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Jean-Marie Pasqualetti (Alès) : "En Coupe de France, on se fout des statistiques"

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Par , France Bleu Hérault

A la veille du seizième de finale de Coupe de France entre Alès (N3) et Montpellier (L1), le directeur sportif de l'OAC Jean-Marie Pasqualetti était l'invité de Bertrand Queneutte et Geoffrey Dernis dans 100% Paillade, sur France Bleu Hérault.

Alès va recevoir le MHSC pour son seizième de finale au stade Pibarot
Alès va recevoir le MHSC pour son seizième de finale au stade Pibarot © AFP - Guillaume Souvant

A combien estimez-vous les chances d'Alès de se qualifier ? 

Je ne sais pas. Je ne suis pas fan des stats, mais un club de D1 contre un club de N3, quatre divisions d'écart, on va dire une chance sur dix, deux chances sur dix. Aucune idée. Mais avec la Coupe, on se fout un peu des statistiques. On a 90 minutes pour renverser le club de L1 et faire l'exploit. Mais je n'arriverais pas à estimer ça. 

Quel est le profil de votre équipe, dont on dit que c'est une grosse formation de N3 ? 

Beaucoup de gens disent que c'est une grosse équipe parce que, un an en arrière, on a affiché notre volonté d'accéder à la N2 puis à la N1 dans un avenir proche si possible. On a affiché des ambitions, donc tout le monde nous considère comme un club avec une grosse équipe, un gros budget. Tout le monde nous voit au dessus du panier, mais les résultats en championnat ont montré que notre début de saison a été poussif, même si on a fait que six journées. On a un groupe qui a été constitué pour jouer le haut de tableau, je pense qu'on aurait pu trouver une stabilité sur le haut du classement. Notre équipe aurait-elle été au dessus en N3, je ne sais pas. On l'espérait. La reprise du championnat s'éloigne, mais on a le profil qui peut jouer le haut du classement.

Avez-vous le sentiment de ne pas jouer ce match à armes égales, par rapport à la pandémie et le fait que votre championnat est arrêté depuis fin octobre ? 

Biaisé, je ne sais pas si c'est le mot. Mais à armes égales, ce n'est pas le mot non plus. Le MHSC joue son championnat, joue régulièrement, ils ont la possibilité donc heureusement qu'on ne peut pas les rendre responsables de ça. Nous, on a pu passer quelques tours de coupe, donc on a un mois de compétition dans les jambes. Ce n'est pas les huit mois de Montpellier. Il y a un déséquilibre, oui. Un désavantage, sûrement. Mais le plus gros désavantage, ce sont quand même les quatre divisions d'écart à combler. 

A Alès, on supporte plutôt Nîmes ou Montpellier ? 

Bonne question. Je connais beaucoup d'alésiens qui vont à La Mosson, beaucoup qui vont aux Costières. Je ne sais pas si c'est 50/50, mais il y a un peu de tout. Nous, les derby c'est plutôt Nîmes et les relations de partenariat, c'est plutôt Montpellier. A l'époque, dans les années 90. Mais depuis le temps, on a de bonnes relations avec les deux clubs. On est content que Montpellier soit dans la première moitié du classement en Ligue 1, déçus du parcours du Nîmes Olympique pour l'instant. Mais on ne souhaite de mal à personne. Plus il y a de clubs dans l'élite autour de nous, plus ça brasse de bons joueurs. On souhaiterait arriver à les rejoindre. On sait le travail qu'on a à accomplir. On se structure, on connait  les étapes. On va essayer de construire cette nouvelle histoire, comme tout le monde, le plus rapidement possible. 

Votre papa José a joué à la Paillade (1979-1982) : en avez-vous des souvenirs ? 

Oui, j'ai quelques souvenirs. J'ai des souvenirs assez innocents, de parties de foot entre copains les jours de match, entre la tribune et le stade de la Mosson. Le club avait cinq ou six ans. Je suivais mon père sur les matchs, sur les terrains d'entraînement stabilisés derrière la Mosson, des bons petits souvenirs, je voyais les grands s'entraîner. Et puis en tant que spectateur, ce stade de la Mosson, avec cette Butte, c'est toujours impressionnant. Ce sentiment d'un club naissant, dynamique, familial et convivial, à l'image de ce qu'est la famille Nicollin. 

José Pasqualetti, votre papa, est-il resté attaché à la Paillade ?

Oui, c'est un club qui marque quand on y passe. Les relations existent et durent. Et puis il y avait un effectif important, des joueurs de qualité. Montpellier est un club familial. Dans les années 80, la convivialité, la solidarité, c'était marquant. Aujourd'hui, c'est une structure pro, avec des moyens financiers qui correspondent à la Ligue 1. On est loin des clubs des années 80, mais oui, il est encore attaché au MHSC. 

Est-ce un crève coeur de jouer ce match sans public, à huis-clos, alors que les supporters du MHSC sont par ailleurs interdits de déplacement, eux qui voulaient se masser devant le stade pour l'arriver du car héraultais ? 

Oui. Il y a eu deux aspect. Le sanitaire, mais on était prévenu, on n'est pas surpris. Tous les clubs sont confrontés à ça. Le deuxième aspect, de dernière minute, ce sont les éventuels mouvements de supporters, montpelliérains ou nîmois. Ceci a été totalement indépendant de notre volonté, ça ne concernait pas nos supporters. Et puis indépendant de note capacité d'organisation et de sécurisation du match, car c'était envisagé sur la voie publique. On risquait de subir l'obligation de se délocaliser. Finalement, il a été admis que ce match devait pouvoir s'organiser sur Alès, on en est plutôt content. On est déçu pour les supporters, parce qu'un seizième de finale c'est rare, contre un club de Ligue 1 encore plus rare, et contre un club voisin... encore plus rare ! Dommage, oui, que les alésiens ne puissent pas venir. On aurait largement rempli la tribune du stade Pibarot. On s'adapte depuis un an, avec la Covid-19, c'est dommageable de ne pas remplir ce stade qui l'aurait sûrement été en bleu et blanc. 

La pelouse est bonne ? 

Pour nous, elle est bonne. Pour les montpelliérains, peut-être un peu moins. On a essayé de faire rentrer des voitures pour l'abîmer un peu plus, mais ça n'a pas marché (rires). Nan mais ça va, on a pas à se plaindre de l'état de la pelouse. 

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