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Girondins de Bordeaux : la réponse de Frédéric Longuépée au maire Nicolas Florian

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Par , France Bleu Gironde

Engagé dans un bras-de-fer avec les Ultras, le PDG des Girondins Frédéric Longuépée s'adresse au maire de Bordeaux Nicolas Florian. Dans une longue lettre que France Bleu Gironde s'est procurée, il dit vouloir "apporter des réponses claires" sur la gestion du club et son ambition.

Frédéric Longuépée dans les studios de France Bleu Gironde.
Frédéric Longuépée dans les studios de France Bleu Gironde. © Radio France

Les Ultramarines avaient écrit, au début du mois de février, au maire de Bordeaux Nicolas Florian. Ils voulaient alerter l'édile sur "l'urgence" de la situation du club, où selon eux "le sportif devient secondaire." Reçu par Nicolas Florian, le Président-directeur général du club Frédéric Longuépée a choisi ce vendredi d'adresser une longue lettre au maire pour "apporter des réponses claires" et "affirmer la force de son engagement dans la durée au sein du club." France Bleu Gironde a eu accès à ce courrier. 

La gestion financière a le "feu vert" de la DNCG

La DNCG, gendarme financier des clubs de foot en France, "nous a donné son feu vert" assure Frédéric Longuépée. Il garantit au maire de Bordeaux une "gestion financière sereine" du désormais unique propriétaire King Street. "En investissant 110 millions d'euros pour acquérir le club, notre actionnaire a réalisé un investissement conséquent (...) et, confirmé également, se porter garant des engagements financiers pris par GACP, particulièrement ceux liés au paiement des loyers du stade." Les Girondins de Bordeaux pourraient-ils récupérer l'exploitation du Matmut Atlantique ? Frédéric Longuépée est prudent : "nous négocions avec SBA pour trouver la meilleure exploitation (...) et faire de ce stade la maison des Girondins."

La réponse aux critiques sur la billetterie

Régulièrement épinglé par les Ultras pour le prix des places et leur disponibilité, Frédéric Longuépée dit vouloir "partager (...) certains faits essentiels (...) pour éviter de trop nombreuses contre-vérités." Il revient notamment sur Bordeaux-Metz ("400 places pour les abonnés en attente de reconduction de leurs abonnements. Dès constatation de rupture, nous avons remis en vente les 400 places") et Bordeaux-Saint-Etienne, où il assure que les places occupées ont été concentrées "face caméras" conformément aux demandes de la ligue.

Le recrutement et la formation mis en avant

Paulo Sousa avait publiquement regretté l'absence d'une arrivée dans le secteur offensif en janvier. Comme une réponse à son coach et aux supporters, Frédéric Longuépée souligne : "nous avons procédé au recrutement de 15 joueurs professionnels au total sur les deux précédents mercatos." Et d'ajouter : "sur la formation, nous avons engagé un travail en profondeur pour continuer de progresser." Il évoque le projet de Cercle de Nouvelle-Aquitaine pour détecter les jeunes talents régionaux. "Depuis le début de la campagne, 102 clubs amateurs ont rejoint le Cercle.

Je vous confirme que je suis disponible pour participer à une rencontre avec les Ultramarines

Frédéric Longuépée ne pouvait pas omettre les Ultramarines, qui ont engagé un véritable bras-de-fer avec la direction du club (voir ci-dessous). Il leur consacre un paragraphe. "Les Ultramarines font partie de l'âme du club, ils sont importants à nos yeux. Ils suivent l'équipe dans les bons comme dans les mauvais moments. Leur soutien est essentiel." Mais le PDG précise, en écho au conflit ouvert : "seul le respect de chacun et la reconnaissance de sa légitimité peut permettre qu'un dialogue serein nous rassemble (...) je vous confirme que je suis disponible pour participer à une rencontre avec les Ultramarines."

Un conflit direction-Ultras dans l'impasse, tensions entre le PDG et le coach

Le bras-de-fer qui oppose les Ultramarines, principal groupe de supporters, et la direction du club, dure depuis des mois. Les Ultramarines reprochent à King Street, devenu l'unique propriétaire du club en décembre dernier, de faire passer le sportif au second plan. "La gestion de King Street Capital Management est une mort annoncée plus ou moins rapide pour les Girondins de Bordeaux" écrivaient-ils dans leur lettre ouverte en février. Le maire de Bordeaux Nicolas Florian avait d'ailleurs rencontré une délégation de supporters. 

Les tensions existent aussi au sein du club. Pas satisfait du mercato hivernal, Paulo Sousa l'avait fait comprendre fin janvier en conférence de presse. Mais c'est surtout une interview accordée par Paulo Sousa à nos confrères de Sud-Ouest qui a provoqué des tensions entre l'entraîneur et le PDG. L'Equipe a révélé ce jeudi soir que Frédéric Longuépée a souhaité amender les paroles du coach, qui s'exprimait longuement sur son métier, les Girondins, le club. Une révélation qui a poussé le club à publier un communiqué, indiquant "les questions posées et réponses formulées ne doivent porter que sur son domaine de compétence."

Ce vendredi, Paulo Sousa a calmé le jeu en conférence de presse. "On peut avoir des différends, tout le monde peut en avoir" a-t-il déclaré. Et le coach de citer la devise de la France. "Liberté, égalité, fraternité. Je suis très fier d'avoir ces valeurs. Je suis concentré sur ce que je peux contrôler (...) tout le reste, je n'y mets pas mon énergie."

Paulo Sousa : "Depuis que je suis ici, je donne le meilleur de moi-même"

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