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Jonas Omlin (Montpellier Hérault) : "J'ai désormais confiance en moi et dans l'équipe"

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Par , France Bleu Hérault

Arrivé l'été dernier, le grand gardien international suisse Jonas Omlin (1m90) s'impose et en impose de plus en plus, au MHSC. Âgé de 27 ans, il se montre décisif alors que son équipe encaisse moins de buts. Avant la venue de Lorient, en conférence de presse, il est apparu serein et confiant.

Jonas Omlin a disputé 23 matchs sur les 27 joués par Montpellier, cette saison
Jonas Omlin a disputé 23 matchs sur les 27 joués par Montpellier, cette saison © AFP - Pascal Guyot

Arrivé l'été dernier, le grand gardien international suisse de 27 ans Jonas Omlin (1m90) s'impose et en impose de plus en plus, au Montpellier Hérault en se montrant décisif alors que son équipe encaisse moins de buts. Interview avant la venue de Lorient.

Seulement quatre buts encaissés sur les cinq derniers matchs et des arrêts décisifs : avez-vous l'impression d'être enfin récompensé, à titre personnel ? 

J'ai attendu longtemps pour ça. Sur la première partie de saison, chaque frappe se transformait en but. C'était très frustrant pour moi, pour la défense et pour l'équipe. Maintenant, on défend mieux, on ne laisse pas grand chose à l'adversaire. Je peux faire des arrêts. C'est satisfaisant pour moi aussi, c'est clair. C'est plus simple de gagner en prenant moins de but. Avant, il nous fallait en marquer trois pour gagner, mais ce n'est pas possible de toujours marquer trois fois dans un match. On devait changer quelque chose. Et maintenant, on travaille très bien ensemble. Les attaquants travaillent défensivement et les quatre devant moi ont fait du bon boulot sur les derniers matchs. 

Jonas Omlin : "C'était très frustrant pour moi"

Est-ce qu'il ne vous a pas fallu une phase d'adaptation, finalement, pour donner le meilleur de vous-même ? 

Oui, je crois. C'était une situation spéciale pour moi : ma première fois dans un pays différent. Et puis, avec le Covid, c'était difficile d'arriver ici. Je ne pouvais pas faire grand chose en dehors du foot, je n'avais pas beaucoup de contact. Maintenant, je suis bien dans l'équipe, je peux m'exprimer, mais ça a pris du temps. Avec la situation, ça a pris plus de temps, même si mon adaptation aurait pu être plus rapide. J'aurais préféré que ça aille plus vite. En tous cas, j'ai désormais confiance en moi et dans l'équipe. 

Jonas Omlin : "C'était une situation spéciale pour moi"

Contre Reims, après une énorme parade sur une frappe de Cafaro, vous avez eu un geste marquant, vous avez serré les poings et crié. On a senti beaucoup de rage, c'était le cas ? 

Je crois que c'est la première fois que je fais ça ! Je n'ai pas très bien touché le ballon, mais j'ai tout de suite regardé derrière et j'ai vu que le ballon passait à côté du poteau. C'est pour ça que j'étais content, pas pour la qualité de mon arrêt, mais plutôt parce que cela permettait de garder le match nul. Elle vient de là, ma réaction. 

Jonas Omlin : "C'est la première fois que je fais ça"

Dans certaines situations, notamment les face à face, comme lors du match aller contre Strasbourg, vous ressemblez à Manuel Neuer : le style est-il comparable ? 

Dans un duel avec un attaquant, il existe beaucoup de techniques pour un gardien. Laquelle est la meilleure ? Je ne sais pas. Chaque gardien a la sienne. Le geste dépend aussi de la distance à laquelle on se trouve. Dans cette situation (face à Ludovic Ajorque contre Strasbourg à la Mosson, ndlr), j'ai décidé de faire ce que j'appelle la croix (les bras écartés, en angle droit, ndlr). Manuel Neuer fait beaucoup ça, c'est vrai. Il n'est pas le seul, mais c'est vrai qu'il maîtrise cette situation. Je pense que c'est une technique allemande. Les Allemands vont très vite et font très bien la croix. Ils sont très bons là dedans, parce qu'ils ont des grands gardiens, ils peuvent fermer beaucoup d'angles. 

Jonas Omlin : "Les allemands font très bien la croix"

Vous avez déjà dit que vous ne regardiez pas beaucoup de football à la télévision : pourquoi ? 

Peut-être parce que dans ma famille, quand j'étais jeune, on ne regardait pas beaucoup de foot. Aussi parce que maintenant, j'ai un petit garçon et il prend beaucoup de temps. Je passe du temps avec lui. Je ne vais pas regarder un match avec lui à côté. Et puis, regarder un match pendant 90 minutes, c'est trop long pour moi. Je préfère faire autre chose. Si c'est la finale de la Ligue des Champions, je vais peut-être regarder, parce que c'est un très gros match. Mais un match en pleine saison, comme Saint-Gall contre Lucerne en Suisse, par exemple, je ne regarde pas. Je regarde les meilleurs moments, éventuellement. En fait, si j'ai un ami dans l'équipe, je regarde son match, mais le sien, pas le reste. 

Jonas Omlin : "Regarder un match pendant 90 minutes, c'est trop pour moi"

Vous n'avez pas connu beaucoup de matchs avec du public, en France. Il vous manque ? 

Clairement, avec les spectateurs, c'est différent. C'est une très grande source de motivation pour les joueurs. Maintenant, ça fait presque un an que je joue sans spectateur, en Suisse aussi. Ce n'est pas le même football, mais on doit s'adapter. Le match reste le même. C'est peut-être juste un peu plus calme sur le terrain. Quand tu joues à l'extérieur, avec un stade plein, c'est un gros challenge. Et j'aime bien ça. 

Jonas Omlin : "Ce n'est pas le même football sans public"

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