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JO 2016 - Deux médailles et des regrets pour les athlètes des Alpes-Maritimes

Par Jean-Baptiste Marie, France Bleu Azur dimanche 21 août 2016 à 20:53

Alexis Raynaud (à gauche) et Jean Quiquampoix, les deux seuls médaillés azuréens à Rio.
Alexis Raynaud (à gauche) et Jean Quiquampoix, les deux seuls médaillés azuréens à Rio. © Maxppp - montage

Clap de fin à Rio. Les Jeux Olympiques se sont achevés ce dimanche au Brésil. L'heure est au bilan pour l'équipe de France. Et il est historique : quarante-deux médailles! Pourtant, les sportifs de la Côte d'Azur ont été décevants : seulement deux podiums olympiques et aucune médaille d'or.

La France achève les JO 2016 à Rio avec son meilleur bilan de médailles depuis l'après-guerre. L'équipe tricolore olympique a remporté 42 breloques au Brésil (10 en or, 18 en argent et 14 en bronze). Le record de Pékin en 2008 a été battu. Et on ne peut pas dire que ça soit grâce aux sportifs azuréens (qu'ils soient nés dans les Alpes-Maritimes ou jouent dans un club du département). Tout le contraire des précédents JO.

Les athlètes du département avaient récoltés neuf médailles à Londres. Cinq en or : Emilie Fer (kayak), William Accambray, Xavier Barachet et Daouda Karaboué (hand-ball), Camille Muffat (natation 400 m), Yannick Agnel (natation 200 m) et Clément Lefert, Alain Bernard et Yannick Agnel (natation relais 4x100 m). Deux en argent : Camille Muffat (natation 200 m), Yannick Agnel et Clément Lefert (natation relais 4x200 m). Deux en bronze : Charlotte Bonnet et Camille Muffat (natation relais 4x200 m) et Hamilton Sabot (gymnastique).

Les tireurs antibois sauvent l'honneur

Cette année, le sport azuréen peut remercier Jean Quiquempoix et Alexis Raynaud. Les deux sociétaires du club de tir sportif d'Antibes ont glané les deux seules médailles de ces Jeux pour les athlètes des Alpes-Maritimes.

Le gendarme Quiquampoix a été le premier à offrir un podium à la Côte d'Azur. Pour sa première expérience olympique à 20 ans, il a remporté la médaille d'argent dans l'épreuve de vitesse olympique au pistolet. Il a éliminé un à un ses adversaires en finale, dont les redoutables chinois Zheng et Li, avant de s'incliner devant l'Allemand Christian Reitz, sacré champion olympique.

La réaction de Jean Quiquampoix, médaillé d'argent aux Jeux Olympiques.

Le lendemain, c'est son copain de club Alexis Raynaud qui a marché sur ses pas. Le Grassois a offert au Tir Sportif d'Antibes une deuxième journée d'émotions. Dans l'épreuve du tir à la carabine à 50 m trois positions, Raynaud s'est invité sur le podium. Une médaille olympique à 21 ans pour sa première participation aux JO. Un succès fêté en famille et avec ses camarades de club à l'aéroport de Nice, quelques jours après sa performance olympique.

Alexis Raynaud, médaillé olympique, ému par l'accueil des siens à l'aéroport de Nice

Au paragraphe "bilan positif", on peut aussi signaler la médaille d’argent remportée par Alexandra Lacrabère avec l’équipe de France féminine de handball. L'arrière était encore niçoise il y a quelques semaines. Lacrabère a porté le maillot de l’OGC Nice handball de 2014 à mai 2016.

Un coup dur

Un tournoi olympique peut parfois tourner au cauchemar. Dans le cas du gymnaste Samir Aït Saïd on peut parler de malédiction. Déjà à Londres en 2012, l’Antibois avait du déclarer forfait avant même le début de la compétition pour grave blessure au genou. Cette fois, sur le praticable brésilien, Aït Saïd a été victime d'une double fracture ouverte tibia-péroné après une mauvaise réception aux anneaux. Un coup du sort, en pleine épreuve par équipe, alors qu'il avait obtenu la troisième meilleure note la veille en individuel. Opéré à Rio, le gymnaste azuréen n’a aujourd'hui qu’un seul objectif : être à Tokyo aux JO de 2020.

L'horrible blessure de l'Antibois Samir Aït Saïd aux Jeux Olympiques à Rio. - Maxppp
L'horrible blessure de l'Antibois Samir Aït Saïd aux Jeux Olympiques à Rio. © Maxppp - .

Des déceptions

Champion du monde en 2013 sur les tatamis brésiliens, le judoka niçois Loïc Pietri voulait cette fois repartir de Rio avec l’or olympique. L’Azuréen n’accroche même pas le podium : Pietri a été sorti dès son premier combat en moins de 81 kilos par le Canadien Valois-Fortier.

En voile, le duo composé de l’Azuréen Sofian Bouvet et du Normand Jérémie Mion a déçu. Quatrième au dernier championnat du monde, champion d'Europe en titre en 470 et deuxième au "test event" (course de qualification olympique) sur le plan d’eau à Rio, le barreur d’Antibes et son équipier n’ont pu accrocher qu’une septième place.

Mais aussi :

  • Les volleyeurs français coachés par l’entraîneur du RC Cannes Laurent Tillie, originaire de Cagnes-sur-Mer comme son fils Kévin, réceptionneur-attaquant et le passeur de l’AS Cannes, Pierre Pujol. La France vainqueur de ligue mondiale en 2015 et championne d'Europe en titre n’a pas dépassé le premier tour du tournoi olympique.
  • Les footballeuses françaises, guidée par la gardienne azuréenne Sarah Bouhaddi, ont une fois de plus laissé passer l'occasion d'inscrire une ligne à leur palmarès. Les coéquipières de la Cannoise, originaire de Mouan-Sartoux, ont été éliminées en quart de finale par le Canada (1-0).

... et de l'espoir

La Niçoise Elodie Ravera-Scaramozzino est l'une des révélations de ces Jeux Olympiques. En aviron, l'Azuréenne et sa coéquipière Hélène Lefebvre ont conclu l'épreuve du deux de couple a une belle cinquième place en finale. L'aviron féminin n'avait plus remporté de médaille olympique depuis vingt ans. Elodie Ravera-Scaramozzino (bientôt 21 ans) et Hélène Lefebvre (25 ans) sont deux jeunes rameuses qui ont de la suite dans les idées : elles ont l'intention de voir le Japon et les JO de Tokyo.

Propulsée leader de l’équipe de France féminine de natation depuis le décès de son amie Camille Muffat, Charlotte Bonnet n’a pas ramené de médaille olympique de Rio. Contrairement à Londres où la nageuses de l’ONN avait glané le bronze avec les filles du relais tricolore (dont Muffat) sur le 4x200 m. Mais à 21 ans, Bonnet a encore plusieurs années devant elle. La Niçoise peut tout à fait être sur les plots de la piscine olympique à Tokyo en 2020. Elle tentera, sans doute, d’y aller en emmenant avec elle ses copines du club niçois Santamans, Hache, Wattel, etc.

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