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Football

Havre AC - Oswald Tanchot : "Je sens que les gens sont derrière moi et me font confiance"

mercredi 7 novembre 2018 à 16:18 Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Dixième de Ligue 2, le HAC reste sur trois défaites lors des quatre dernières journées. Capables du meilleur comme du pire, les havrais ne parviennent pas, pour le moment, à se montrer réguliers. La situation se tend et l'entraîneur Oswald Tanchot s'exprime, sur France Bleu Normandie.

Oswald Tanchot estime que ses joueurs doivent en faire plus
Oswald Tanchot estime que ses joueurs doivent en faire plus © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Le Havre, France

Face au manque de résultats du Havre AC, le coach s'est exprimé, ce mercredi. Oswald Tanchot est revenu sur la dernière défaite à Niort (1-0), ainsi que sur le manque de régularité de sa formation. L'entraîneur havrais ne remet pas en cause ses choix, il affirme que la réponse doit venir de son groupe. Il estime que son effectif n'a pas toujours la bonne mentalité, dans l'approche de certains matchs. Et que l'équipe doit en faire plus, individuellement et collectivement, pour redresser la barre. 

Oswald Tanchot, avec Bertrand Queneutte (en conférence de presse)

FBN : C'est une période sombre, vous en convenez ? 

OT : Compliquée, oui et non. La semaine dernière, on a joué trois matchs. On en a gagné deux, et on a perdu le troisième. Il ne faut pas non plus tomber dans la sinistrose. Ce qui pose problème, c'est la fréquence des rechutes. Ce qui nous manque, c'est la régularité. 

Oswald Tanchot : "Ne pas tomber dans la sinistrose"

FBN : Après Niort, vous avez employé des mots très durs. C'est plutôt rare, n'est-ce pas ? 

OT : En conférence de presse, j'ai l'habitude de contrôler ce que je dis. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas ce type de message dans l'intimité du vestiaire. Cette fois, c'était une façon de mettre les joueurs en face de leurs responsabilités, publiquement. Et de les amener à avoir une réaction, parce que parfois, c'est bon aussi de passer des messages publics. 

FBN : Estimez-vous avoir été très, voire trop patient, avec certains ? 

OT : Oui, mais parce qu'il y avait des motifs à la patience qui nous étaient donnés. Ce qui me dérange, c'est que quand on fait un bon match, on ne peut pas se dire qu'on peut en mettre moins sur les deux ou trois suivants. Ce qui pose problème, c'est l'incapacité de l'équipe à répondre présente après une bonne prestation. C'est cela qu'il faut améliorer, et de façon spectaculaire. 

Oswald Tanchot : "On doit s'améliorer (...) de façon spectaculaire"

FBN : Le message a-t-il été reçu ? 

FBN : Je l'espère. Parce que quand c'est public, cela a une portée différente. Il y a forcément une partie de l'orgueil qui est touchée, quand on se fait attaquer. Après, je ne suis pas allé dans la personnification du problème. J'ai parlé de façon générale : du groupe, du HAC et de ce match. La réponse doit donc être collective. Mais dans la collectivité, il doit y avoir des locomotives. 

Oswald Tanchot : "Le droit à l'erreur de certains s'amenuise"

FBN : Ce discours va-t-il se traduire par des actes forts, de votre part ? 

OT : Dans le foot, il y a toujours des actes. Remettre ou ne pas remettre des joueurs, c'est un acte. Après le match de Niort, c'est clair qu'on aura une vision différente. Le droit à l'erreur de certains s'amenuise. 

FBN : Un homme a tout de même été visé : Jean-Pascal Fontaine. Son attitude a surpris, au moment où il est sorti du terrain. Avez-vous reparlé avec lui ? Vous a-t-il donné une explication ? 

OT :  Oui. Il y a toujours de la communication. Après, ce n'est pas le lieu pour balancer ce qu'on s'est dit. Mais oui, nous nous sommes parlés. J'ai des échanges avec tout le monde, et il n'y a pas de rupture dans l'adhésion. Quand trois jours avant on est capable de battre Troyes, et même Lens encore avant, c'est que tactiquement et techniquement, les joueurs sont prêts à relever des challenges. En revanche, quand l'équipe livre le match qu'elle a fait contre Niort, c'est que l'approche n'a pas été bonne. 

Oswald Tanchot "Une bonne partie de la solution appartient aux joueurs"

FBN : Que vous reste-il pour rendre cette équipe plus régulière ? 

OT : Il ne s'agit pas se dédouaner, mais il y a quand même une bonne partie des choses qui appartient aux joueurs. Je prends souvent l'image de la piqûre de motivation. La piqûre, tu peux la faire une fois ou deux, tu peux faire une belle causerie. Mais tu ne vas pas faire 38 piqûres, 38 belles causeries. Tu ne vas pas faire hisser le poil des joueurs 38 fois pour les faire monter aux arbres. Après, il y a ce que les joueurs ont envie de faire ensemble. On l'a vu la saison dernière : on est passé d'une équipe amorphe à une équipe qui arrachait tout sur son passage. Il y a donc des choses qui doivent naître du vestiaire, de leurs échanges, de ce qu'ils ont envie de faire passer comme message. Moi, je veux une équipe qui soit vivante. Comme contre Lens, où tu joues à dix contre onze, où tu dégages quelque chose dans la récupération du ballon, où tu t'arraches sur le terrain. C'est ça la bonne vitamine, et c'est mieux qu'une piqûre de rappel ou une tape sur l'épaule. 

Oswald Tanchot : "Tu ne peux pas faire 38 piqûres de rappel ou 38 fois une belles causerie"

FBN : L'équipe apparaît parfois comme trop gentille, face à des adversaires qui semblent pourtant inférieurs. Vous le pensez aussi ? 

La capacité à atteindre les objectifs et gagner les matchs, c'est pas fait pour les gentils. A un moment donné, il faut arrêter d'être gentil. Il faut être respectueux et avoir une éthique, mais dans cette éthique là, il faut gagner des duels. Et j'aimerais que quand l'adversaire prend des points, ce soit en transpirant un peu plus et en se faisant un peu plus mal. Il faut un électrochoc, il faut ne plus avoir envie de donner cette image là. C'est quand même pas agréable de passer pour la gentille équipe qui laisse des points à l'extérieur, et parfois à domicile. Le respect dans le sport, il s'inspire aussi par la crainte. 

Oswald Tanchot : "Je sens que les gens sont derrière moi et me font confiance"

FBN : Sentez-vous votre position menacée ? 

Je ne pense pas à ces choses là. Je vis mon métier intensément, avec passion. J'ai envie de gagner et je donne le maximum, pour ne pas avoir de regret dans mon parcours. Cela fait partie du football, mais pour le moment, je sens que les gens sont derrière moi et me font confiance. On n'en est donc pas là, mais après, le HAC est un grand club avec une grande histoire, il y aura donc quelqu'un après moi sur le banc. Je veux juste pouvoir partir en étant droit dans mes bottes, comme j'ai toujours fait. Et fier de ce que j'ai fait. Les résultats, c'est parfois difficile. Mais le travail, c'est quelque chose de maîtrisable. Et ce que je fais, c'est de travailler tous les jours pour le bien du club.