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Karim Aklil, président de l'Athlético Marseille (N3) : "Beaucoup de gens pensent que nous sommes des fadas"

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Par , France Bleu Provence

Après la belle image laissée par son club, éliminé ce dimanche soir par Rennes (0-2), à Fos-sur-Mer, en 16e de finale de la Coupe de France, le président du deuxième club de la ville, situé dans les quartiers nord de la ville, a fait part de ses énormes ambitions: le monde professionnel.

Karim Aklil, président de l'Athlético Marseille
Karim Aklil, président de l'Athlético Marseille © Maxppp - VALLAURI Nicolas

Karim Aklil, président de l'Athlético Marseille (N3), revient sur le 16e de finale de Coupe de France disputé dimanche par son équipe face aux Stade Rennais (L1). Si la victoire n'a pas été au rendez-vous, le patron du club marseillais affiche sa fierté.

Quel est votre sentiment après cette élimination?

Je suis très fier de l’attitude de mes joueurs. Ils ont montré que malgré la différence importante entre la Ligue 1 et la National 3, on les a bousculés. Ils ont démontré qu’avec l’envie et l’agressivité dans le bon sens du terme, on était capables de les bousculer. On a manqué de réalisme à trois reprises. Cela aurait pu gagner la physionomie du match. Mais ce qui fait la différence avec les clubs professionnels comme le Stade Rennais, qui a un très bon niveau de jeu, c’est deux occasions, deux buts. Nous, on en a eu trois et on ne les as pas mise. Mais on est très fier de l'attitude des joueurs.

Les incidents en fin de match (match arrêté à deux reprises, pendant 15 minutes au total) ont-ils gâché la fête ?

Non, cela n’a pas gâché quoi que ce soir. Je suis surtout très content qu’il n’y ait pas eu d’incident majeur. Ce sont des supporters de l’Olympique de Marseille. Nous sommes très fiers de les avoir reçus puisque ce sont des groupes de supporters emblématiques qu’est ce grand club qu’est l’Olympique de Marseille. Nous sommes très heureux de les voir adhérer à notre projet en venant nous supporter. Néanmoins, il peut arriver parfois ces écarts concernant les fumigènes et quelques jets de bouteilles qui ont eu lieu. Mais je suis très heureux aussi d’avoir à mes côtés Mamadou Niang (directeur sportif de l’Athlético Marseille), qui est une référence pour ces garçons. Ils l’ont écouté comme un grand frère, nous sommes allés leur parler et tout s’est arrêté.

Karim Aklil rêve d'un deuxième club de foot professionnel à Marseille

Sur le plan technique, c’était vraiment bien. Cela vous donne-t-il confiance pour la montée en Nationale 2, votre objectif ?

C’est notre objectif principal. On ne le cache pas, c’est une remontée en National 2 puis en National 1. Beaucoup de gens pensent que nous sommes, comme on le dirait à Marseille, des "fadas", de penser que nous pourrions devenir un jour un club professionnel et aller dans l’élite. Je ne veux qu’imiter des clubs qui ont eu la même histoire, des clubs comme Rodez, actuellement en Ligue 2, ou comme Le Mans, revenu de National 3. Nous serons patients, nous allons travailler. Il est parfois difficile dans un contexte comme Marseille où il y a plusieurs clubs et qu’il n’y a la place que pour un club dans la tête de beaucoup de gens. Mais j’essaie de démonter corps et âmes qu’une métropole aussi importe que Marseille peut imiter de grands métropoles européennes telles que Londres, Rome, Barcelone ou Madrid. Marseille est la deuxième ville de France. Nous nous battons donc contre ces a-priori, contre beaucoup de choses. Mais on est très fiers d’être-là. On montre dans nos performances que l’on est présent.

Surtout quand on repense aux bâtons dans les roues que l’on vous a mis en début de saison ?

C’est très compliqué, d’autant que nous sommes dans une démarche complètement mécène avec Souleymane Diawara (ancien joueur professionnel, passé notamment par l'OM), Cyril Hanouna (animateur télé) qui était avec nous ce soir (dimanche) et qui nous a fait la joie d’être présent et de supporter son équipe. Bon nombre de mécènes font partie de cette aventure. Et forcément, cela dérange très sérieusement. Je l’assume quand je tiens ces propos.

Mais qui ?

Je ne suis pas là dans un règlement de comptes, je suis là juste pour vous dire qu’il y a un contexte. On n’a qu’à lire la presse. Un élu vient de dire qu’il n’y avait pas de place pour un deuxième club à Marseille et que tous les sponsors… alors je ne sais pas, il a limité les sponsors à la vie d’un club et qu’il n’y aurait jamais la place pour un deuxième club marseillais. Je trouve cela triste. Mais je reste un homme de challenges. Par le passé, on m’a beaucoup démotivé sur d’autres projets. Comme ce fameux concert au stade de France, "Urban Peace". On m’avait dit que jamais je ne pourrais monter une grande opération autour du rap car le rap est nocif et qu’il y aurait des débordements au stade en 2002. Je l’ai réussi et il y a beaucoup de similitudes entre ces deux projets. Je suis à l’origine de ces deux projets, très fier de le faire et je combattrai jusqu’au bout pour montrer que l’on est capable de mener à bien à Marseille des projets malgré que l’on ne nous facilite pas les choses.

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