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Football

La plus cruelle et la plus belle défaite du FC Sochaux-Montbéliard

samedi 9 juin 2018 à 7:08 Par Hervé Blanchard, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Lorraine Nord

Le 11 juin 1988, le FCSM perdait la finale de la Coupe de France face à Metz. Trente ans plus tard, aucun supporteur sochalien de l'époque n'a oublié le dernier tir au but raté de Mickaël Madar. Mais cette année là, Sochaux a surtout marqué l'histoire du football en pratiquant un jeu de rêve.

Mickaël Madar s'effondre après avoir manqué le penalty qui offre la coupe de France à Metz
Mickaël Madar s'effondre après avoir manqué le penalty qui offre la coupe de France à Metz - FFF (capture d'écran)

Sochaux, France

C'est certainement la plus cruelle et en même temps la plus belle défaite du FC Sochaux Montbéliard. Et elle a 30 ans déjà !!! 30 ans (le 11 juin 1988) que le FCSM perdait en finale de la Coupe de France de football face au FC Metz. Avec ce dénouement terrible, ce dernier tir au but raté par Mickaël Madar qui précipite la défaite des jaune et bleu. Cette finale perdue est encore dans toutes les têtes des fidèles supporteurs sochaliens de l'époque. Il leur est juste impossible d'oublier cette épopée, ce jeu flamboyant, cette génération exceptionnelle de joueurs. Faut-il rappeler que cette saison-là, Sochaux évoluait en Division 2, et qu'il avait littéralement survolé son championnat.

"De la tristesse et de la fierté"- Laurent Croci, défenseur du FCSM lors de la finale 1988

Laurent Croci faisait partie de cette équipe sochalienne. L'arrière droit de l'époque (aujourd'hui reconverti dans l'hôtellerie sur la région bordelaise) garde un souvenir très fort de cette finale "C'est très loin mais malheureusement, chaque finale, quand vous voyez les perdants, les larmes aux yeux en train de regarder les vainqueurs soulever la coupe, il y a toujours ce souvenir qui revient, cette tristesse. Mais on était aussi très fiers de ce que l'on a réalisé. On était en D2 cette saison-là et on était juste irrésistibles dans ce championnat (2 défaites seulement, meilleure attaque, meilleure défense, et une victoire mémorable à Lyon 7-1). En coupe de France, on avait éliminé en match aller/retour des équipes de Division 1 (PSG, Montpellier, Lens et Nice en demi-finale). On avait un bon coach (Sylvester Takac), un bon staff, de bons dirigeants, on était en pleine confiance pour jouer un jeu "à la sochalienne".

Madar, le tir au but qui fait pleurer le peuple sochalien

De cette finale contre Metz, on retient la fantastique reprise de volée de Stéphane Paille sur une ouverture lumineuse de Fabrice Henry, un bijou absolu. Mais les Lorrains égalisent avant la pause et poussent les jaune et bleu jusqu'à l'épreuve fatidique des tirs au but. Vient alors l'ultime tentative d'un jeune sochalien. Mickaël Madar, tout juste 20 ans, voit sa frappe détournée par Michel Ettorre, le gardien messin. L'attaquant sochalien s'écroule sur la pelouse du Parc des Princes et dans les tribunes, les supporteurs du FCSM sont effondrés comme William "J'ai mis ma tête dans mes mains comme Madar, et j'ai pleuré, on pleurait tous dans la tribune des supporteurs sochaliens" confie ce fidèle des jaune et bleu.

"Il y a prescription" -Mickaël Madar sur son tir au but raté contre Metz

Mickaël Madar est malgré lui associé à jamais à ce terrible dénouement de cette finale de la coupe de France 1988. L'ex-attaquant, aujourd'hui consultant télé, nous confiait en 2016 qu'il voulait que l'on passe à autre chose "J'ai reçu beaucoup de messages de soutien à la suite de ce tir au but raté, mais il y a eu quand même quelques personnes qui étaient agressives ou qui commençaient à en parler mais un peu méchamment, mais bon après, il faut faire abstraction de tout ça et passer à autre chose. _Il y a vraiment prescription aujourd'hui_" conclut-il.

Un football de rêve

Parce que trente ans plus tard, le supporteur du FC Sochaux-Montbéliard sait aussi que son équipe à l'époque pratiquait juste un football absolument remarquable "On jouait pour attaquer, on ne s'ennuyait pas quand on venait à Bonal, c'était surtout la qualité du jeu d'une génération exceptionnelle de joueurs " se rappelle Laurent Croci. Dont un certain Stéphane Paille. L'ex-buteur sochalien de l'époque, décédé en juin 2017 à l'âge de 52 ans, nous confiait en 2007 (quelques jours avant la finale remportée par le FCSM contre Marseille) que le Sochaux de l'année 88 était une véritable référence dans le football français "Je me souviens", disait-il, "que des directeurs sportifs de clubs de Division Une venaient voir le football que l'on pratiquait. C'était vraiment un football de rêve, que je n'ai jamais retrouvé malheureusement".

Philippe Morin l'un des fers de lance de l'attaque sochalienne lors de cette finale de 1988 - Aucun(e)
Philippe Morin l'un des fers de lance de l'attaque sochalienne lors de cette finale de 1988 - Archives FCSM