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La crise actuelle, "c'est 65% du chiffre d'affaires de l'OM qui disparaît" selon Jacques-Henri Eyraud

Invité exceptionnel de France Bleu Provence ce mardi, Jacques-Henri Eyraud ne s'est pas caché pour expliquer les conséquences de la crise sanitaire et des droits télé sur l'OM. Le président olympien explique aussi que son club ne fera pas de folie durant le marché hivernal des transferts en janvier

Le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud dans les locaux de France Bleu Provence
Le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud dans les locaux de France Bleu Provence © Radio France - Bruno Blanzat

Quel regard portez-vous sur l'affaire Médiapro, qui ne peut pas payer les 820 millions d'euros de droit télé par an ? Le crash financier de Médiapro est-il une catastrophe pour le football français ?

C'est une catastrophe parce que l'on vit une double peine : celle liée au Covid et celle liée à cette défaillance incroyable, inexplicable, d'un diffuseur qui deux mois après avoir démarré sa mission décide de ne plus payer. On parle beaucoup en ce moment du secteur culturel, des théâtres. Nous sommes un théâtre qui paye ses acteurs à jouer dans une salle vide, avec un diffuseur qui ne paye pas ce qu'il doit nous payer. Donc vous imaginez l'impact que tout ça a sur nous.

Pour l'Olympique de Marseille, c'est 65% du chiffre d'affaires qui disparaît. Soit des dizaines de millions d'euros de pertes. Donc ce qu'il se passe avec Médiapro est grave, c'est une trahison. Je fais confiance à la Ligue et à Vincent Labrune (président de la LFP, ancien président de l'OM, ndlr) pour trouver des solutions et défendre les intérêts du football français. Mais c'est vrai qu'on est dans une situation extrêmement difficile.

Médiapro, Covid-19, absence de billetterie... L'OM est-il en danger ?

L'OM n'est pas plus en danger que d'autres clubs. Je dirais même que l'OM a cette chance d'avoir un actionnaire solide, à la tête d'une entreprise familiale. Ce qui fait qu'on est rentré dans cette période Covid sans dette à notre bilan. Cela a permis d'être peut-être plus solide que d'autres en rentrant dans cette crise. 

Maintenant, évidemment nous suivons la situation avec beaucoup d'attention, on espère que la suite arrivera assez vite, que d'autres diffuseurs viendront vers la Ligue en proposant des accords qui permettront de terminer cette saison et surtout de préparer l'avenir. Parce qu'il faut préparer l'avenir et se poser les bonnes questions, sur ce qui a fait qu'on en arrive là et surtout sur la façon dont le football doit évoluer dans les années qui viennent. 

"Ce mercato va être difficile"

L'actionnaire majoritaire Frank McCourt a déjà réinjecté 130 millions d'euros dans le club. Les supporters peuvent-ils espérer qu'il mette encore la main au portefeuille cette saison ?

Vous vous rendez compte de ce qu'on est en train de se dire ? On vit la plus grande crise de l'histoire du foot et on est encore en train de me demander si on va continuer à acheter des joueurs, en acheter encore plus...

Ce sont les attentes des supporters...

Mais ce sont les miennes aussi. Sauf que moi, je suis à la barre de ce club, de cette entreprise et je vois un monde qui s'écroule devant mes yeux. Il faut éteindre l'incendie. Et il faudra être malin pendant ce mercato, mais je pense que ce mercato va être difficile, parce que si vous regardez ce qu'il se passe, y compris dans les plus grands clubs, ils annoncent qu'il n'y aura pas d'acquisitions ou très peu.

On pense tous au marché anglais, mais je crois qu'avec ce qu'il se passe en ce moment en Angleterre, il y aura un impact extrêmement négatif sur le championnat anglais, ses acteurs y compris les principaux clubs. Je crois qu'il faut être un peu raisonnable.

Donc ça veut dire que les supporters ne peuvent pas attendre le recrutement de l'attaquant tant attendu ?

Ça fait quatre ans que j'entends ça. Bien sûr qu'on a envie d'avoir des attaquants qui marquent beaucoup de buts....

"Est-ce qu'on se mettra d'accord (Avec André Villas-Boas) ? Je ne peux pas vous le garantir. Mais j'espère qu'on aboutira de façon positive".

Est-ce que vous avez les moyens ?

Ce n'est pas une question de moyens, on a les moyens de tout faire, mais quand le monde s'écroule comme je viens de le dire, vous faites quoi ?

Vous allez vendre des joueurs ?

Non, pas forcément. On va voir s'il y a la possibilité de trouver des transactions intelligentes et si on peut renforcer l'équipe, bien sûr qu'on le fera. Mais, de grâce, regardons autour de nous, ce qui est en train de se passer : la crise la plus aiguë de l'histoire, qui touche aussi le sport et le football en particulier. 

Caleta-Car, Sanson, Kamara a priori ne seraient donc pas vendus cet hiver ?

On verra ce qu'il se passera, on regardera si on a des offres pour ces joueurs. Mais il faut aussi qu'on soit réaliste par rapport à ce qu'est ce marché aujourd'hui à cause du Covid-19. 

L'avenir c'est aussi l’entraîneur, André Villas-Boas, en fin de contrat dans six mois. Vous avez combien de chances de le conserver ? Parce qu'on a l'impression que c'est peut-être la fin de l'aventure marseillaise pour lui, alors que vous discutez avec ses agents...

Pourquoi vous dites ça ? Moi je pense que c'est un excellent entraîneur. Il a la meilleure performance de tous les entraîneurs de l'OM au XXIe siècle. 

Mais il va le falloir le garder, avec des garanties sportives, financières ?

Quand je l'ai recruté, je ne lui ai rien caché de la situation financière du club, du fair-play financier et de l'environnement qui était le nôtre, et aujourd'hui cet environnement est encore plus difficile parce que l'on est face au Covid ! Donc il le sait, il le comprend. Après oui, est-ce qu'on se mettra d'accord ? Je ne peux pas vous le garantir. Mais j'espère qu'on aboutira de façon positive

L'interview de Jacques-Henri Eyraud sur France Bleu Provence

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