ : Ce serait un beau symbole de la remporter 30 ans après, n'est-ce pas ? 

Quitte à la gagner, autant le faire cette année. Pour les jeunes, c'est un souvenir à vie. La preuve, je t'en parle comme si c'était hier. Je me souviens de tout le monde. Aujourd'hui, j'ai encore des potes de l'époque au téléphone. Abdel Djaadaoui, aussi, qui était le coach de l'époque. C'est quelque chose qui reste en toi, c'est ton premier gros truc. C'est tellement rare, en plus. Et maintenant, avec la finale au Stade de France, c'est fantastique. 

BQ : La Coupe Gambardella, c'est une priorité du club, cette saison ? 

CR : Tous les ans, on veut faire un coup. Aujourd'hui, il y a un effectif de qualité, un gros déplacement, on espère passer. Et c'est vrai qu'on va envoyer les meilleurs éléments à Toulouse. 

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