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GF38 - VIDÉO : vivez la causerie d’Olivier Saragaglia

France Bleu Isère dimanche 9 mars 2014 à 17:55

GF38 - VIDÉO : vivez la causerie d’Olivier Saragaglia

Une heure avant le coup d’envoi de la rencontre entre le GF38 et Marignane au Stade des Alpes, c’est l’heure de la causerie d’Olivier Saragaglia. Dans les vestiaires, l'entraîneur face à ses joueurs. Comment les motiver, les galvaniser ? Un mot sur l’arbitre du jour, quelques indications sur l’adversaire et une petite dose de motivation avec un mot d’ordre : être ensemble.

17h05. C’est l’heure. Les joueurs sont en tenue pour aller s’échauffer. Certains comme Frédéric Thomas, Nassim Akrour ou le capitaine Selim Bengriba sont allés se faire masser. D’autres comme Florian Gache et Julien Deletraz ont tapé dans le ballon dans les douches en écoutant de la musique. De leurs côtés, Farès Hachi et Fabien Tissot-Rosset ressèrent bien leurs crampons après avoir discuté de l’état du terrain avec Michael Deferia, le préparateur physique.

Toute une atmosphère

L’odeur du vestiaire est imprégnée d’huile camphrée et Olivier Saragaglia suit le résultat du concurrent Marseille-Consolat qui jouait plus tôt. Le tout avec en fond sonore...le bruit de crampons vissés qui tapent le carrelage du vestiaire. Tout le monde regagne sa place, le coach sort son tableau et c’est parti pour une causerie d’une dizaine de minutes. “Ça ne doit pas être trop long” ,* explique Oliver Saragaglia. “Sinon après les joueurs s’ennuient, quand j’étais joueur on faisait des causeries de quarante-cinq minutes... On décrochait vite”* .

*”S’il se trompe, on s’en bat les c**..."

Ça commence par une petite mise en garde sur le comportement à avoir avec les arbitres : *”S’il se trompe, on s’en bat les c**.  On reste concentré sur le jeu et on est malin !”. Cet avertissement donné, c’est l’adversaire qui est passé au peigne fin. Même si cette saison, personne au GF38 n’est préposé à la  supervision des équipes adverses :”mais quand on a des infos on en parle aux joueurs” . Ce soir là, le mot d’ordre concernant Marignane, avant-dernier du championnat, c’est la méfiance. Avant de venir au Stade des Alpes, les sudistes très en confiance n’avaient pas pris de but depuis deux matches et avaient changé d’entraîneur et fait venir des nouveaux joueurs.

Les recettes d'une bonne causerie

Après cela quelques rappels tactiques des choses mises en place pendant la semaine et une petite dose de motivation et de hargne. “Toutes les causeries ne se ressemblent pas” , glisse Olivier Saragaglia. “Cela dépend de la forme du moment” . Mais quelle est la recette qui fait qu’une causerie peut faire gagner un match ? “Il faut rappeler des principes, ne pas trop leur prendre la tête, les mettre en confiance et rappeler l’enjeu. Et rarement de cas par cas", insiste l'entraîneur grenoblois. “Parfois, ça peut arriver de glisser un mot d’encouragement à un joueur. Mais je ne personnalise pas la causerie”. 17h20, fin de la causerie. Olivier Saragaglia n’intervient plus. Les joueurs sortent s’échauffer. Alea jacta est.

Reportage : Antoine Beneytou. Edition : Martin Bartoletti

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