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Société

Projet de coopérative à Dijon : "la mort, ce n'est plus tabou"

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Par , , France Bleu Bourgogne

Vendredi 1er novembre, veille du jour des morts, ce matin on parle des obsèques, et de leur coût : environ 3500 euros en moyenne. Mais certains se battent pour réduire les frais : à Dijon, Florence Bardon nous explique son projet de coopérative funéraire.

En Côte-d'Or, Florence Bardon veut créer une coopérative funéraire
En Côte-d'Or, Florence Bardon veut créer une coopérative funéraire © Radio France - Arnaud Racapé

Une coopérative funéraire bientôt en Côte-d'Or

La structure devrait voir le jour dans les prochains mois, sans doute au cours du premier semestre 2020. Mais c'est quoi une coopérative funéraire ? "C'est une société de pompes funèbres, avec les mêmes prestations" détaille Florence Bardon, "sauf que les salariés, les familles, les collectivités, seront actionnaires de l'entreprise. Une coopérative n'a pas de but lucratif, ça peut donc changer les prix, et puis les familles seront impliquées, donneront leur avis, leurs idées, parce que jusqu'à présent elles subissent les choses."

"On fait confiance à la société de pompes funèbres, sans réfléchir à ce qu'il y a derrière"

L'interview de Florence Bardon en intégralité

Si les prix sont si élevés, ce n'est pas seulement parce que les obsèques coûtent cher. Souvent, les familles dans le deuil se voient proposer des options quelque peu inutiles et coûteuses, qu'elles acceptent sans sourciller. 

"Ce n'est pas qu'on leur impose les choses", nuance Florence Bardon, "mais elles n'ont pas l'explication de ce qu'il y a derrière ces options. Souvent, on fait ça dans la peine, on fait confiance à la société de pompes funèbres, sans vraiment réfléchir à ce qu'il y a derrière. Nous, on veut prendre le temps, on fait déjà de l'information en amont, avec des cafés funéraire,s des ateliers, des salles de réflexion, pour déjà expliquer les choses." 

De quelles options parle-t-on ? "Par exemple, le capiton dans un cercueil, ce n'est pas obligatoire. et ç'a un coût ! Autre chose : les soins de conservations sont conseillés, mais pas obligatoires, on peut s'en passer si la personne ne va pas en salon, elle peut ne pas avoir besoin de soins." 

Projet écolo

Ce projet de coopérative funéraire a aussi une dimension écologique, à en croire sa fondatrice : "il y a des options qui existent auxquelles on ne pense pas toujours. A la place des soins de conservation, des sachets de charbon végétal qui peuvent être déposés sur le corps. Les cercueils en carton, on en parle beaucoup pour la crémation, mais c'est encore plus intéressant écologiquement pour l'inhumation."

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