Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Football

Le football sous vidéosurveillance

jeudi 30 mars 2017 à 10:13 Par Hélène Battini et Jean Pruneta, France Bleu RCFM

L'intégration de la vidéo dans le football : la question est en débat depuis de nombreuses années mais l'idée fait son chemin et les choses avancent ! Pour preuve son application à titre expérimental ce mardi à l'occasion du match amical France Espagne.

Football France-Espagne match amical Photo: l'arbitre felix Zwayer valide le deuxième but espagnol après avoir consulter la vidéo
Football France-Espagne match amical Photo: l'arbitre felix Zwayer valide le deuxième but espagnol après avoir consulter la vidéo © Maxppp - maxppp

Corse, France

Le coup d’essai

Pour cette première, le champ d'intervention de la vidéo était limité à quatre situations bien précises :

- Après un but "litigieux" pour vérifier si une infraction aurait échappé à l'arbitre central (hors-jeu ou faute d'un attaquant) ;

- Sur une situation de penalty, pour juger de sa validité ;

- Sur un carton jaune pour vérifier si l'identité du sanctionné est la bonne ;

- Sur un carton rouge direct.

Le dernier mot restera à l'arbitre central mais celui-ci pourrait bénéficier d'une aide réelle et rapide en cas de situations litigieuses.

Une initiative appréciée par Olivier Pantaloni, l'entraineur de l'ACA : « Je pense que ça peut être une bonne chose. Le jeu va de plus en plus vite. Il y a une exigence au niveau des décisions arbitrales de la part des staffs et des joueurs qui est de plus en plus importante. Aujourd’hui les enjeux sont tout aussi importants. Une aide supplémentaires pour les arbitres, ce n’est pas superflu je pense…c’est un plus qui le permettra d’être plus sûrs de leurs décisions. »

Le revers de la médaille

Stéphane Rossi, l'entraineur du club de nationale bastiais du CAB, est plus mesuré. Pour lui il ne faut pas avoir d'avis aussi tranché. Stéphane Rossi invité des petits déjeuner de RCFM et de Caroline Filippi ce jeudi 30 mars.

« L’histoire du football a été écrite sans la vidéo, avec des erreurs, des faits de jeu qui l’ont marqué et aujourd’hui ça prendrait un tournant radical. Ce qui s’est passé sur le match de l’équipe de France c’est des situations bien précises où il n’y a pas lieu de contester. Même avec la vidéo il peut y avoir matière à discussion, et sur un arrêt de jeu ça peut durer longtemps et peut être que le jeu va perdre en intensité et en qualité. - Contrairement au rugby ou le jeu continu, là ça s’arrête- Le rugby c’est beaucoup plus saccadé que le football, le football se joue avec des temps de jeu beaucoup plus longs que le rugby. Quand ça se passe bien pas de soucis, mais il y a deux choses fondamentales. La première c’est qu’on joue sur les émotions des gens. Quand Griezmann marque son but, tout le monde le félicite, et la vidéo atteste qu’il n’y a pas but, donc le public ne comprend pas. Après il y a cette histoire d’arrêt de jeu, il peut y avoir d’autres contestations qui viennent se greffer quand le cas n’est pas si flagrant de ce qu’on a pu voir ».

Pour l'instant, l'utilisation de la vidéo reste à un stade expérimental, mais son intégration officielle dans les lois du jeu pourrait très bien faire son apparition pour la Coupe du monde 2018 en Russie.