Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Justice : l'abbé soupçonné d'abus de faiblesse relaxé par le tribunal correctionnel de Nantes

-
Par , France Bleu Loire Océan

Le tribunal correctionnel a relaxé, ce jeudi, un abbé nantais, chef de file des "sédévacantistes". Il était jugé pour s'être fait remettre 345.000 euros par une paroissienne qui voulait faire "vœu de pauvreté".

L'abbé, soupçonné d'avoir extorqué des fonds à une croyante a été relaxé, ce jeudi après-midi, par le tribunal correctionnel de Nantes.
L'abbé, soupçonné d'avoir extorqué des fonds à une croyante a été relaxé, ce jeudi après-midi, par le tribunal correctionnel de Nantes. © Radio France - Pascale Boucherie

Nantes, France

La plaignante, accompagnée de trois proches, est restée à peine cinq minutes assise sur les bancs de la cinquième cour du tribunal correctionnel de Nantes, ce jeudi. Elle espérait une condamnation d'un abbé nantais soupçonné de lui avoir extorqué 345.000 euros. Le tribunal en a décidé autrement. Le chef de file des "sédévacantistes" a finalement été relaxé pour les faits "d'abus de faiblesse" qui lui étaient reprochés. 

Le tribunal estime que l'abbé n'a pas sollicité la généreuse donatrice

L'abbé de 68 ans, absent ce jeudi à l'audience, comparaissait pour "abus de faiblesse". Il était soupçonné d'avoir dépouillé une généreuse fidèle qui souhaitait faire "vœu de pauvreté" en 2011. Au total, la dame avait donné 345.000 euros à l'association cultuelle de Lépante, une association de dissidents catholiques extrêmes, que l'abbé présidait. 

Dans son rendu, le tribunal correctionnel de Nantes estime que la plaignante était certes vulnérable, mais cette dernière résulte "de ses convictions et de sa relation avec l'abbé". De son côté, le chef de file des "sédévacantistes" "pouvait avoir conscience de la vulnérabilité [de la donatrice] mais il doit y avoir un minimum d'action et de sollicitation" pour estimer d'un "abus de faiblesse".

Le tribunal n'a donc pas suivi le procureur de la République, qui avait réclamé 18 mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve de deux ans pour l'abbé. Le ministère public a désormais 10 jours pour faire appel de la décision.