Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Football

Le président du Tours FC s'explique sur la rétrogradation du club et l'appel de la décision

-
Par , France Bleu Touraine

La semaine dernière, la DNCG a prononcé la rétrogradation administrative du Tours FC en Nationale 3. Le président du club a décidé de faire appel de la décision. Il évoque une ardoise de 1,2 million d'euros. Le maire de Tours aurait été appelé à la rescousse, en vain.

Le président du Tours FC, Jean-Marc Ettori
Le président du Tours FC, Jean-Marc Ettori © Maxppp - Philippe Renault/Ouest-France/Maxppp

Tours, France

Le président du Tours FC, Jean-Marc Ettori, a officiellement fait appel ce mercredi 3 juillet de la rétrogradation administrative du club en Nationale 3. Une décision prise la semaine dernière par la DNCG (la direction nationale de contrôle et de gestion), le gendarme financier du foot français. Cet appel sera examiné soit le mardi 9 juillet, soit le jeudi 11 juillet, en fonction de l'ordre du jour. La décision sera connue sous 24h alors que le championnat de N2 ou N3 va débuter à partir de la deuxième quinzaine du mois d'août. 

Une ardoise de 1,2 million d'euros

Le président du Tours FC Jean-Marc Ettori que nous avons contacté, et qui "reconnait des mauvais choix sportifs depuis 2 ans" alors que le club évoluait encore en Ligue 2, explique que c'est bien la situation financière du club qui pose problème. Il parle des 750.000 euros qu'il réclame à l'ancien président Sebag pour la gestion du club avant le rachat, avec un volet dette de 300.000 euros et un volet pénalités de 350.000 euros, une affaire qui dure depuis quatre ans et dont une partie "a été examinée fin mai par le tribunal de commerce de Tours mais dont le jugement ne sera rendu que le 12 novembre".

Il ne reste qu'une dizaine de joueurs de l'effectif de la saison 2018/2019

Il y a aussi les 478.000 euros que doit Max Marty, l'ancien manager au club, pour des salaires indûment perçus. Malgré une condamnation définitive par la Cour de cassation, Max Marty n'aurait encore rien versé. Si vous ajoutez à cela, plus de 300.000 euros de TVA et d'Ursaff, sans oublier les pénalités, c'est une ardoise de 1,2 million d'euros que présente le club. Malgré un temps de réflexion, le président Ettori explique qu'il "a décidé de faire appel, même si'il a souhaité tout abandonner". Jean-Marc Ettori sera entendu le 9 ou le 11 juillet. Il va devoir présenter un bilan comptable plus acceptable, autant dire qu'il va remettre la main au porte-monnaie et remettre de l'ordre dans les finances du club. Le club ayant perdu le statut pro, tous les joueurs de la saison 2018/2019 avaient le droit de s'en aller. "Une vingtaine de joueurs sont donc partis" explique Jean-Marc Ettori. "Il n'en reste qu'une dizaine"

Le maire de Tours ne répond jamais à nos demandes pour essayer de sauver le club

Jean-Marc Ettori explique aussi que malgré ses multiples sollicitations, la ville de Tours ne se soucie pas de l'avenir du Tours FC. "On a demandé un montant symbolique pour pouvoir continuer de jouer à la Vallée du Cher car on ne peut pas payer 10.000 euros pour chaque match. Nous n'avons eu aucune réponse de Christophe Bouchet alors que le Tours FC, par ses contributions, a versé pas mal d'argent à la ville ces dernières années. Le club ayant perdu le statut pro, la municipalité peut désormais aider le club", explique Jean-Marc Ettori. Il constate que pour les 400.000 euros de redressement fiscal du TVB en 2017, les collectivités se sont mobilisées rapidement. Le Tours FC, selon lui, "n'est pas aidé depuis 5 ans, comme si on voulait le liquider pour le racheter pour 1 euro symbolique"

Une plainte auprès du parquet national financier pour matchs truqués

Par ailleurs, le président du Tours FC précise qu'il a déposé plainte pour des suspicions de 3 matchs truqués, auprès du parquet national financier de Paris. Il s'agit du match Concarneau / Bourg-en-Bresse, dernier match du championnat de Nationale qui s'est soldé par un nul 0 partout. Les deux équipes ayant besoin d'un score de parité pour se maintenir. Le match de Nationale Rodez / Lyon-la-Duchère et la rencontre de Ligue 2 Sochaux /Grenoble sont aussi dans le viseur du président Ettori. Deux dernières rencontres qui font l'objet d'une enquête préliminaire du parquet de paris ouverte le 6 juin. L'enjeu, ce sont d'éventuelles sanctions qui pourraient permettre à Tours d'être repêché en Nationale.  

Jean-Marc Ettori, en plus de sa plainte auprès du PNF,  a aussi alerté la Fédération par courrier, à deux reprises. Deux lettres restées sans réponse, dit-il.