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Football

Le Stade Malherbe de Caen diminué mais ambitieux à Marseille

vendredi 3 novembre 2017 à 18:49 Par Didier Charpin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin

L’infirmerie est pleine au Stade Malherbe de Caen avec cinq joueurs absents pour aller à Marseille. Mais les Caennais espèrent adopter une recette qui leur a parfois réussit au Stade Vélodrome. Avec le probable retour d'un joueur que Patrice Garande aimerait voir marquer "pour lui courir après !"

La saison dernière le Stade Malherbe avait fini par craquer à Marseille
La saison dernière le Stade Malherbe avait fini par craquer à Marseille © Maxppp - SPEICH Frederic

Caen, France

Le guichet d’entrée de l’infirmerie a encore tourné cette semaine. Youssef Aït Benasser et Stef Peeters sont venus grossir les rangs des joueurs indisponibles. L’international marocain, sorti à la mi-temps du match contre Troyes, souffre des ischio-jambiers et il ne rejouera pas avant la fin du mois. Quand au Belge, il a ressenti une douleur musculaire lors d'une frappe à l'entrainement et il s’est vu notifier deux semaines de repos. Les forfaits de Peeters et Aït Benasser viennent s'ajouter aux blessures de longue date d'Alexander Djiku, Vincent Bessat et Jeff Louis. L’international haïtien va enfin refouler les pelouses ce week-end avec la réserve (pour une mi-temps) et le staff fera le point après ses premières minutes de jeu depuis le début de la saison.

Retour de Delaplace ?

Evidemment c’est l’absence de Youssef Aït Benasser qui constitue le gros point noir. Le milieu de terrain marocain est le parfait complément de Julien Féret. Sa touche technique a permis à Patrice Garande de modifier tout son plan de jeu en instaurant un 4-4-2 avec le duo Rodelin-Santini dans l’axe. Le coach normand va-t-il modifier son système ? Revenir à un milieu à trois dans l’axe ? Ou tout simplement faire un changement poste pour poste en remplacent Aït Benasser par Jonathan Delaplace ? Mystère la dernière séance d’entrainement ce vendredi s’est tenue à huis-clos !

Mais au-delà du choix tactique, il semble évident que ce match va permettre à l’ex-Lillois de retrouver une place dans le 11 de départ « Jonathan (Delaplace) je ne cesse de lui dire qu’il a tout ce qu’il faut pour être un très bon joueur » insiste Patrice Garande. « Mais il doit progresser avant tout sur le plan mental. Si je lui dis que c’est un super joueur il se bloque parce qu’il se met trop de pression » se désole le coach, manifestement toujours à la recherche de la formule pour mettre son milieu de terrain dans les meilleures dispositions mentales. Jonathan Delaplace est apprécié pour son engagement, sa façon de harceler les adversaires, multiplier les courses pour gratter les ballons. Mais il pèche dans l’utilisation du cuir avec trop de déchets. Sans parler de sa maladresse à cadrer ses frappes devant le but (0 sur 7 cette saison) ce qui lui vaut quelques commentaires acerbes sur les réseaux sociaux. Patrice Garande attend avec impatience son premier but au Stade Malherbe « Le jour où il marque un but je lui cours après ! Enfin, si je ne me claque pas » sourit le meilleur buteur du championnat de France 1984. « C’est un garçon que j’adore, un professionnel nickel » confesse le coach normand, qui n’a pas oublié le rôle déterminant de Delaplace lors du dernier match de la saison dernière au Parc des Princes : il avait provoqué un penalty (arrêté par Trapp) avant de délivrer la passe décisive pour le but du maintien en L1.

A Marseille pour jouer haut…. et propre

Ce dimanche le Stade Malherbe va défier une équipe de Marseille qui a bien relevé la tête après un début de championnat difficile (deux défaites et dix buts encaissés lors des cinq premières journées). L’OM est remonté au 4e rang et son tableau de marche passe forcément par une victoire contre Caen.

Avec ou sans Payet (incertain) les Marseillais vont sans doute chercher à étouffer les hommes de Patrice Garande « si on joue vers l’arrière dans ce stade chaud-bouillant ce sera très compliqué » prévoit le coach. « A Marseille il faut jouer vers l’avant. Et être capable d’enchaîner les 2-3 passes de fixations pour sortir les ballons et mettre les attaquants sur orbite pour contrer ». Déjà vainqueur à deux reprises au Vélodrome depuis sa prise de fonction, l’entraîneur connait donc la recette « à chaque fois qu’on a fait un bon résultat là-bas on a su profiter du déséquilibre d’une équipe adverse qui presse beaucoup » se remémore le technicien. Cette philosophie réclame une justesse technique qui avait cruellement fait défaut lors du dernier déplacement caennais à Marseille. Les Malherbistes avaient fini par céder à un quart d’heure de la fin (défaite 0-1).

L’affaire Evra : Quelle influence ?

Patrice Garande a observé de loin les turbulences olympiennes autour de Patrice Evra. Sans éluder la question, il prend une certaine réflexion au moment d’évoquer ce contexte forcément particulier « Je ne sais pas s’il y aura une influence sur le match mais c’est quelqu’un qui a une forte personnalité. Partout où il est passé il a été apprécié dans le vestiaire. C’est un leader… même s’il y a un historique qui fait qu’il n’a parfois pas été un leader positif. Mais il emmène beaucoup de monde derrière lui. Cette histoire peut souder le groupe, les joueurs de Marseille » estime l’entraineur caennais. Une inconnue de plus dans cette rencontre qui n’en manque pas !