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Football

Le J-2 | Les 5 raisons de croire à une qualification du Stade de Reims en Coupe d'Europe...ou pas !

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Alors que les Rémois entament le sprint final de leur saison de Ligue 1 à Strasbourg ce mercredi (19h), plusieurs paramètres laissent penser que décrocher une 5e ou 4e place est dans les cordes de l'équipe. D'autres inspirent la prudence. Etat des lieux.

Rémi Oudin et ses coéquipiers ont bien l'intention de jouer leur chance jusqu'au bout.
Rémi Oudin et ses coéquipiers ont bien l'intention de jouer leur chance jusqu'au bout. © AFP - AFP

Reims, France

Le Stade de Reims s'apprête donc à se lancer dans la course à l'Europe alors qu'à ce moment de la saison, le club s'attendait plus à vivre une lutte pour le maintien. Les Rémois vont disputer 9 matches, 4 à domicile (Lille, Saint-Etienne, Nîmes, Paris SG) et 5 à l'extérieur (Strasbourg, Monaco, Angers, Caen, Bordeaux) pour se donner les moyens d'accrocher au moins la 5e place qui selon toutes vraisemblances, devrait permettre de disputer la phase de poule de la Ligue Europa la saison prochaine. Drôle de programme pour un promu qui un an après avoir dominé la Ligue 2, s'illustre au plus au niveau avec la ferme intention de croire en ses rêves. Mais ces rêves sont-ils raisonnables ? Le Stade de Reims est-il vraiment taillé pour se livrer dans une telle bataille ? Reims peut-il vraiment décrocher cette place en fin de saison. Voici notre baromètre avec les raisons de croire en cette quête européenne...ou pas !

Les 5 raisons d'en douter

  • Le Stade de Reims va lutter avec des spécialistes

Avec Reims, on peut estimer que 5 autres équipes vont se battre pour accrocher la 4e ou la 5e place. Et si Montpellier parait novice dans l'exercice, Saint-Etienne, Marseille, Rennes et même Nice sont plutôt habitués à livrer cette bataille de fin de saison. Rennes l'a fait lors du précédent exercice en décrochant une place dans les deux dernières journées. Saint-Etienne et Marseille sont programmés pour cet objectif. Nice, même en difficulté notamment en attaque et dans le jeu, arrive à grignoter des points. On peut donc estimer qu'il y aura 2 fauteuils pour 6 et que Reims est plus que jamais le dernier des outsiders.

  • Un calendrier difficile

On peut toujours voir les choses du bon côté : Reims va recevoir son principal concurrent direct :  l'AS Saint-Etienne. Mais les 8 autres matches n'auront rien de simple, ne serait-ce que sur le papier. Il faudra aller à Strasbourg, certes avec les émotions de la victoire en Coupe de la Ligue à gérer, mais qui sera soutenu par un stade comble et en fête. Puis recevoir Lille trois jours plus tard, qui lutte dans la cours des grands pour une place en Ligue des Champions, aller à Monaco qui a changé son effectif en janvier et qui prépare la saison prochaine. Se déplacer à Angers, qui n'a plus aucune ambition en championnat, mais qui reste très difficile à manier sur sa pelouse du Stade Raymond-Kopa. Viendra ensuite Nîmes, le trublion de la Ligue 1 capable de tout, partout... Puis il faudra enchainer par deux déplacements à Caen, qui à 3 journées de la fin aura le couteau entre les dents pour tenter d'accrocher le maintien, puis à Bordeaux. 

Enfin Reims terminera sa saison en recevant le futur champion de France, le Paris Saint-Germain. Et quand on sait que la dernière journée fait souvent bouger les lignes, il est presque certains que si les Rémois sont toujours dans la course avant le 38e journée, il faudra prendre des points face au PSG.... Pas simple. Sur le papier, c'est dur, même très dur. Sachant que pour accrocher une place européenne, on peut estimer à 6 le nombre de match à remporter sur les 9 restant pour espérer y parvenir.

  • Une pression naturelle à tous les étages

Cette équipe rémoise a montré la saison dernière mais aussi cette saison, qu'elle était largement capable de supporter la pression, tant médiatique, que populaire. Une équipe qui de toute façon a réussi sa saison en allant chercher un maintien aisé et qui sauf catastrophe, va même terminer dans le Top 10 de la Ligue 1 soit bien au dessus des objectifs fixés par les dirigeants (14e). Mais la pression du sprint final, c'est aussi celles mise sur les arbitres, les enjeux, les déclarations dans la presse des présidents, les petites phrases pour créer des polémiques. Le Stade de Reims qui fait parti des outsiders va-t-il être respecté face aux Saint-Etienne, Marseille ou Rennes ? 

  • Un effectif peut-être trop limité ?

La notion de groupe prônée par David Guion depuis deux saisons a fait ses preuves. Les remplaçants ont toujours répondus présents que ce soit dans les coaching pendant le match ou pour pallier des absences. Mais ce n'est faire injure à personne de dire qu'un Xavier Chavalerin ou un Alaixys Romao ne sont pas totalement remplacés lorsqu'ils sont absents tant leur volume de jeu pèse dans un match. Pour espérer accrocher cette place européenne, David Guion va s'appuyer sur 18 à 20 joueurs bien installés dans le groupe, et un 11 de départ type. Toute absence, blessure, suspension, seront forcement un frein. Même si finalement, tous les autres concurrents - et même Saint-Etienne qui déplorent beaucoup de blessés de longue durée - seront soumis à la même condition : garder leur ossature valide jusqu'à la dernière journée. 

  • Un manque de soutien qui peut compter

Les fidèles ne louperont aucun match à Delaune. Les inconditionnels seront de tous les déplacements. Mais un nouveau public va-t-il se réveiller pour encourager l'équipe à décrocher la lune ? C'est tout l'enjeu de cette fin de saison. Marseille et Saint-Etienne vont pouvoir s'appuyer sur un vrai soutien populaire, avec des supporters qui se comptent par milliers à l'extérieur. Même Rennes a montré lors de la Coupe d'Europe que le peuple breton savait se mobiliser. Bien au delà du public de circonstance qui viendra garnir les tribunes de Delaune face au Paris Saint-Germain le 25 mai pour applaudir surtout les Neymar ou Mbappé, Reims va avoir besoin d'un soutien fort et populaire au moins pour les quatre matches à domicile qui s'annoncent, là où ses concurrents directs l'ont déjà trouvé. 

Les 5 raisons d'y croire

  • L'équipe progresse encore et toujours...

C'est un constat, cette équipe du Stade de Reims a progressé au fil des semaines et au fil des matches. Avec le renfort d'Arber Zeneli en janvier et l'arrivée d'Abdul Rhaman Baba pour pallier la blessure de Ghislain Konan, l'équipe rémoise s'est même bonifiée en quantité et en qualité d'effectif. On sent une équipe qui récite des principes de jeu, qui affiche des valeurs, du mental, de la résistance défensive aussi, autant de chose qui ont permis d'entretenir cette impressionnante série de 13 matches sans défaite en championnat. Même les blessures de joueurs importants comme Chavarria, Doumbia et Konan n'ont pas remis en cause ces principes. Et il n'y a aucun nuage, aucune crainte, qui pourraient remettre en cause cette dynamique sans affirmer pour autant que l'équipe est à l'abris de la défaite.

  • L'équipe n'a jamais eu de passage à vide

De toutes ces équipes qui luttent pour une place en Ligue Europa, soit les 6 citées plus haut, le Stade de Reims est clairement la seule qui n'a pas eu de passage à vide dans sa saison. Les plus tatillons ou perfectionnistes vous parleront peut-être de la série sans victoire entre fin aout et mi-octobre, mais les nombreux matches nuls obtenus dans cette période (à Nantes, face à Dijon, à Nîmes, face à Bordeaux et Angers) permettent aujourd'hui d'être dans cette lutte pour l'Europe car tous les points ont compté. A l'inverse, Marseille a connu sa crise de résultats, Rennes aussi avant de changer d'entraîneur en novembre, pareil pour Montpellier qui a eu du mal entre décembre et février, Saint-Etienne n'a pas réussi à enchainer à l'extérieur et Nice a également souffert. Dans son statut de promu qui découvre la Ligue 1, Reims n'a en revanche jamais connu de périodes délicates même si aucune équipe n'est à l'abri. Ce sera évidemment un enjeu dans cette fin de saison.

  • Le Stade de Reims perd peu

La culture de la gagne entretenue par le club depuis deux ans porte toujours ses fruits. Le Stade de Reims est l'équipe qui a le moins perdu avec le Paris Saint-Germain. Seulement 5 défaites en 29 matches disputés, avec il est vrai beaucoup de match nul. Cette volonté de se battre contre la défaite, de haïr la défaite pour reprendre l'expression des joueurs, s'est vu face à Amiens où les Rémois étaient menés 2 à 0 et même à Montpellier où menés au score, l'équipe a réagit. Reims est toujours dans de bonnes dispositions quand il ouvre le score, mais être mené n'est pas rédhibitoire dans les statistiques rémoises. Alors évidemment, faire plus de 5 matches nuls sur les 9 matches qu'il reste à disputer pourrait être un peu juste pour décrocher une place européenne. Mais en marquant des points à chaque journée, le Stade de Reims restera toujours au contact de ces places européennes. 

  • Reims aime les cadors de la Ligue 1...

Si on craignait plus haut la difficulté du calendrier qui se présente aux Rémois, on peut aussi en faire un point positif car les Rémois aiment quand les choses sont compliquées ! Reims va jouer des équipes du Top 10 comme Lille, Saint-Etienne, Paris et Nîmes. Et aussi une équipe européenne comme Monaco, les Rémois n'ayant jamais perdu cette saison contre les équipes européennes à l'exception du PSG. C'est donc à de se demander s'il n'est pas plus abordable d'affronter ces équipes du haut de classement plutôt que de devoir batailler contre des équipes qui jouent le maintien comme cela a été le cas face à Amiens ou à Dijon. 

  • Ce groupe de joueur est ambitieux

Un groupe sans clans ni état d'âmes, des cadres qui surveillent le moindre grain de sable qui pourrait dérégler la mécanique, des résultats qui portent, une solidarité à toute épreuve, une joie de vivre ensemble entretenue la saison dernière dans un autre contexte il vrai. Et puis des joueurs qui jouent moins, voire pas du tout, comme Marvin Martin et Johann Carrasso, mais qui ne ménagent pas leurs efforts pour entretenir cet esprit de groupe. Voila les ingrédients d'une bande de copains qui a l'image de la saison dernière, n'a pas envi de se restreindre ou de se contenter du minimum. Evidemment, il existera toujours des matches comme celui de Dijon ou malgré tous vos efforts, vous n'arrivez pas à gagner. Comme ceux à Lille ou face à Nice où des faits de jeu dans les ultimes secondes du match vous mettent un coup sur la tête. Mais au quotidien, ce groupe impressionne et sur les 9 matches qui se présentent, il aura l'ambition aller chercher à chaque fois la victoire et de continuer à jouer les invités surprises de cette lutte vers l'Europe. 

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