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Football

Grâce à la communauté HAC Away, les supporters du Havre AC à Paris ne sont plus seuls

Regroupés grâce à la création d'une communauté, les supporters du HAC expatriés à Paris et en région parisienne se retrouvent désormais tous les vendredis pour suivre leur équipe. Entretien avec l'un des fondateurs de "HAC Away".

Les supporters du HAC à Paris forment une belle communauté
Les supporters du HAC à Paris forment une belle communauté - Photo transmise par Emmanuel Brochec - HAC Away

Le Havre - France

Née il y a six mois, la communauté HAC Away grandit et regroupe désormais une trentaine de supporters du HAC à Paris. Des fans qui se retrouvent pour chaque match du Havre AC, dans un bar de la capitale : Le Rochebrune, situé dans le XIe arrondissement. Entretien avec Emmanuel Brochec, l'un des deux fondateurs de cette joyeuse communauté. 

BQ : Comment est née la communauté HAC Away ? 

EB : L'histoire est assez simple. Mon cousin (Florian) et moi sommes des fans historiques du HAC, depuis notre plus tendre enfance. Tous les vendredi, on était tout seul devant l'ordi, ou à écouter la radio. Un jour, nous nous sommes dits que ce serait pas mal de nous retrouver dans un bar. Mon cousin connaissait ce bar, Le Rochebrune, un bar mythique qui diffuse pas mal de matchs de foot. Au premier rendez-vous, nous étions deux. Et maintenant, nous sommes parfois une vingtaine ou  une trentaine de havrais à Paris. La plupart est née au Havre, ou a grandi au Havre. Aujourd'hui, ces gens sont à Paris pour le boulot, pour la famille, pour les amours (sourire).

BQ : Avez-vous réussi à convertir des parisiens ?

EB : Il y en a quelques-uns. (sourire) L'un des éléments marquants de la vie de la communauté HAC Away remonte au dernier déplacement du HAC au Paris FC, à Charléty. Un match assez douloureux pour les havrais qui étaient en parcage, avec des incidents liés à la bâche. A la fin, on s'est retrouvé enfermé et on a noué des amitiés avec des supporters venus du Havre, mais aussi avec des supporters qui sont à Paris. Je sais que ce soir-là, on a parlé à une bonne dizaine de personnes. Ce sont des gens à qui on a parlé de HAC Away et qui sont ensuite revenus. Ce sont aujourd'hui des fidèles de la communauté HAC Away. 

BQ : Vous vous retrouver donc au Rochebrune... un bar tenu par une fan de foot ? 

EB : Oui, la patronne s'appelle Baba. Je la salue chaleureusement. C'est une grande fan de football : du vendredi soir, du samedi après-midi et du dimanche soir. L'histoire du Rochebrune est assez rigolote. Ce bar est squatté par différentes communautés : des marseillais, des lyonnais, etc. Le créneau du vendredi soir, lui, était historiquement réservé aux nîmois, qui ont eu la chance d'accéder à la Ligue 1. Ce bar était un repère de nîmois, et on a en quelques sortes récupéré le créneau du vendredi soir. Désormais, on arrive avec nos écharpes, et on a pris la place, entre guillemets. 

BQ : Baba diffuse les matchs à la télé, mais est-ce qu'elle diffuse France Bleu

EM : Je t'avoue qu'on a pas demandé ce "combo", mais on devrait le tenter. On s'approcherait de la perfection : les images tv et le flux audio de France Bleu (rires). Ce serait l'idéal, mais on ne l'a pas encore fait. 

BQ : Vous avez créé des goodies, et notamment une écharpe HAC Away, avec un slogan qui en détourne un autre historique : "à jamais plus jamais seul". Racontez-nous. 

EB : C'est vrai que de par nos métiers, on a une sensibilité à l'image. On aime tous ces produits, ces goodies, ce merchandising qui est lié au HAC. On s'était dit que ce serait super de se cotiser pour créer l'écharpe de HAC Away et on n a bossé dessus avec un graphiste. Si vous regardez bien, il y a la salamandre associée au Havre, l'ancien logo avec le ballon qui sort de l'eau, le smiley, parce qu'on considère qu'on est une communauté positive, cool et créative. Et que malgré tout l'enjeu du football et les déceptions parfois liées au HAC, on garde quand même le sourire et on fait notre part du boulot : à savoir soutenir le HAC où que l'on soit, quand on le peut. Et concernant le slogan, c'est mon cousin qui l'a trouvé. On reprend le slogan historique du HAC et on joue sur le côté "avec HAC Away, tu ne seras plus jamais seul", qui renvoie à nos amis de Liverpool. L'idée, c'était de se dire qu'avec HAC Away, on évite les galères du vendredi soir quand on disait à notre copine : attends, je regarde le dernier épisode de Game of Thrones. L'idée, c'était de se retrouver tous ensemble et de se dire que, dans la victoire ou la défaite, on est au moins une vingtaine de supporters. Cela a aussi permis de nouer des relations, de se raconter notre vie. On se rend parfois compte qu'on est passé par le même lycée. Parfois, Pierre (speaker du Stade Océane) nous rejoint aussi sur des matchs à l'extérieur. Ca permet de créer des connections vachement intéressantes. 

BQ : Que pensez-vous de la saison ? 

EB : Sur notre groupe, j'ai mis un message où j'ai rappelé que nous, malgré la saison qui est forcément décevante, on a la joie d'avoir créer cette communauté HAC Away. Quant à la saison en elle-même, on en parle pas mal avec les gars. On est hyper déçu de ces matchs nuls. On parle de Tino, on le trouve isolé, on a limite de la peine pour lui. On pense forcément à Moukoudi, on est triste pour "le sergent". Il y a eu beaucoup de déceptions sur le plan sportif et des déceptions sur quelques faits, comme par rapport à Moukoudi. Ca fait quand même pas mal de peine. On a souffert sur la durée. Ca change des dernières années, où la souffrance était sur les fins de match. On se pose aussi des questions sur la saison prochaine. On se dit qu'on aimerait, par nos énergies, pousser cette équipe à aller plus haut. Je ne vais pas dire qu'avec le HAC, on a appris à se détacher du sportif, mais on se dit que cette communauté nous aide au moins à passer les saison avec les copains. Chose qu'on a pas toujours quand on est isolé, c'est parfois plus compliqué. 

Emmanuel Brochec au micro de Bertrand Queneutte