Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Guilhem Guirado (Montpellier) : "Une leçon de vie et une leçon de rugby pour tout le monde"

-
Par , France Bleu Hérault

Talonneur du MHR et ancien capitaine de l'équipe de France, Guilhem Guirado était l'invité de 100% MHR avec Bertrand Queneutte, ce mardi. Il a évoqué l'opération maintien engagée en Top 14 et fait part de sa détermination totale à sauver le club, actuellement avant-dernier.

A 34 ans, Guilhem Guirado (au centre) joue sa deuxième saison au MHR
A 34 ans, Guilhem Guirado (au centre) joue sa deuxième saison au MHR © AFP - Pascal Guyot

Comment vivez-vous la période et la saison ? 

Déjà, c'est une saison atypique, par rapport au contexte que tout le monde connaît. Ensuite, par rapport aux résultats, ça commence à nous toucher et nous atteindre dans notre orgueil. On nourrit toujours les mêmes regrets et la même frustration à la fin du match. C'est pour ça qu'on est vraiment très déçus. Mais on ne lâchera pas.

Et ce qui est bien et rassurant, disons, c'est qu'on est tous dans le même bateau. On est prévenu depuis un paquet de temps qu'on va se préparer à une course au maintien. On a douze matchs. C'est un mini championnat à trois ou quatre équipes. C'est l'objectif de l'ensemble du groupe et des joueurs qui préparent le match de vendredi. 

Aviez-vous déjà vécu une saison pareille ? 

Non. Perdre autant de matchs de si peu de points, arriver mi-championnat et se rendre compte de la tâche et du fait qu'il faut jouer le maintien, c'est dérangeant, parce qu'on avait des prétentions beaucoup plus hautes. On s'aperçoit qu'il faut absolument maintenir le club. C'est une saison compliquée pour tout le monde, et c'est difficile pour tout le monde. 

Dans cette équipe pleine de talents, certains estiment qu'il manque une âme : qu'en dîtes-vous ? 

Forcément. On constate qu'on a énormément d'expérience dans l'équipe, des joueurs qui ont joué au haut niveau ou qui ont énormément de sélections. C'est donc difficile quand la mayonnaise ne prend pas et que le groupe n'arrive pas à ressortir avec des victoires, et au contraire avec beaucoup de frustration. Depuis le début de saison, le constat est le même : on lâche souvent des matchs sur les dix dernières minutes.

Ça commence à bien faire ! On a envie de changer de braquet. Et de regoûter à la victoire. Cela nous ferait le plus grand bien. Après, la confiance est difficile à trouver dans ces périodes de doute. On va donc s'attacher aux valeurs collectives et à celles de ceux qui seront autour de nous pour sauver le club. 

Prenez-vous d'avantage la parole, en ce moment ? 

Bien évidemment. Ce sont des moments délicats, on n'y est pas habitué. On s'entraîne très dur, mais on vit des moments difficiles. En même temps, ça permet de rester humbles, de se dire qu'on est chanceux. Pour regoûter à la victoire, il va falloir énormément d'humilité, de travail, et puis rester solidaires, parce que ce sont ces valeurs qui vont primer. Je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait, mais ce qui est sûr, c'est que tout le monde aura pris une leçon de vie et de rugby par rapport à ce genre de situation. 

Alors c'est toujours douloureux à vivre, parce qu'on passe des moments délicats, que ce soit au niveau des remises en question personnelles, collectives et par rapport à notre vie quotidienne. Il faut le souligner : comme beaucoup, on est confinés à la maison, on ne pense donc qu'au rugby, on n'a plus moyen de se changer les idées. 

On ne peut plus faire un restau, un ciné, voir du monde. Cela ne permet pas de relativiser, de penser à autre chose. Mais du coup, on est donc focalisés et concentrés sur cette tâche qui nous attend

On est en groupe restreint désormais, certains ont rejoint l'équipe de France. Tant mieux pour eux, ça va leur donner un bol d'air. Le groupe s'est réduit, et si on n'est pas soudé, ce sera difficile. Mais je peux vous promettre que sur ce qu'on a ressenti cet après-midi à l'entraînement, on est soudé et on aura besoin de tout le monde. 

La treizième place que vous occupez est synonyme en fin de saison de barrage avec un club de Pro D2 : ce barrage est-il dans un coin de votre tête ? 

Dire que le maintien sera acquis avant serait prétentieux et présomptueux, vus les résultats, sachant qu'on n'a que trois victoires depuis le début de saison. On sait que c'est une éventualité. Mais on va tout faire sur les douze derniers matchs pour gravir les échelons et jouer notre mini championnat avec Bayonne, Pau, Castres et Brive. 

On sait que les clubs au-dessus de nous ont aussi eu des périodes délicates, mais qu'ils sont parvenus à enchaîner deux ou trois victoires pour se donner de l'air. Avant ça, on va en chercher une première. Cela nous permettra d'acquérir une certaine confiance. On bâtira à partir de ça. La prise de conscience est totale, on attend maintenant des actes pour remédier à ce qu'on n'a pas bien fait depuis le début de saison. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess