Football

Journées de l'arbitrage dans le Val-de-Marne : "Les jeunes doivent apprendre à respecter l'arbitre"

Par Edouard Marguier, France Bleu jeudi 19 octobre 2017 à 9:18

Laurent Bruder pendant un match dans le Val-de-Marne.
Laurent Bruder pendant un match dans le Val-de-Marne. © Radio France - Edouard Marguier

Les journée annuelles de l'arbitrage se déroulent du 20 au 30 octobre pour mettre en avant le respect de ces femmes et ces hommes si importants dans les sports collectifs.

Le match de football entre cette équipe d'un quartier de Villiers-sur-Marne et celle d'un autre de Créteil s'est terminé sur un score vierge à Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne. Une rencontre comme il en existe des dizaines chaque semaine en Ile-de-France, sans enjeu particulier mais "ça n'a pas empêché deux joueurs de me crier dessus" a raconté l'arbitre à l'issue de la rencontre. Les journées de l'arbitrage qui se déroulent du 20 au 30 octobre serviront à faire connaître ces femmes et des hommes indispensables aux sports collectifs.

"Les jeunes doivent apprendre à respecter l'arbitre parce qu'on est pas là pour eux ni pour l'adversaire, on est là pour les deux équipes" a ajouté Laurent Bruder qui lui-même a failli abandonner le sifflet après avoir reçu deux coups de poings pendant une rencontre qui a mal tournée :

Une agression dans les années 2000 m'a fait arrêter deux saisons, mais à force on tourne en rond le dimanche matin, et, on se dit qu'on serait bien sur un terrain : alors c'est reparti !

Il fait donc partie des 150 arbitres professionnels et passionnés du Val-de-Marne qui ne pas font pas ça pour l'argent, "on ne vient pas prendre un chèque de 76 euros, encore mois quand j'en vois certains qui se font agresser donc il y a vraiment la passion qui existe".

Insultes beaucoup trop fréquentes

Le département a enregistré quatre agressions physiques la saison dernière. Ce chiffre est de 100 au niveau national. Mais cela ne prend pas en compte les agressions verbales qui sont habituelles : "Fils de...., je vais te défoncer" a déjà entendu ce joueur sur le terrain et le regrette : "l'arbitre, par crainte, se met à favoriser l'équipe la plus violente".

Dans les cas les plus graves, les arbitres ont la possibilité de faire un rapport auprès de la fédération française de football et le joueur violent risque la radiation à vie.