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Football

Girondins de Bordeaux : Stéphane Martin à l'heure du bilan

vendredi 1 juin 2018 à 15:00 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

Treize jours après avoir vu son club arracher les phases préliminaires de la Ligue Europa, le président des Girondins a répondu aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse organisée ce vendredi au Matmut Atlantique. Extraits.

Stéphane Martin a vécu sa première saison pleine en tant que président et elle a été agitée.
Stéphane Martin a vécu sa première saison pleine en tant que président et elle a été agitée. © Maxppp - Maxppp

Nommé en mars 2017 à la tête des Girondins de Bordeaux, Stéphane Martin a connu son premier exercice complet en tant que président. De l'élimination en Ligue Europa face à Vidéoton à une nouvelle qualification européenne, en passant par la crise de l'automne, la mise à l'écart de Jocelyn Gourvennec et les tensions avec les Ultras, il a été servi. 

La saison écoulée

C'est dur de faire un bilan quand on a eu une saison aussi cahotique et qu'on est passé par des moments difficiles et des périodes de résultats épouvantables. A l'arrivée, on est en tour préliminaire de Ligue Europa, ce qui n'est pas une fin en soi. Il y a une satisfaction par rapport à l'atterissage, la deuxième partie de saison a été très bonne. Depuis le titre, les Girondins n'avaient jamais pris 35 points sur une demi-saison. On a l'envie et la motivation pour continuer sur cette lancée là. C'est une saison très atypique avec une période au début de l'automne qu'on n'avait pas eu aux Girondins depuis 1973. Cinq points pris en douze journées et, en cadeau bonus, deux éliminations en coupe. Démarrer la saison par une énorme désillusion comme celle de Videoton a un peu plombé tout le monde. Maintenant on termine sur une bonne dynamique.

La prolongation de Gustavo Poyet? C'est une question qui se posera en cours d'année puisqu'il lui reste un an de contrat. Il n'a pas de demande spécifique. Evidemment qu'on est satisfait de ce qu'il fait et qu'on a envie de s'inscrire dans la durée avec lui.

Le choix de Gustavo Poyet

Il y a forcément une prise de risques parce que les échanges se font sur quelques jours. C'est vrai que quand Gustavo est arrivé, il y a eu pas mal de scepticisme autour de ses soi-disant échecs. Nous on n'a jamais eu tellement de doutes parce qu'il est passé par des championnats très difficiles. Avoir de relatives contre performances en Espagne ou en Angleterre ne veut pas dire qu'on est un mauvais entraîneur. On avait de très bons échos. Le côté globe-trotter, le fait qu'il ait entraîné dans des environnements culturels très différents, le fait qu'un de ses fils soit footballeur professionnel... C'était un risque calculé et qui a porté ses fruits. Sa prolongation ? C'est une question qui se posera en cours d'année puisqu'il lui reste un an de contrat. Il n'a pas de demande spécifique. Evidemment qu'on est satisfait de ce qu'il fait et qu'on a envie de s'inscrire dans la durée avec lui.

Gustavo Poyet va-t-il prolonger aux Girondins ? - Radio France
Gustavo Poyet va-t-il prolonger aux Girondins ? © Radio France - Arnaud Carré

Les espoirs pour la suite

L'espoir numéro un, c'est de ne pas rater le démarrage, de vraiment réussir ces tours préliminaires et aller en phase de poules. Ensuite surfer c'est aussi garder l'ossature de l'équipe et notamment garder cette très bonne assise défensive et intégrer de jeunes joueurs comme on l'a fait avec Jules Koundé. Je pense notamment à Aurélien Tchouameni et Zaydou Youssouf qui sont des joueurs qui sont au niveau de l'équipe première. La saison a été très particulière avec des périodes de tension extrême. Si on avait été dans le ventre mou, on les aurait vus fouler les pelouses de Ligue 1. L'année prochaine, c'est leur tour.

On ne va pas nier qu'il y a eu des échecs l'an dernier. On va essayer de recruter plus proche, avoir des joueurs qui ont l'expérience de la Ligue 1, qui parlent français et qui auront une une facilité d'intégration supérieure. On peut recruter avant de vendre, on n'est pas en cessation de paiement mais on doit avoir cette gestion raisonnable.

Le recrutement

Gustavo Poyet est quelqu'un de très pragmatique, sans caprice ni exigence particulière. Son souhait c'est de s'appuyer sur la base défensive qui a très bien marché sur la deuxième partie de saison. On est content de l'ossature donc on va compenser les départs. Après, il y a les deux joueurs prêtés (ndlr : Meité et Braithwaite). On va voir si on peut les faire signer mais ce sont des joueurs côtés. Si ce n'est pas le cas, il y aura déjà deux postes à remplacer. On ne va pas nier qu'il y a eu des échecs l'an dernier. On va essayer de recruter plus proche, avoir des joueurs qui ont l'expérience de la Ligue 1, qui parlent français et qui auront une une facilité d'intégration supérieure. On peut recruter avant de vendre, on n'est pas en cessation de paiement mais on doit avoir cette gestion raisonnable.

Prêté cette saison à Malaga, Diego Rolan est sous contrat avec Bordeaux jusqu'en 2020. - Maxppp
Prêté cette saison à Malaga, Diego Rolan est sous contrat avec Bordeaux jusqu'en 2020. © Maxppp - Maxppp

Le cas Malcom

Le prix de Malcom ? Le plus cher possible. C'est un peu comme une enchère. Il y a des espoirs, il y a un prix de réserve mais on ne communique pas sur ça. C'est un joueur qui suscite de l'intérêt, c'est certain. C'est un joueur important qui a la possibilité de partir même si ce n'est pas inscrit dans le marbre. Evidemment que son départ ou non départ et le montant du transfert auront une influence sur la suite. C'est logique. Cette année, le marché va être atypique parce que c'est une année de coupe du monde et parce que le marché anglais, qui donne le la sur les gros transferts, fermera plus tôt, le 9 août. Donc on aura peut-être une phase assez active jusqu'au 15 juin, ensuite une mise en sommeil en particulier pour les grands joueurs qui sont à la coupe du monde. Après, ça risque d'être assez frénétique.

Diego Rolan fait partie de l'effectif, il a deux ans de contrat. Son retour n'est pas inenvisageable. L'an dernier il n'avait pas manifesté un désir très ardent de continuer à Bordeaux. Il y a un nouveau coach, peut-être qu'il voudra discuter avec lui. C'est un très bon joueur.

Les prêtés

Bernardoni a fait une très bonne saison à Clermont, ce n'est pas un scoop. C'est un  joueur qui est sous contrat avec le club, qui a vocation à jouer donc c'est vrai que c'est compliqué à Bordeaux. On va voir ce qu'on peut faire sur un autre prêt ou sur un transfert mais compte tenu de la saison qu'il a faite, il aspire légitimement à être titulaire. Diego Rolan fait partie de l'effectif, il a deux ans de contrat. Son retour n'est pas inenvisageable. L'an dernier il n'avait pas manifesté un désir très ardent de continuer à Bordeaux. Il y a un nouveau coach, peut-être qu'il voudra discuter avec lui. C'est un très bon joueur. Pourquoi pas ?

Stéphane Martin a répondu aux questions pendant une demi-heure. - Radio France
Stéphane Martin a répondu aux questions pendant une demi-heure. © Radio France - Arnaud Carré

La marge de manoeuvre financière

On a la marge de faire une gestion raisonnable, d'avoir des comptes à l'équilibre. Ça dépend de beaucoup de données, de la qualification en Ligue Europa, des transferts qu'on est capable de faire. On a un effectif très fourni et donc il est nécessaire de le réduire car la masse salariale qui est importante. Et elle est trop élevée par rapport aux revenus qu'on peut générer.

Aboutir à une situation où on a pu donner l'impression que le club devenait un ennemi de ses supporters m'a affecté.

Sa relation avec les Ultras

Il y a eu de l'incompréhension, une tension dans le stress qui a amené à une situation tendue avec les supporters. Aboutir à cette situation, proche de la rupture, ça m'a affecté. C'est la dernière que je veux. Aboutir à une situation où on a pu donner l'impression que le club devenait un ennemis de ses supporters là m'a affecté. 

La revalorisation des droits TV

C'est un plus d'avoir une visibilité jusqu'en 2024. Le foot français a bien travaillé. On n'a pas non plus gagné au loto. On prend des trajectoires comparables à l'Allemagne ou l'Italie et c'est mérité. On ne fait que revenir à la normale. Après, les droits TV des coupes européennes ont explosé. C'est surtout vrai pour la Ligue des Champions avec des droits colossaux. La part d'un club français qui y participe est équivalent au budget d'un club comme Bordeaux. Forcément, vous créez une cassure et on peut penser que la Ligue des Champions tend à devenir une ligue fermée. D'autant qu'il y a la deuxième lame, le fair-play financier, qui rend difficile à un nouvel entrant de combler ce fossé. L'objectif c'est d'être quasi systématiquement européen pour déjà bien consolider notre place et peu à peu construire un modèle de revenus qui nous permet de revenir sur les quatre premiers.