Football

Le SCB déjà en Ligue 2 ?

Par Hélène Battini et Jean Pruneta, France Bleu RCFM vendredi 21 avril 2017 à 10:15

Incidents lors du match SCB / OL au stade Armand Cesari de Furiani le 16 avril dernier
Incidents lors du match SCB / OL au stade Armand Cesari de Furiani le 16 avril dernier © Maxppp - maxppp

Première sanction pour le SCB après les incidents du match Bastia / Lyon. Ce jeudi soir, la Commission de Discipline a décidé, à titre conservatoire, d’infliger au Sporting la suspension de son stade, pour des raisons d’insécurité, jusqu’au 4 mai prochain, date de la fin de l’instruction.

Une sanction prévisible

Conséquence de cette première mesure, Bastia devra se chercher un terrain neutre, sur le continent et à huis clos, pour accueillir Rennes le 29 avril. La Commission se réunira à nouveau le 4 mai, pour d’autres sanctions possibles, qui concerneraient le match contre Lorient, le 13 mai à Furiani, le match arrêté contre Lyon dimanche dernier, à rejouer ou pas, voire un éventuel retrait de points. Une première sanction « prévisible » selon le Président du Sporting. Pierre Marie Geronimi regrette toutefois que les matchs délocalisés ne s’appliquent qu’au seul SCB et accuse la Préfecture de Haute-Corse d’avoir influé sur la décision de la commission concernant la sécurité à Furiani.

« On s’attendait à ce type de mesures, ce qui nous déçoit un peu c’est de toujours jouer ces matchs à huis clos à l’extérieur, c’est une différence énorme par rapport aux autres clubs, et d’après ce que la commission nous a expliqué c’est à la demande des pouvoirs publics, de la préfecture. On savait que cela allait être extrêmement difficile en revoyant les images, on a quand même réussit à anticiper d’une semaine la fin de l’instruction. Cela nous laisse pas mal d’espoir sur le reste des décisions à prendre, mais c’était une soirée assez difficile pour le club »

« Ce qu’on nous a beaucoup reproché dans l’audition c’est la notion de récidive, on ne va pas se le cacher…on ne va pas revenir sur le passé. Un cap a été franchi, les limites dépassées, Cahu et Jean-Louis étaient avec moi, les joueurs sont extrêmement déçus. »

« Tant que mathématiquement on n’est pas relégués, qu’il reste des matchs à joueur, à la maison ou à l’extérieur, en public ou à huis clos, hier soir j’ai trouvé des joueurs extrêmement volontaires, qui n’ont renoncé à rien. Il reste cinq matchs à joueur, peut-être six. Quand on voit le classement on ne peut pas dire que le sporting est relégué en ligue 2. Qu’est-ce qu’il faudrait faire ? Fuir ? Pas question, on fait preuve de responsabilité et on va continuer comme ça au moins jusqu’à la fin de la saison. »

« Insécurité et récidive »

45 minutes d’audition ce jeudi soir pour la délégation du Sporting venue défendre l’indéfendable face à la Commission de Discipline après les violences des supporters dimanche dernier contre Lyon. Une délégation composée de six personnes, deux dirigeants, deux joueurs, un avocat et le responsable de la société en charge de la sécurité à Furiani. A l’arrivée, une décision, prévisible en attendant d’autres sanctions plus larges sans doute d’ici le 4 mai. Pour la commission, vu la gravité des faits et leur répétition, il y a avait une urgence, ne plus jouer à Furiani devenu un stade sans sécurité. Une seule sanction pour l’heure, mais lourde de conséquences puisqu’elle équivaut à condamner pratiquement le Sporting à la ligue 2 avec tous ces matchs à jouer sur le contient. Aux déplacements de Bordeaux samedi, puis Paris et Marseille, va donc s’ajouter Rennes le 29 avril et peut-être ensuite Lorient. Sans compter le match contre Lyon plus tard, et sans parler d’un possible retrait de points. Autrement dit, dirigeants, joueurs pour ceux qui resteront et supporters pour ceux qui en ont encore l’envie, tous peuvent sérieusement se préparer à une prochaine saison en ligue 2. Des sanctions expliquées par le Président de la Commission de Discipline, Sébastien Deneux.

« Les éléments principaux qui ont présidés à notre décision sont que les conditions essentielles pour qu’un match puisse se tenir en toute sécurité tant à l’intérieur du stade qu’à l’extérieur n’étaient plus réunies. La succession des incidents à Bastia depuis le début de saison nous contraignait à prendre cette décision qui va bien au-delà de la tribune Est, laquelle avait déjà fait l’objet de six matchs de suspension. La commission sera particulièrement attentive aux actions menées par le club dans le délai de l’instruction. On a pris connaissance des toutes premières mesures qui nous paraissent tardives et la commission et la ligue ne peuvent pas se permettre d’attendre qu’un véritable drame se produise sur un terrain de football. »