Football

Ligue 1 : l'OM tenu en échec au Vélodrome pour la reprise

Par Rosalie Lafarge, France Bleu Provence et France Bleu lundi 15 août 2016 à 9:30

Le stade Vélodrome de Marseille
Le stade Vélodrome de Marseille © Maxppp - -

Match nul 0-0 ce dimanche soir au Vélodrome pour le premier rendez-vous de la saison de Ligue 1 de l'Olympique de Marseille. Les Marseillais ont été tenus en échec par Toulouse.

Pauvreté dans le jeu, sifflets des supporters et incapacité de gagner à domicile, l'Olympique de Marseille débute la saison de Ligue 1 sur la même lancée que la précédente. Dimanche, pour la première journée du championnat, les Marseillais n'ont pas convaincu avec ce match nul 0-0 contre Toulouse au Vélodrome.

Le nouvel OM ne s'est procuré que trois occasions franches, dont deux en une minute pour Bafétimbi Gomis. Pas de quoi, a priori, séduire un acheteur pour le club, ni de nouveaux abonnés.

"Au moins on n'a pas perdu, je ne suis pas déçu du match qui aurait pu tourner en notre faveur." - Franck Passi, l'entraîneur

La dernière demi-heure a été meilleure, mais les Marseillais n'ont pas éloigné les fantômes de la saison dernière, avec trois toutes petites victoires au Vélodrome.

Tous les joueurs ont un peu déçu, sauf Saïf-Eddine Khaoui, entré à la pause à la place d'un Florian Thauvin éteint, et qui a donné les deux passes à Gomis (63, 64), et dans une moindre mesure Doria, qui découvrait la L1, deux ans après son arrivée au club.

"On ne s'attendait pas à grand chose compte tenu des joueurs partis et de ceux qui sont arrivés, analyse André de Rocca, spécialiste OM de France Bleu Provence, mais avec six matchs de préparation, on se disait que les Olympiens avaient eu le temps de se connaître. Apparemment non, et le football a beau être une langue universelle, quelque fois on ne se comprend pas".

Difficile en défense

Renié par Marcelo Bielsa et deux fois prêté, au Sao Paulo FC puis à Grenade, Doria a enfin joué en championnat. Le Brésilien a montré des choses intéressantes, notamment dans sa capacité à relancer rapidement, mais a aussi pris un carton jaune pour une intervention en retard sur le remuant Somalia (58).

La charnière formée avec Tomas Hubocan n'a pas rencontré de difficultés majeures, mais il faudra perfectionner les automatismes dans une défense qui ne parle pas la même langue, entre le portugais, le slovaque de l'autre central, le japonais d'Hiroki Sakai et le Néerlandais de Karim Rekik, entré en jeu dès la 16e minute à un inhabituel poste d'arrière-gauche après la sortie d'Henri Bedimo, qui s'est ressenti de sa blessure à une cuisse, a expliqué Passi après le match.

La paire Diaby-Diarra éteinte

La paire de récupérateur Abou Diaby-Lassana Diarra parle la même langue, celle du football, mais les deux internationaux français, pour la première fois titularisés ensemble depuis le 3 avril à Bastia (défaite 2-1), n'étaient pas dans un grand soir.

Diaby a raté beaucoup de choses, gâchant par exemple une belle position de frappe (57), et le capitaine "Lass" n'a pas eu son rayonnement habituel. Il a même offert une frappe à Oscar Trejo en perdant un ballon dans sa surface, mais Yohann Pelé s'est détendu (33), la seule vraie occasion du Téfécé.

"Je suis déçu par le collectif, poursuit André de Rocca, on n'a trouvé aucune fluidité dans cette rencontre, de temps en temps certains joueurs se sont mis deux minutes en avant, mais ce qui m'interpelle, c'est le milieu de terrain : parce qu'avec Diabby, Diarra et Cabella, on pourrait dire qu'on a le meilleur milieu de terrain de France derrière le PSG, mais ces trois là ne sont pas encore en osmose".

Diaby a joué une heure avant d'être remplacé par Zinédine Machach.

Devant, Rémy Cabella n'a pas trouvé beaucoup de solutions dans son rôle de meneur de jeu, mais il s'est créé l'occasion la plus dangereuse de la première période, une frappe sur le poteau après un joli jeu à trois avec "Bafé" Gomis et Thauvin (25).

L'ex-panthère noire Gomis aurait pu sur sa minute de feu éviter à l'OM de commencer par un nul, mais il a trop croisé sa frappe (63), puis sa tête sur un corner de Khaoui a permis à Alban Lafont de rappeler pourquoi il était le plus jeune gardien titulaire de L1, à 17 ans (64).

Toulouse a pris un point là où il avait commencé sa folle remontée jusqu'au maintien l'an dernier, après l'arrivée sur le banc de Pascal Dupraz. L'OM lui n'a que des mauvais souvenirs de la dernière saison.

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