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"J'attends ce jour depuis longtemps", déclare Olivier Sadran sur la vente du TFC

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Par , France Bleu Occitanie

Olivier Sadran, ancien président du Toulouse FC (2001-2020) jusqu'à la prise de pouvoir de RedBird et désormais actionnaire minoritaire avec 15% des parts, a pris la parole ce mercredi pour exprimer sa satisfaction de passer la main à un nouveau propriétaire et évoquer ses souvenirs.

L'ancien président du TFC, Olivier Sadran, garde 15% des parts du club
L'ancien président du TFC, Olivier Sadran, garde 15% des parts du club © AFP - Pascal Pavani / AFP

Olivier Sadran n’est désormais plus président de Toulouse. Suite au rachat de RedBird Capital Partners, l'ancien propriétaire (2001-2020) est devenu actionnaire minoritaire (15%) et simple administrateur. Lors de la conférence de presse organisée ce mercredi, il a pris la parole pour exprimer sa satisfaction de passer la main à un nouveau propriétaire. Il a également fait son mea-culpa, reconnaissant avoir commis "beaucoup d'erreurs".

"Personne d'autre" que Redbird

Olivier Sadran : "J'attends ce jour depuis longtemps. Je n’ai pas une passion pour la vie publique et encore mois pour qu’elle soit étalée. Je suis parfois dur mais c’est ce qui a permis de garder de la confidentialité, là où d’autres repreneurs ont imaginé qu’en parlant à quelques journaux ils allaient infléchir ma position. C’est tout le contraire qui s’est passé. Beaucoup de gens sont venus pour acquérir le club : des opportunistes, des financiers, des locaux, des gens en mal de reconnaissance qui pensaient peut-être exister politiquement. A tort ou à raison, personne n’a mieux représenté la continuité de l’esprit du club que Damien et les gens de RedBird."

"Heureux" de laisser la main 

"Ce qui m’a impressionné, et je pense que c’est ce qui manque au club, c’est leur connaissance du sport à travers l’intelligence artificielle, la data. Nous avons fait trop de choix émotionnels, des choix sans analyse assez forte chez nos joueurs et entraîneurs. Sur la durée, quand on commet des erreurs de façon répétitive, on est en échec. Considérons que la L2 est un échec. Je suis convaincu que votre Toulouse va très vite remonter en Ligue 1, se redonner une image et une force parce que les bases sont bonnes et que le boulot va être de très grande qualité. Vous ne pouvez pas savoir comme je me sens heureux d’avoir le sentiment que vous êtes le bon président et le bon partenaire."

"Beaucoup d'erreurs"

"Depuis 2001, il y a eu 3 périodes. La première est celle de la passion, de l’amour fou et dans laquelle nous avons pris des risques économiques et sportifs démesurés. Cette période a sans doute été extraordinaire. Elle nous a amené à recevoir Liverpool au Stadium, avoir des émotions d’une intensité extraordinaire. Elle s’est poursuivie un peu après, par un peu de Coupe d’Europe. Il y a ensuite eu une période plus stable, qui correspond à titre personnel au fait que mes enfants aient grandi. 

"Et puis, il y a une période qui n’est pas bonne, sur les cinq-six dernières années. Période dans laquelle l’entrepreneur que je suis disposais d’une passion moins grande, et donc cherchais à déléguer. Cette période plus difficile, je ne l’ai pas suffisamment mesurée. A chaque fois, sur le plan sportif, cela finissait par miracle par s’arranger. Il y a eu beaucoup d’erreurs dans le choix des entraîneurs, des joueurs, beaucoup d’approximation. Mais le club a toujours su garder ses qualités de formation, a toujours été stable financièrement. Dans les dernières années, j’ai très vite ressenti que les paroles et les actes étaient forcés. La descente est la résultante de la passion partie. Mais ce n'est pas non plus un drame au regard du malheur qui peut être généré dans le monde."

Les entraîneurs de ces dernières années

"J’ai trouvé que la relation avec les entraîneurs était terrible depuis quatre-cinq ans. Ils ont le savoir, on ne peut rien leur dire. Ils enchaînent les conneries. Quand ça marche, ils sont intouchables et sont sur la lune. Quand ça ne marche pas, c’est tout le monde a tort sauf eux."

Le "gâchis" Cahuzac

"J’ai un sentiment de gâchis avec Cahuzac. Parce que j’aime ce mec, j’aime ce qu’il représente pour le sport et je sentais que c’était ce dont on avait besoin. J’ai le sentiment qu’on a mal géré le médical et je le sentais, mais je n’ai pas fait ce qu’il fallait donc bon… c'est difficile de dire à un coach qu'il est vital, et qu'on vous répond qu'il ne peut pas jouer plus de dix matchs par an, alors que cette saison il en a fait 30 ailleurs. Avoir des ressentis comme ça et ne rien avoir mis en œuvre, ça veut dire que je n’avais pas la force ni la passion managériale pour le faire, donc il faut savoir sortir. J’aurais pu le faire plus tôt, ça aurait été plus intelligent."

"Je resterai à ma place"

"Je m’autoriserai à venir voir des matchs. Mais je sais que quand on part il ne faut pas rester. Je serai un actionnaire non exécutif. Je me garderai de porter des jugements. En tant que Toulousain, je suis ravi de rester, ravi de pouvoir vibrer dans les mois à venir. Mais je resterai à ma place, pour laisser travailler Damien Comolli. Trop souvent les gens partent en restant. C’est quelque part une erreur que j’ai commise lors des quatre dernières années." 

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