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Girondins de Bordeaux : un projet de reprise associant les supporters est dévoilé

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Après Bruno Fiévet et Pascal Rigo, voici une troisième solution dans le dossier des Girondins de Bordeaux. Plusieurs entrepreneurs bordelais qui gravitent autour de la FinTech vont proposer leur projet à Pierre Hurmic dans les prochains jours. Ils veulent y associer les supporters.

(Illustration) Le Matmut Atlantique, stade des Girondins de Bordeaux.
(Illustration) Le Matmut Atlantique, stade des Girondins de Bordeaux. © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, réclamait une "meilleure association avec les supporters", ces entrepreneurs bordelais vont lui proposer une offre pour les Girondins de Bordeaux qui devrait le satisfaire. Ils sont rassemblés derrière le chef d'entreprise Elie Simon qui a grandi à Pau et a fait ses études à Bordeaux, et qui est désormais à la tête d'un groupe de la FinTech - secteur d'activité qui utilise la technologie pour améliorer les activités financières - en Suisse. Il souhaite faire intervenir un ou plusieurs investisseurs mais aussi impliquer des socios, même s'il préfère parler de "citoyens-fans", car "nous allons aller chercher à créer une communauté à travers l'Europe puis le monde", explique-t-il au micro de France Bleu Gironde. Ce projet intervient moins d'une semaine après l'annonce du départ de l'actionnaire américain King Street.

Elie Simon parle d'un projet démocratique de part en part. D'abord, il faut négocier la dette de King Street puis racheter les actifs du club (les joueurs). Les investisseurs entrent en jeu à ce moment. Il affirme en avoir plusieurs sous le coude donc il peut en choisir un seul comme il peut se tourner vers un consortium. Pour racheter les Girondins de Bordeaux, il veut aussi l'aide des supporters, qu'il divise en plusieurs cercles, à commencer par la "communauté, c'est-à-dire les supporters, les anciens joueurs, la municipalité, tous les acteurs et amoureux du projet. Et ensuite, on veut ouvrir une distribution auprès de tous les souscripteurs qui seraient intéressés par le projet en Europe et dans le monde". Les "citoyens-fans" prendraient des actions numériques, via une monnaie en ligne (Token) et c'est grâce à cela qu'ils seraient pleinement impliqués et dès le début.

Il estime qu'il y a 30.000 à 50.000 fans potentiels partout dans le monde qui sont prêts à investir dans les Girondins de Bordeaux. Grâce à leurs actions, ils pourront désigner un ou des représentants au conseil d'administration et participer activement au processus de décision du club. Dans ce projet, "le président du club sera nommé par le conseil d'administration", précise Elie Simon. Selon lui, les décisions à propos de la vente ou de l'achat d'un joueur passeront également par ce processus.

Qui est Élie Simon ?

À 60 ans, Élie Simon a toujours baigné dans les nouvelles technologies. Cinq ans seulement après la fin de ses études en Gironde, il rentre dans l'une des plus grosses entreprises du numérique de l'époque, Sun Microsystems. Il en devient le président de la zone Europe et Afrique pendant une dizaine d'années avant qu'elle ne soit rachetée pour sept milliards de dollars par un autre géant du numérique.

Cet entrepreneur est désormais à la tête d'un groupe suisse de la FinTech - la contraction de Finance et Technologie - comme les banques 100% numériques ou les plateformes de financement participatif (crowdfunding). C'est une tendance qui veut plus d'horizontalité et qui incite à plus de démocratie dans les décisions. C'est ce qu'il compte appliquer aux Girondins en demandant aux 30 000 à 50 000 citoyens-fans identifiés dans le monde, d'investir par le biais du Token, une cryptomonnaie comparable au Bitcoin. L'autre avantage de cette monnaie, c'est qu'elle permet de lever très rapidement des fonds, ce qui est un atout quand on connaît les délais serrés dans le dossier des Girondins de Bordeaux.

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