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Football DOSSIER : Coupe du monde féminine de football 2019

Coupe du monde féminine 2019 : à Dijon, l'USCD apprend aux filles à jouer au football

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Par , France Bleu Bourgogne

Le football féminin commence à connaître un certain engouement, et le Mondial qui va se dérouler en France à partir de ce vendredi 7 juin va sans doute encourager de nouvelles vocations. Le club dijonnais USC a ouvert une école de foot féminine depuis un an et a organisé des portes ouvertes.

Tony, entraîneur,  avec le groupe de filles auquel il enseigne les subtilités du football
Tony, entraîneur, avec le groupe de filles auquel il enseigne les subtilités du football © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Le football, ce n'est pas que pour les garçons. Le Mondial féminin de football qui débutera ce 7 juin, et pour lequel la Dijonnaise Elise Bussaglia est sélectionnée, va sans doute encourager des vocations de joueuses. Pour tenir compte de ces attentes, l'USC Dijon, club omnisports, a ouvert depuis un an une école féminine de football au stade des Bourroches.

« Ça amène une autre image au club et ça commence vraiment à prendre forme », se réjouit le responsable technique Mehdi Smah. « quand on voit qu’en une saison, on a réussi à avoir 16 filles chez les plus grandes, et 4 à 5 chez les plus petites, on voit l’engouement. Sur tous les plateaux organisés par le district et les clubs de Côte-d’Or, on voit vraiment une multitude de filles, et leur nombre ne fait que grandir, c’est appréciable».

Pour voir l’entraînement de ces jeunes joueuses en herbe de 6 à 12 ans, et découvrir cette possibilité offerte aux filles, l’USC Dijon football a organisé plusieurs journées portes ouvertes. La dernière a eu lieu le 6 juin, la veille du coup d’envoi du Mondial féminin. 

Accoudée à la barrière, Alexia observe sa fille qui shoote vigoureusement dans un ballon. Laurette n’a que 6 ans. C’est elle qui a réclamé à sa maman son inscription dans un club, après une initiation au printemps 2018 au parc de la Colombière. Inscrite l’an dernier, la fillette a depuis fait des progrès qui étonnent sa maman, notamment en ce qui concerne la coordination des gestes.

L'école de football féminine compte une vingtaine de joueuses de 6 à 12 ans. - Radio France
L'école de football féminine compte une vingtaine de joueuses de 6 à 12 ans. © Radio France - Jacky Page

S'imposer face aux garçons

Assis au bord du terrain, Claude regarde s’entraîner sa petite-fille. Ce grand-père accompagne régulièrement Élisa, 10 ans, au stade des Bourroches : « c’est super, de voir des gamines qui rivalisent avec les hommes, le foot, ce n’est pas seulement masculin. » Il se réjouit de la coupe du monde féminine qui approche : « le jeu féminin est pur, complètement différent du jeu masculin, où il y a plus de mauvais coups. Alors que les joueuses se relèvent vite, elles en veulent, elles jouent et il n’y a pas de coup fourré ». 

C'est en voyant un match de foot féminin que sa petite-fille, Élisa, qui jusqu’ici faisait de la danse et de l’équitation, a attrapé le virus du foot : « j’ai regardé à la télé, ça m’a plu, alors j’ai décidé d’en faire si ça me plaisait. Ce qui me plaît c’est le jeu d ‘équipe, on est toutes solidaires ». Et tant pis si les garçons jouent les machos dédaigneux vis-à-vis de ces filles qui se mettent à taper comme eux dans un ballon, comme le disent à l’unisson les co-équipières d’Élisa : « ils se croient forts, mais il y a des fois où ils abusent quand même un peu, _ils nous disent qu’on est nulles_, on n’a pas le même niveau qu’eux, mais on fait de notre mieux ».

Football féminin : combien de licenciées en France - Visactu
Football féminin : combien de licenciées en France © Visactu

Une approche de football loisir

Heureusement, les entraîneurs sont sympas : « ils sont plus durs avec les garçons qu’avec nous ». Tony Siopathis est l’un des entraîneurs, et il s’explique sur cette différence de traitement : « je ne suis pas plus laxiste avec elles, mais je suis beaucoup plus patient. C’est pour ne pas les dégoûter du football, pour faire en sorte que l’année prochaine elles reviennent. On n’est pas encore sur du foot compétition, mais du foot loisir ». En tout cas la tactique semble efficace. L’une des jeunes joueuses témoigne que depuis qu’elle raconte autour d’elle qu’elle joue au foot, deux de ses copines s’y sont mises aussi. Et qui sait, on retrouvera peut-être un jour l’une de ces apprenties footballeuses dans l’équipe de France.

Le programme de la coupe du monde féminine 2019 - Visactu
Le programme de la coupe du monde féminine 2019 © Visactu