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Jacques-Henri Eyraud, président de l'OM : "Je préfère travailler mes dossiers, les faire avancer en coulisses"

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Par , France Bleu Provence, France Bleu Vaucluse

Invité de France Bleu Provence ce mardi, le président de l'OM a fait le tour de l'actualité olympienne. L'occasion d'évoquer sa prise de hauteur et ses interventions médiatiques devenues très rares.

Jacques-Henri Eyraud dans les studios de France Bleu Provence
Jacques-Henri Eyraud dans les studios de France Bleu Provence © Radio France - Bruno Blanzat

Le tour de l'actualité olympienne et marseillaise avec le président de l'OM, Jacques-Henri Eyraud. 

Vous êtes entré dans la phase 2 de votre projet et vous avez décidé, depuis quelques mois, de prendre de la hauteur. On vous voit et vous entend moins. Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons. Déjà, en terme d'organisation, on vit une année extrêmement particulière avec une crise historique. Et on ne peut être partout : on ne peut être à la fois avec les joueurs, avec l'équipe dans les déplacements. On ne peut pas être à la fois dans l'entreprise avec les équipes, à l'étranger dans les instances. On ne peut pas travailler l'influence du club comme on le souhaiterait si on est partout, si on se dilue, si on gaspille notre énergie.

Il faut donc se concentrer sur ce qui est essentiel, à mon sens, quand on est président de ce beau club: c'est à dire la stratégie, regarder, travailler avec Franck McCourt sur les grandes orientations stratégiques du club. Ça veut aussi dire piloter l'évolution du foot, en France, dans les instances, en Europe. Car vous savez qu'il y a de grands projets au niveau européen en matière de foot.

"On va s'investir de plus en plus dans la vie de la cité."

Et quand on est l'Olympique de Marseille, il faut que sa voix porte, y compris dans les instances, qu'elles soient nationales ou européennes. Et c'est mon rôle. Sur l'impact sociétal, ce que l'on a vécu en 2020 est un tournant. Pour les entreprises et aussi dans le sport. Il faut qu'un club de foot s'investisse beaucoup plus dans la vie de la cité. C'est ce que l'on a déjà fait et que l'on va faire de plus en plus. Car quand on est l'OM et que l'on dit que c'est plus qu'un club de football, ça se vérifie vraiment. Et je me concentre là-dessus.

Mais on ne vous entend plus ou pas. Exemple la semaine dernière lors de votre match à Rennes. André Villas-Boas, votre entraineur, y a critiqué l'arbitrage. Et on ne vous a pas entendu. Alors que le président de Lyon Jean-Michel Aulas aurait probablement pris la parole. On a l'impression qu'André Villas-Boas incarne seul l'OM aujourd'hui...

D'abord, André Villas-Boas est l'entraineur de l'Olympique de Marseille et l'OM joue deux matches par semaine. Et conventionnellement, il y a une conférence de presse la veille de chaque rencontre. Et quand on joue deux matches par semaine, on entend donc la voix du coach et c'est normal.

L'interview de Jacques-Henri Eyraud en audio

Mais ne l'entend-on pas trop, du coup, André Villas-Boas ?

On ne l'entend pas trop. En ce qui concerne la responsabilité du président, ce sont les vieux modèles qui consistent à dire qu'un président doit s'exprimer sur un arbitre, qu'il soit Pierre, Paul ou Clément. En revanche, si vous me demandez ce que je pense de l'arbitrage et la direction vers laquelle il doit aller, là, j'ai plein d'idées. Bien sûr qu'il doit évoluer. Et là, je suis dans mon rôle.

Quand on estime qu'un de nos joueurs a obtenu un carton rouge excessif (Pape Guye à Rennes). Croyez-vous vraiment que c'est en sortant dans les médias, en vociférant, en hurlant contre l'arbitre, que l'on fera en sorte que ce joueur soit présent au match suivant même après un carton rouge? L'arme du droit est importante dans notre société. On a d'excellents juristes. Et je préfère travailler mes dossiers, les faire avancer en coulisses, pour que Pape Gueye joue la première mi-temps du dernier match de Ligue 1 plutôt que de montrer à quel point j'ai des muscles et que je sais parler plus fort que les autres. Je pense que ce n'est pas ainsi que l'on fait avancer les choses même s'il m'est arrivé de pousser quelques gueulantes quand je trouvais que la situation n'était vraiment pas justifiée.

"La dernière vidéo ? Tout sauf un dérapage."

Votre dernière sortie a mis en colère les supporters. Vous dites dans une vidéo que vous avez été frappé, à votre arrivée, que 99% des salariés étaient marseillais. "C'est un danger car après deux défaites, j'ai vu à quel point les visages se refermaient, la dépression était forte. En terme de productivité, l'impact d'une défaite sur les comportements au quotidien était fort. Et ça, ça ne vas pas." Est-ce un dérapage ?

C'est tout sauf un dérapage. L'un des défis pour nous, c'est cet équilibre entre passion et raison. Si on est ici c'est que l'on aime la paisson autour de ce club, c'est évident. Et je suis le premier passionné de ce club. Un exemple : Boubakar Kamara. Est-ce parce qu'il est marseillais qu'il est titulaire en équipe première de l'OM ? Il joue parce que son entraineur pense qu'à son poste, il est le meilleur. Et moi, je veux les meilleurs partout. Quand ils sont marseillais, je suis le plus heureux du monde. 

En revanche, je veux les talents, l'expérience, les compétences dans tous les domaines d'activité du club. En finance, je ne cherche pas à recruter des fans de l'OM. Je cherche d'abord à recruter des gens qui sont intègres, qui ont une éthique professionnelle, une technicité extrêmement élevée. Et s'ils sont fans de l'OM, tant mieux. Ce n'est pas vrai pour tous les postes. Pour un commercial, on a besoin de parler de l'OM avec passion et de montrer que l'on est supporter. Et là, c'est différent. Il y a une complexité dans la gestion d'une entreprise comme l'OM qu'il ne faut pas s'arrêter à ces choses-là. Et pitié, de grâce, arrêtons de caricaturer mes propos. I

l y a plein de gens qui ont compris ce que je voulais dire. Ce n'était absolument pas contre les marseillais. On a une identité marseillaise, on la revendique. On continuera à la promouvoir car c'est ce qui fait notre différence et on en est fier.

Benoît Payan, le nouveau maire de Marseille, avait annoncé vouloir vendre le stade Vélodrome... 

Ce n'est pas notre principale préoccupation. On est aujourd'hui l'opérateur exclusif de notre stade. C'était très important. Car tous les grands clubs européens sont les opérateurs exclusifs de leur stade. Ce n'était donc pas notre préoccupation première. 

On est un club de football, un investisseur important dans la ville. Le plus gros d'ailleurs, avec plus de 350 millions d'euros investis depuis quatre ans. On ne cherche pas de médaille de la ville ou de tapis rouge. On veut juste participer à l'essor, au développement, au rayonnement de Marseille car c'est la ville que l'on a choisie et on est y bien.

De bonnes relations avec la mairie de Marseille, est-ce important ?

C'est plus qu'important. On doit parvenir à nouer un partenariat très serréentre eux et nous. On a des intérêts communs et quand l'OM va bien, Marseille va bien. On accompagnera la nouvelle équipe municipale, on a envie qu'elle réussisse. Et j'espère que cette nouvelle équipe a envie que l'OM se développe.

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